L'Italie domine le monde du volley-ball : une histoire de succès

L'Italie s'est imposée comme une force dominante dans le monde du volley-ball, tant chez les hommes que chez les femmes, en remportant plusieurs titres mondiaux et en affichant une performance constante au plus haut niveau. Cet article explore les moments marquants de l'histoire du volley-ball italien, en mettant en lumière les récentes victoires des équipes masculine et féminine.

Triomphe de l'équipe féminine au Championnat du Monde 2025

La Nazionale féminine a conquis son deuxième titre de championne du monde, après celui de 2002, grâce à une génération dorée menée par Paola Egonu, qui a marqué 22 points, dont 3 contres. En finale du Championnat du Monde de volley-ball féminin 2025 à Bangkok, l'Italie a triomphé de la Turquie au tie-break après une bataille acharnée (25-23, 13-25, 26-24, 19-25, 15-8).

Outre la victoire de l'Italie, ce triomphe a également marqué le palmarès de l'entraîneur Julio Velasco. Après avoir remporté deux titres mondiaux dans les années 1990 avec l'équipe masculine italienne, l'Argentin d'origine, âgé de 73 ans, a mené l'équipe féminine au sommet du monde, remportant deux Ligues des nations, une médaille d'or aux Jeux de Paris et un titre mondial. Il a pris les rênes de l'équipe en pleine crise quelques mois avant les Jeux olympiques.

En demi-finale, les joueuses de Velasco ont renversé le Brésil (3-2 après avoir été menées 1-0 puis 2-1). En finale, elles ont résisté au retour des Turques de Melissa Vargas (28 points, dont 4 aces), championnes d'Europe en titre et qui disputaient leur première finale mondiale. Les Italiennes ont fait valoir leur expérience dans le tie-break, qu'elles ont maîtrisé après un départ difficile (0-2 puis 4-6), notamment grâce à leur supériorité au contre (5, dont deux chacune pour Ekaterina Antropova et Myriam Sylla).

L'équipe masculine conserve son titre mondial

Les volleyeurs italiens ont conservé leur couronne ce dimanche à Pasay City (Philippines) en battant la Bulgarie en finale du Mondial 3-1 (25-21, 25-17, 17-25, 25-10). Il s'agit du cinquième titre dans la compétition pour une sélection au parcours impeccable en phase finale, avec seulement un set encaissé en quatre rencontres.

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Ce sont les jeunes Bulgares qui ont réussi à l'accrocher. Mais s'ils rêvaient de décrocher un premier grand succès dans leur histoire dans un Mondial, la marche a semblé encore un peu trop haute.

Les joueurs de Ferdinando de Giorgi s'avançaient en grands favoris après un succès sans appel la veille contre la Pologne en demie, dans une affiche déjà aux airs de finale entre les deux premières nations mondiales.

Les Polonais se sont d'ailleurs réconfortés en allant chercher le bronze après une victoire (3-1) devant la République Tchèque plus tôt dans la journée.

Les Italiens, orchestrés par le passeur Simone Gianelli, ont encore prouvé leur supériorité face aux Bulgares, emmenés par un Aleksandar Nikolov toujours épatant mais qui devra se contenter de l'argent, le meilleur résultat de son pays après la deuxième place acquise à domicile en 1970.

Le joueur de 21 ans, meilleur marqueur de la compétition, s'est encore illustré (23 points), et ses coéquipiers ont aussi montré de l'orgueil en parvenant à revenir au cours des deux premiers sets, et avant de sonner la révolte dans le troisième.

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Mais hormis cette troisième manche, les coéquipiers des attaquants Yuri Romano (22 pts) et Mattia Bottolo (19 pts) ont paru au-dessus.

Le chemin vers la victoire : Championnat du monde masculin 2022

L'équipe masculine italienne a également triomphé au Championnat du monde 2022, en battant la Pologne en finale à Katowice. Dans une salle entièrement acquise à la cause de leur adversaire, les Italiens ont enchaîné trois sets pour l'emporter 3-1 (22-25, 25-21, 25-18, 25-20).

Doubles tenants du titre, la Pologne avait éliminé le Brésil (3-2) sur le fil, samedi en demi-finales. Avec un seul joueur de plus de 26 ans et plusieurs talents, les Italiens ont mis fin à la domination polonaise dans cette compétition, après les titres de 2014 et 2018, et confirmé leur sacre européen de l'an dernier, déjà dans la Soucoupe (traduction littérale de Spodek) de Katowice. Ils renouent aussi avec le glorieux passé mondial de leurs aînés, les « Fenomeni », titrés 3 fois consécutivement en 1990, 1994 et 1998.

C'est pourtant l'autre capitaine, Bartosz Kurek, qui avait donné le ton en début de rencontre, enchaînant les attaques incisives et permettant à la Pologne de remporter la première manche au rythme des « raz, dwa, trzy » (un, deux, trois en polonais) scandés par le public. Rien ne semblait alors pouvoir arrêter les Blanc et Rouge du meilleur joueur du Mondial 2018, qui débutaient le deuxième set par un cinglant 3 à 0.

Le deuxième set : le tournant du match

Mais en fin de deuxième manche, les Italiens ont su serrer le jeu au bon moment, remporter 3 points de suite à 20-20 pour mener 23-20, puis égaliser. Malgré une dernière manche encore disputée, les Polonais ont fini par rompre, comme abattus, à l'image de ce point perdu à 20-17, où aucun des trois joueurs ne s'est jeté pour relancer la balle.

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Les Italiens sont déchaînés depuis leur victoire en quarts de finale contre la France (3-2), championne olympique à Tokyo il y a un an, et n'avaient pas traîné contre la Slovénie en demi-finales (3-0).

La jeunesse au pouvoir

Cette équipe plane, portée par sa fougue, sa jeunesse - seul un joueur a plus de 26 ans - et l'ambition de renouer avec son glorieux passé. Emmenée par sa pépite de 20 ans, Alessandro Michieletto, par l'autre réceptionneur-attaquant Daniele Lavia et par le pointu Yuri Romano, elle a totalement retourné la situation face aux Polonais. À ces attaquants, il faut ajouter le passeur et capitaine de l'équipe : Simone Giannelli, sans doute le meilleur joueur de cette finale, sous les yeux de son entraîneur Ferdinando De Giorgi, passeur des « Fenomeni ».

Ce jeune équipage a volé vers un sacre inespéré : après avoir atteint la finale du Mondial, performance qu'elle n'avait plus réussie depuis 1998, elle a remporté le quatrième titre de son histoire.

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