Rémi Reverchon est une figure incontournable du paysage audiovisuel sportif français, notamment grâce à son rôle de présentateur des émissions "NBA Extra" et "Sunday Night Live" sur beIN Sports. Sa passion communicative pour le basket-ball, et plus particulièrement pour la NBA, en fait un animateur apprécié des fans. Mais qui est réellement Rémi Reverchon, et quel est son parcours ?
Un passionné de basket-ball et des États-Unis
Rémi Reverchon n'est pas seulement un présentateur, c'est avant tout un passionné de basket-ball. Même s’il n’a pas évolué au plus haut niveau, il a joué en Nationale 2 à La Rochelle et Charenton, il voue une véritable passion pour le basket en général, et la NBA en particulier. Cette passion transparaît à l'écran et se nourrit d'une connaissance approfondie du sport et de ses acteurs. Son amour pour le basket s'étend également aux États-Unis, un pays qu'il a découvert lors de ses études et où il a vécu plusieurs années.
"En troisième année de licence à l’IUT de journalisme de Tours, j’ai réussi à décrocher une bourse pour aller faire ma dernière année à l’université de Northern Colorado, près de Denver. Cela a été le big coup de foudre. Je me suis pris de passion pour le basket bien sûr, la NBA, mais plus simplement pour ce pays de tous les possibles", confie Rémi Reverchon.
Un parcours atypique
Le parcours de Rémi Reverchon est marqué par sa détermination et sa volonté de vivre de sa passion. Après son expérience américaine, il revient en France et travaille comme pigiste pour L'Équipe et Eurosport. Cependant, le virus américain le reprend, et il décide de s'installer à Los Angeles. Il devient alors le correspondant NBA de Canal+ et de BFM TV.
En 2012, il rejoint beIN Sports et devient le visage de la NBA en France. "Ce que je faisais leur plaisait. Ils me demandent de rentrer à Paris et de bosser sur NBA Extra. Cela fait maintenant douze ans que je présente l’émission. C’est à la fois fantastique et usant, mais la chance que j’ai, c’est que dans cette Ligue, il se passe toujours des trucs", explique-t-il.
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Un journaliste-présentateur polyvalent
Au-delà de "NBA Extra" et "Sunday Night Live", Rémi Reverchon a également présenté l'émission "NFL Extra" et la soirée Super Bowl en direct sur beIN SPORTS. Il est également l'auteur de "Road Trip NBA", un guide qui emmène les lecteurs à la découverte des villes américaines à travers le prisme du basket-ball. Fort du succès du premier ouvrage, il a sorti "Road Trip NBA - Le Guide USA", un compagnon de voyage pour les passionnés de sports US.
"Après avoir été contacté par la société d’édition Amphora pour écrire un premier bouquin sur les équipes NBA en 2021, il a sorti un deuxième livre, qui parle forcément des équipes NBA mais qui propose des tas d’astuces pour découvrir les villes. Quel autre sport aller voir, les transports, les bons restos, les belles adresses pour les meilleurs sneakers, les lieux incontournables à visiter, etc.", peut-on lire.
Anecdotes et passions personnelles
Rémi Reverchon est également un grand fan du Paris Saint-Germain depuis l'âge de 7 ans. Son premier maillot floqué était celui de Ginola, et son premier grand souvenir est le but de Vincent Guérin contre Barcelone. Il a eu l'occasion de partager sa passion pour le PSG dans l'émission "100% PSG" sur France Bleu Paris.
Il est également un sportif accompli, pratiquant notamment le crossfit. En 2019, il a même été sacré champion de France d'aviron indoor.
Le rapport avec les joueurs NBA
Au fil des années, Rémi Reverchon a tissé des liens avec de nombreux joueurs NBA, notamment les Français. "Nicolas Batum, je ne le cache pas, est devenu un ami au fil du temps. On est arrivés en NBA au même moment : lui en tant que joueur et moi en tant que journaliste, quand je me suis installé à Los Angeles. Avec son équipe de l’époque (Portland), il venait quatre fois dans la saison jouer à Los Angeles, et petit à petit des liens se sont tissés. Je connais personnellement tous les joueurs NBA français et j’ai de bonnes relations avec tous", confie-t-il.
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Il a également eu l'occasion d'interviewer Kobe Bryant, son idole de jeunesse. "L’interview la plus forte pour moi a été celle de Kobe Bryant (star de la NBA décédée en janvier 2020), qui était mon idole de jeunesse, le mec qui m’a fait aimer le basket. J'ai eu un entretien d’une demi-heure avec lui, en face à face, quand il est venu à Paris, en 2017, pour son équipementier. C’était génial, il était déjà en retraite, donc très libéré de plein de contraintes. C’est la plus belle pièce de ma collection", se souvient-il.
Les coulisses du métier
Rémi Reverchon décrit son métier comme une passion, mais aussi comme un travail exigeant. "Quand je travaille sur NBA Extra (diffusée du lundi au vendredi, de 12 h 45 à 13 h 30), je vais au bureau tôt, car on a la conférence de rédaction à 9 h, pour définir le contenu de l’émission. Cela dure une petite heure. Pour NBA Extra, je travaille sans texte, mais je prépare les infos, je consulte les statistiques des matchs de la nuit, j’essaie d’être au courant de tout. Après le direct, on va manger avec l’équipe et on débriefe l’émission. L’après-midi, c’est moins speed, on essaie d’anticiper pour les jours suivants, de voir s’il y a des sujets qu’on peut préparer. Ensuite, c’est tranquille, sauf si je dois commenter un match la nuit, ce qui arrive", explique-t-il.
Il souligne également l'importance de rester informé en permanence : "C’est un métier qui prend les tripes, qui t’occupe tout le temps. On ne coupe pas : tous les matins au réveil, je consulte les statistiques des matchs de la nuit, même quand je suis en vacances."
Conseils aux jeunes journalistes
Pour les jeunes qui souhaitent devenir journalistes TV, Rémi Reverchon insiste sur la nécessité d'être passionné, compétent et ouvert d'esprit. "En TV, pour se faire une place, il faut avoir la hargne, être le meilleur. Si on veut être commentateur foot, par exemple, il faut tout connaître dans ce domaine, les joueurs, les équipes, être capable de parler de tout le monde, être à l’aise à l’antenne. C’est un métier compliqué, qui n’est pas inaccessible, mais il faut être bon et bosser. Il faut aussi être hyper ouvert d’esprit et à la critique, et ne pas fonctionner à l’égo : on ne devient pas présentateur juste parce qu’on veut passer à la TV."
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