Histoire du RC Strasbourg Alsace en Ligue 1 : Un Parcours Semé d'Émotions

Suivre le RC Strasbourg Alsace, c’est plonger dans un univers où chaque semaine apporte son lot d’émotions. Derrière chaque coup d’envoi se cache une préparation minutieuse, où les entraînements, les stratégies et la passion des joueurs façonnent les performances sur le terrain. Le club, riche d'une histoire tumultueuse, a connu des moments de gloire, des relégations douloureuses et des remontées spectaculaires. Cet article retrace l'histoire du RC Strasbourg en Ligue 1, en mettant en lumière les moments clés, les figures emblématiques et les défis rencontrés par le club alsacien.

Les Débuts Prometteurs et l'Ascension dans les Années 1930

Tout commence au début du 20e siècle. Nous sommes en 1906 et les rencontres ont lieu au Polygone, en Alsace allemande. Grâce à leurs économies et le soutien de leur instituteur, ils feront l’acquisition d’une véritable balle en cuir. Après la guerre, le FC Neudorf est rebaptisé RC Strasbourg Neudorf puis dans la foulée Racing Club de Strasbourg. Le samedi 10 juin 1933, au restaurant de la Bourse, le Racing fait le grand saut dans le professionnalisme grâce à une Assemblée Générale extraordinaire. Obtention du statut professionnel et intégration en Division 2 (D2). Le RC Strasbourg joue en Division Honneur Alsace (D2) et termine 4ème. Le 1er match de l'histoire du RC Strasbourg en D1 se solde par une victoire contre le FC Sète (5-2). Tout commence bien pour le Racing qui s’installe immédiatement dans les hauteurs du championnat, il termine 2e en 1934-35, 3e en 1935-36, 6e en 1936-37 et 5e en 1937-38.

Le RC Strasbourg termine vice-champion de France derrière le FC Sochaux. Ces premières années en première division sont marquées par une régularité et un potentiel évident.

Les Turbulences de la Guerre et la Reconstruction

2ème guerre mondiale. A la suite de l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne, le RC Strasbourg est rebaptisé Rasensport Club Straßburg et rejoint la Gauliga Alsace du championnat d'Allemagne. Gauliga Alsace. Gauliga Alsace. Gauliga Alsace. 2ème guerre mondiale. Le club est rebaptisé Racing Club de Strasbourg, rejoint le championnat de France en D1 et obtient le statut professionnel.

La Seconde Guerre mondiale interrompt brutalement l'ascension du club. L'Alsace étant annexée par l'Allemagne, le club est renommé et intégré au championnat allemand. Après la guerre, le RC Strasbourg renaît de ses cendres et retrouve sa place dans le championnat français.

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Les Montagnes Russes des Années 1950-1970

C’est alors que se produit ce que l’on a considéré à l’époque comme un miracle. Les SR Colmar liquidèrent leur section professionnelle. Il retrouve des couleurs les deux saisons suivantes mais lors de l’exercice 1951-52, le club de la Meinau va connaître le pire avec la première relégation en D2 à l’issue de la plus mauvaise année de l’histoire du club. Les années qui suivent ne resteront pas dans les annales, Strasbourg remonte puis redescend en D2. En 1970, on adopte des nouveaux statuts mais le Racing redevient Racing Club de Strasbourg six ans plus tard.

Cette période est caractérisée par une instabilité sportive, avec des relégations en D2 suivies de promotions en D1. Le club peine à se maintenir durablement parmi l'élite.

Le Sacre de 1979 : L'Apogée du Racing

Nous sommes en 1976, le club est en D2 et va remonter en D1. Le promu termine l’année à la troisième place et se prépare à vivre la plus belle page de son histoire. Champion de France de D1. On assiste à un délire dans les rues de Strasbourg, le retour des vainqueurs est triomphal. Cette saison restera comme la référence.

La saison 1978-1979 est gravée à jamais dans les mémoires des supporters strasbourgeois. Sous la houlette de l'entraîneur Gilbert Gress, le RC Strasbourg remporte le titre de champion de France. Les 21 joueurs alignés par l'entraîneur Gilbert Gress sont: René Deutschmann (34m/1b), Raymond Domenech (37m/2b), Dominique Dropsy (38m), Jacky Duguépéroux (28m), Yves Ehrlacher (29m/5b), Albert Gemmrich (38m/17b), Jacques Glassmann (1m), Roger Jouve (26m), Jean-Jacques Marx (30m/6b), Eric Mosser (1m), Jacky Novi (30m), Francis Piasecki (38m/14b), Léonard Specht (38m/2b), Joël Tanter (33m/3b), Bernard Tischner (2m), Nambatingue Toko (17m/1b), Jacky Vergnes (4m/1b), Rémy Vogel (4m), Roland Wagner (35m/14b), Arsène Wenger (2m), André Wiss (2m).

Des Années 1980 Difficiles aux Coupes Nationales des Années 1990

Malheureusement, ce sommet ne durera pas et le Racing plonge dans la crise. Les années 80 seront de sinistres mémoires et les « Bleus » retrouvent la D2 en 1986. Grâce à un grand match face à Rennes en match de barrage retour, remporté 4-1 et un but inoubliable du regretté Stephen Keshi, Strasbourg retrouve le plus haut niveau en 1992. Deux ans plus tard, il joue les premiers rôles en championnat toute l’année mais ne termine que 9e après une saison exemplaire. Suivra un magnifique parcours en Coupe de l’UEFA, après des qualifications face aux Glasgow Rangers et Liverpool, en 1/8 de finale (3-0, 0-2), le Racing bat l’Inter de Milan 2-0 à la Meinau mais s’incline 3-0 au match retour. La Coupe de France revient à Strasbourg en 1966, quinze ans après, sous la houlette de Paul Frantz grâce à une victoire en finale contre Nantes (1-0).

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Après le titre de 1979, le club connaît une période de déclin, marquée par des difficultés financières et sportives. Malgré une victoire en Coupe de France en 1966, le club peine à retrouver son lustre d'antan.

L'Ère Moderne : Coupes de la Ligue et Relegations

Placée sous le signe de la « reconquête », la saison 2003-2004 doit permettre au Racing de stabiliser le club parmi l’élite nationale et de regagner les faveurs du public alsacien. La saison suivante sera marquée par la deuxième victoire du club en Coupe de la Ligue. Le 30 avril 2005, le Racing, emmené par Jacky Duguépéroux, remporte ce trophée en dominant Caen (2-1) et se qualifie, ainsi, pour la coupe de l’UEFA où il atteint le stade des huitièmes de finale. Au terme de ce Championnat 2005-06, le Club strasbourgeois termine hélas 19e de la Ligue 1 et est donc relégué à l’étage inférieur. Mais il n’y fera qu’un cours passage. Avec Jean-Pierre Papin à sa tête, l’équipe du RCS reprend l’ascenseur pour l’élite un an après l’avoir quittée. A l’été 2007, Jean-Marc Furlan remplace JPP en tant qu’entraîneur de l’équipe pro. Après un début de parcours encourageant, les Cohade, Gameiro, Bellaid et consorts connaîtront un terrible trou à partir du mois de mars. En effet, en enchaînant onze défaites d’affilée jusqu’à la dernière journée, le Racing ne parviendra pas à se maintenir en Ligue 1 et replonge donc en L2. C’est le début d’une période trouble, marquée entre autres par une relégation en National pour la première fois de l’histoire professionnelle du club, lors de la saison 2010-2011.

Le début du XXIe siècle est marqué par des hauts et des bas. Le club remporte la Coupe de la Ligue en 2005, mais connaît également des relégations en Ligue 2 et même en National.

La Renaissance et le Retour en Ligue 1

A l’été 2011, le Racing, en dépôt de bilan, est obligé de repartir en CFA2. Entraîné par François Keller, il parviendra à grimper d’un échelon avant que son frère Marc, accompagné de dix autres actionnaires et avec l’appui de la région et de la ville, ne reprenne le club avec l’objectif de le replacer dans le monde professionnel. La saison 2012-13 est éprouvante avant de se conclure en apothéose. Après une défaite à domicile contre Moulins (0-4), tout semble perdu. Mais les hommes du capitaine Sikimić vont réaliser une fin de saison incroyable alignant six victoires et un nul. Le 2 juin 2013, au bout d’un match épique contre Raon-l’Etape à Epinal (3-2), devant 3 000 supporters aux anges, le Racing monte en National. Jérémy Grimm (Colmar) et Dimitri Lienard (Mulhouse) rejoignent le club pour une saison suivante très compliquée et dont l’issue ne se jouera pas sur le terrain. Malgré le remplacement comme entraîneur de François Keller par Jacky Duguépéroux, le 28 mars 2014, le Racing est relégué sportivement. L’année suivante, avec les renforts d’Alexandre Oukidja, Ernest Seka, Mayoro N’Doye et Stéphane Bahoken notamment, ainsi que l’arrivée de Jérémy Blayac au mois de janvier, la montée en Ligue 2 se joue à la dernière journée. La victoire face à Colomiers (2-0) ne suffit pas. Le retour dans le monde professionnel survient enfin en 2016. L’accession en Ligue 2 est obtenue à Belfort (0-0) lors de l’avant-dernière journée. Le Racing revient à un niveau qu’il n’avait plus connu depuis la saison 2008/2009. Pour son retour en Ligue 2, le club fait appel à un nouvel entraîneur, Thierry Laurey (GFC Ajaccio). Kader Mangane, Laurent Dos Santos, Anthony Gonçalves, Khalid Boutaib, Baptiste Guillaume et Jean-Eudes Aholou au mois de janvier, font partie des nouvelles recrues. L’objectif affiché est le maintien mais, poussé par son incroyable public, le Racing se bagarre pour la montée toute la saison. Tout se joue lors de la dernière journée. Revenu au plus haut niveau du football français, le club alsacien se battra toute la saison pour réussir son challenge : rester en Ligue 1. Huitième peu avant la trêve hivernale avec 24 points en 18 journées, il semble pourtant bien parti pour y parvenir avec les apports de Dimitri Foulquier, Kenny Lala, Bakary Koné, Pablo Martinez, Jonas Martin, Benjamin Corgnet, Nuno Da Costa, Idriss Saadi et Martin Terrier. Il faut un miracle et il se produit le 12 mai. Contre Lyon, qui joue sa place en Ligue des Champions, le Racing est mené 2-1 à quelques minutes de la fin. Nuno Da Costa entre alors en jeu et égalise. Le maintien : cela reste l’objectif à l’aube de la saison 2018/2019. L’effectif est renforcé par des joueurs confirmés, le gardien Matz Sels, Stefan Mitrović, Lamine Koné, Adrien Thomasson ou Lionel Carole, mais aussi des garçons pleins d’avenir tels Lebo Mothiba, Ludovic Ajorque et Ibrahima Sissoko. Cette fois, les Alsaciens ne trembleront pas malgré une nouvelle série de 7 matches sans succès avant une dernière victoire à Nantes (1-0) lors de l’ultime journée. Avec 49 points, le Racing se maintient haut la main récompensant un public d’une fidélité à toute épreuve (18 matches à guichets fermés sur 19).L’inimaginable se produit même le 30 mars à Lille, au Stade Pierre-Mauroy, en finale de la Coupe de la Ligue BKT. Après avoir éliminé Lille (2-0), le Racing s’impose à Marseille (1-1, 2 tab à 4), à Lyon (1-2) avant de sortir Bordeaux en demi-finale (3-2). Il reste Guingamp. Après un match sans but, le RCSA s’impose aux tirs au but (4-1).

Après une descente en CFA2, le club connaît une renaissance spectaculaire sous l'impulsion de nouveaux dirigeants et d'un entraîneur emblématique. Le RC Strasbourg remonte les échelons et retrouve la Ligue 1 en 2017.

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