France vs. États-Unis : Une Rivalité Historique au Sommet du Basket-Ball

Les confrontations entre la France et Team USA en basket-ball sont toujours des moments forts, où chaque match apporte son lot de surprises et de tensions. Alors que la France s’est affirmée comme un adversaire redoutable, l’histoire continue de s’écrire.

Genèse d'une Rivalité Olympique

Pour la neuvième fois, la France et les États-Unis se rencontrent aux Jeux Olympiques masculins, et pour la quatrième fois, ce match se déroule en finale de la compétition. Une longue histoire, qui reflète également l’évolution du basket français. Le premier match entre ces deux nations ne pouvait pas avoir plus d’importance: une finale des JO.

Londres 1948 : Le Baptême du Feu

À la Harringay Arena de Londres, les Américains étaient les favoris, comme d’habitude, et ont remporté tous leurs matchs, comme d’habitude. Les Français donnent du fil à retordre aux Américains au début de rencontre, forçant Bud Browning à changer son plan tactique. Une fois la Team USA en place, la France n’avait plus aucune chance. Plus grands, plus costauds, plus assidus tactiquement, rien n’allait arrêter l’équipe américaine. Victoire 65-21 pour les États-Unis, avec Alex Groza et Ray Lumpp combinant pour 21 points à eux seuls. Côté français, René Chocat était le meilleur marqueur avec 8, mais le reste de l’équipe n’a pas pu suivre. L’équipe qui a réalisé le premier exploit du basket français aux Jeux Olympiques. Lourde défaite, mais match symbolique pour les Bleus, la première finale de son histoire, peu importe la compétition.

Les Années de Disette

La France affrontera ensuite les États-Unis lors de 3 phases finales de Coupe du Monde différentes, en 1950, 1954 et 1963, avec un paterne similaire à chaque fois. Les Bleus sont vaillants en première mi-temps, restent proches de leurs adversaires avant la pause, puis s’effondrent au retour des vestiaires. A partir de 1963, c’est la traversée du désert. Plus de Coupe du Monde ou de Jeux Olympiques jusqu’en 1984.

Los Angeles 1984 : La Déroute

Sur le papier, avec Hervé Dubuisson, Jean-Michel Sénégal, Richard Dacoury et Jacques Monclar, la France possède une équipe qui peut avoir des ambitions durant les olympiades de Los Angeles. Trois joueurs ont été sanctionnés pour avoir dérogé, avant l’ouverture du tournoi, au règlement intérieur. Dacoury était arrivé tardivement à un rendez-vous après avoir pris trop de temps chez un coiffeur, et les Beugnot, Éric et Grégor, ont rejoint le village olympique après le couvre-feu. A la place d’une amende, le coach Jean Luent les a privés du match contre les États-Unis. Cette atmosphère de honte, ce manque de cohésion ont mené à la plus grande défaite de l’histoire de l’équipe de France. Avec un score de 57-25 à la mi-temps, il n’y avait aucun espoir de voir un retour miraculeux des Bleus qui s’inclinent 120-62. Steve Alford, Michael Jordan, Vern Fleming, Alvin Robertson et Patrick Ewing ont combiné pour 74 points à eux tout seul. Côté français, seuls Dubuisson, Philippe Szanyiel et Stephane Ostrowski ont eu un match honorable.

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Sydney 2000 : L'Aube d'une Nouvelle Ère

Après le mondial 86, les Bleus entament une nouvelle période sans Jeux Olympiques ou Coupe du Monde qui dure jusqu’en 2000. Après un 4e place à l’EuroBasket 1999, la France est de retour aux Jeux Olympiques, et arrive avec de maigres espoirs. Si l’équipe possède Antoine Rigaudeau et Laurent Sciarra entre autres et ressort de son meilleur championnat d’Europe de la décennie, sa préparation n’a pas vraiment donné confiance.

La France est déjà qualifiée, grâce à sa victoire face à la Chine qui assure que le départage se fait en faveur des Bleus. Maintenant, il s’agit de ne pas être ridicule face à la Team USA… visiblement, personne n’a dit ça à Vince Carter. Un dunk rentré dans la légende sur le pauvre Frédéric Weis, le 15e choix de la draft 1999. Vinsanity n’en a rien à faire qu’il fait 2,18 m, il saute par-dessus le pivot, et le monde est sous le choc. Pour le reste du match, Antonio McDyess et Kevin Garnett font le travail, avec 39 points et 22 rebonds cumulés. Les 21 points de Sciarra ne sont pas suffisants.

Avec un bilan de 2-3, la France affronte le Canada, qui a fini premier de son groupe en quart de finale, avec l’acceptation du public que ça allait être la fin du parcours français. Pourtant, les Bleus parviennent à vaincre les Canadiens avec une prestation défensive remarquable sur Steve Nash. 68-63 pour les tricolores, et pour la première fois depuis 1956, est dans le dernier carré du tournoi. Les Bleus continuent leur bon parcours et tombent sur les hôtes australiens. Les hommes de Jean-Pierre de Vincenzi ont continué avec cette identité défensive pour terrasser les hôtes australiens, 76-52. Pendant ce temps, les américains ont aussi atteint la finale, mais se sont fait peur face à la Lituanie. Menée 36-48, il a fallu un incroyable effort de Carter et Garnett pour permettre à la Team USA de s’en sortir, survivant grâce à un buzzer-beater raté de justesse pour gagner 85-83. Cette équipe américaine n’est visiblement pas aussi invincible que celle des années précédentes.

Comme attendu, les américains, menés par Vince Carter, dominent la première mi-temps. Avec 32-46 après 20 minutes, tout le monde se prépare à une nouvelle démonstration de la part des stars NBA. Au retour des vestiaires, Laurent Sciarra et Stéphane Risacher, père de Zaccharie, sonnent la révolte en seconde période. Petit à petit, l’écart se réduit, le public australien se met du côté français, soutenant les outsiders. Et alors qu’il ne reste qu’un peu plus de 4 minutes au chrono, Rigaudeau plante un 3 points « in your face » comme on dit aux États-Unis. Personne n’y croit, mais les Bleus n’ont plus que 4 points de retard. Rudy Tomjanovich prend un temps-mort. Hélas, les tricolores n’avaient plus rien à offrir. Les américains redoublent d’intensité et les français ne peuvent pas suivre. Victoire 75-85 de la Team USA. La France s’incline, mais n’a pas à avoir honte après un tel parcours et une telle finale, un match inattendu, et le point d’orgue du basket français à cette époque.

Londres 2012 : L'Ère Parker et la Domination Américaine

12 ans plus tard, c’est la génération Tony Parker qui se charge de défier la Team USA. Depuis l’an 2000, de plus en plus de français se sont installés en NBA, et on en retrouve quelques-uns ici. Kevin Séraphin, Nicolas Batum, Nando de Colo, Boris Diaw et Ronny Turiaf. Finaliste de l’EuroBasket 2011, cette équipe de France semble se rapprocher de son apogée et veut obtenir une nouvelle médaille. Grâce à une belle défense, ils ont résisté pendant un quart-temps, étant mené 22-21 après 10 minutes. Hélas, la rencontre s’est vite tournée en démonstration. La défense ne tenait plus, et pire encore, l’adresse était inexistante. 2 sur 22 à trois points et 17 sur 27 aux lancers francs. La France a de plus en plus de joueurs qui s’imposent en NBA, mais est encore loin d’être au même niveau que les américains. Pendant ce temps Kevin Durant, meilleur marqueur américain avec 22 points a commencé à mettre ses tirs, le match était maintenant hors de portée. 52-36 à la pause. La deuxième période a tourné à une démonstration d’acrobaties entrecoupée de quelques paniers de Parker (10 points à 4-11) et d’Ali Traoré (12), avec deux entraîneurs ouvrant largement leur banc. Score final, 98-71. Les Bleus sont meilleurs qu’il y a 12 ans.

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Par la suite, la France remporte les 4 matchs suivants pour finir 2e du groupe avant d’affronter l’Espagne, où après un 4e quart-temps catastrophique, les vice-champions olympiques et champions d’Europe en titre éliminent les Bleus en quart de finale. Les tricolores prendront enfin leur revanche l’année suivante en remportant l’EuroBasket 2013, le premier trophée majeur du basket français.

Rio 2016 : Une Résistance Acharnée

Les deux équipes s’affrontent une nouvelle fois 4 ans plus tard, dans ce qui est le prévu comme le dernier tournoi de Parker avec l’équipe de France. Si leur affrontement en 2012 était en ouverture de la phase de groupe, celui-ci est en conclusion de la poule. Alors que les deux équipes sont déjà qualifiées pour les quarts, Tony est mis au repos à cause d’une blessure à l’orteil. Nando et la France a tenue tête à la Team USA en 2016. Au premier quart-temps, les Français sont même passés devant après 8 minutes de jeu, menant 21-22. Si le banc a eu du mal à suivre, les Bleus n’ont jamais laissé les Américains s’envoler pendant la première mi-temps. Pourtant, avec un Klay Thompson en feu (30 points à 7 sur 13 à trois points) et un Durant très efficace. Sans Nando pendant presque toute la deuxième mi-temps à cause d’une blessure au genou, la France a cependant réussi à revenir au score. Avec notamment Heurtel et Batum (14 points), les Bleus échouent finalement à trois points. Défaite 100-97. Face aux Américains, c’est déjà une vraie performance.

Coupe du Monde FIBA 2019 : L'Exploit Historique

Après un EuroBasket 2017 décevant, la France se relance en 2019 lors de la Coupe du Monde avec la nouvelle génération. Avec Rudy Gobert, Nando et Evan Fournier, les Bleus battent enfin les États-Unis en compétition officielle, les éliminant en quart de finale. Peu importe si ce n’est pas la meilleure équipe américaine, avec beaucoup de stars absentes, ce match restera à jamais dans l’histoire du basket français comme un moment très important. Au final, l’équipe termine 3e après une lourde défaite en demi-finale contre l’Argentine.

Tokyo 2020 (2021) : La Confirmation et la Défaite Crève-Cœur

Malgré une préparation décevante, les Bleus arrivent à Tokyo en 2021 (même si le tournoi s’appelle 2020) avec de l’ambition. Le but? Une médaille, comme en 2019. Et pour cela, il faut d’abord passer par une équipe américaine en quête de revanche après s’être fait humilier en Chine. Avec Damian Lillard et Bam Adebayo qui mène les troupes avec respectivement à 9 et 10 points à la mi-temps, la Team USA mène à la pause 35-45. Côté français, Fournier (12 points en première période) et Gobert (9 points, 7 rebonds à la pause) ne lâchaient rien et maintenaient les Bleus dans le match. Alors que la défense française se resserre, forçant Durant à un mauvais match (10 points à 4-12 aux tirs), les Bleus sont également inarrêtable en attaque. Résultat? 25-11 sur le 3e quart, et maintenant l’espoir est permis pour les tricolores. Le quatrième quart promettait et ne décevait pas. Les deux équipes étaient au coude à coude. Dans le money time, les Américains, portés par un excellent Jrue Holiday (18 points, 7 rebonds en sortie de banc) et une défense à la hauteur repassent devant. Evan Fournier était incroyable en ouverture des Jeux Olympiques. Les hommes de Gregg Popovich avaient plusieurs occasions de revenir au score mais manquaient d’adresse. De Colo plante deux lancers francs pour donner quatre points d’avance aux Bleus à 20 secondes du coup de sifflet final. Incapables de retrouver leur adresse, les Américains ne sont pas revenus et Fournier, 28 points au compteur, finit le travail. Victoire 83-76. Pour la deuxième rencontre consécutive, la France a battu les américains en compétition officielle. Les hommes de Vincent Collet continuent leur chemin, terminant premier de son groupe pour atteindre les quarts de finale. Ce ne fut pas facile, mais après une victoire contre l’Italie, les Bleus étaient en demi-finale pour la première fois depuis 2000. Puis, au terme d’un match incroyable et après le contre légendaire de Batum, ils étaient en finale pour la 3e fois de son histoire? Leurs adversaires?

La France n’a pas peur cela dit, et connaît le point faible de cette équipe américaine: le secteur intérieur. Gobert domine sous le panier face à Draymond Green pour ouvrir le match. Mais Durant n’allait pas laisser les États-Unis perdre une nouvelle fois. Ils poussent l’équipe vers l’avant pour mener 18-22 à la fin du premier quart, puis 39-44 à la mi-temps. Le joueur des Brooklyn Nets a déjà inscrit 21 points pendant cette période. Portés par le Slim Reaper, les Etats-Unis prennent jusqu’à 13 points d’avance. Pourtant, l’équipe française ne se désunit pas. Dominant la raquette, Gobert inscrit 16 points dans ce match, mais rate des lancers francs cruciaux. Pendant ce temps, les américains jouent une défense suffocante, provoquant 18 pertes de balles. La France continue avec un beau 4e quart, ils reviendront même à 3 points à dix secondes du terme, dans une fin de rencontre qu’ils tentent d’emballer. En vain. Si près, mais si loin, les Bleus n’ont jamais abandonné dans cette finale et ont forcé les Américains à ne jamais baisser la garde. Défaite 82-87 pour les hommes de Collet. « Le basket français en est arrivé là : on finit deuxièmes aux Jeux olympiques et on ne s’en satisfait pas » déclare le capitaine des Bleus, Nicolas Batum. Si proche mais si loin, la France n’arrive pas à détrôner les américains.

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JO Basket 2024 : Une Nouvelle Page à Écrire

Ce samedi 10 août à Bercy, une nouvelle page de cette rivalité passionnante sera tournée lors de la finale tant attendue des JO Basket 2024, un événement que les amateurs de basket ne voudront pas manquer.

Loin est la période où les Bleus étaient simplement contents d’être là, contents d’aller loin dans un tournoi. C’est une équipe qui a faim, qui veut des médailles, des titres. Hélas, l’été suivant, les français ratent l’opportunité de remporter un deuxième EuroBasket en échouant en finale face à l’Espagne après un tournoi riche en émotion. Ces doutes se sont intensifiés avec les mois qui avancent, et une préparation catastrophique, ainsi qu’un début de compétition embarrassant. Et pourtant, grâce à des ajustements mi-tournoi, les voilà. Les Bleus sont à nouveau en finale des Jeux Olympiques, et vont à nouveau affronter les américains. Est-ce que le résultat sera le même qu’en 1948, 2000 et 2021?

Celui de l'équipe de France, vous le connaissez sans doute. Après un succès contre le Brésil (78-66) et un miracle face au Japon (94-90 ap), avec le shoot fou de Matthew Strazel, les Bleus ont pris une gifle contre l'Allemagne (71-85), terminant deuxièmes de leur groupe. Tout cela à Villeneuve d'Ascq, au stade Pierre-Mauroy. Et tout a changé lors de leur arrivée à Paris et avant le quart de finale contre le Canada (82-73), avant de venir à bout des champions du monde allemands (73-69). Savoureuse métamorphose. Les Avengers américains, eux, n'ont pas eu besoin de cela. Ils ont remporté leurs trois matches de poules, à commencer par une démonstration face à la Serbie (110-84), avant d'écraser le Soudan du Sud (103-86) et Porto Rico (104-83). En quarts, les joueurs de Steve Kerr ont eu raison du Brésil (122-67) sans sourciller. Ils ont en revanche été poussés dans leurs retranchements par la Serbie (95-91).

Les Enjeux de la Finale

Évidemment, on basculerait dans la folie douce avec une victoire sur les superstars américaines. Mais le basket est ainsi fait que l'argent représente déjà une sorte de Graal aux JO lorsqu'on ne s'appelle pas Team USA. En plus, les Français n'ont pas volé leur place en finale. Sortir le Canada de Shai Gilgeous-Alexander et les champions du monde allemands, ce n'est pas donné à tout le monde. Surtout en les tenants respectivement à 72 et 69 points ! Et encore plus quand on se souvient d'où ils viennent et de l'état dans lequel ils étaient après leur premier match contre Dennis Schröder et compagnie, à Pierre-Mauroy. Rappelons que la génération Parker n'a par exemple aucune médaille olympique à son palmarès. Jusqu'ici, il y en a trois pour les messieurs, toutes en argent, en 1948, 2000 et 2021. Ça fera quatre ce samedi.

Les deux équipes se sont affrontées à 12 reprises en compétition officielles, c'est-à-dire aux JO ou au Mondial. Deux victoires françaises, en quarts de finale de la Coupe du monde 2019 (89-79) et lors de la phase de poules des JO 2021 (83-78), disputés en 2021 à Tokyo. Français et Américains s'étaient retrouvés quelques jours plus tard en finale, avec, cette fois, un succès américain (87-82). Les Bleus de coach Collet avaient toutefois fait trembler Kevin Durant et compagnie pendant longtemps. La Serbie a en tout cas montré qu'on peut les chatouiller, à condition de faire le match parfait et même au-delà. Avec une réussite folle, Nikola Jokic et ses petits camarades ont mené de 17 points en demies, jeudi soir, avant de subir un impressionnant retour de flamme orchestré par LeBron James (16 pts, 12 rbs, 10 pds), Joel Embiid (19 pts) et Monsieur Stephen Curry (36 pts), en manque de réussite jusque-là. C'est justement la force de ce groupe : avec une telle concentration de talents, Steve Kerr a toujours un joueur qui prend feu. Jamais le même. Kevin Durant (23 pts), Bam Adebado (18 pts), Anthony Edwards (26 pts) et Devin Booker (18 pts) avaient été les meilleurs scoreurs de Team USA sur les matches précédents. Talent individuel, QI basket, physique, un contre un, pression défensive, jeu rapide et rebonds : la recette est connue. Simple et efficace. Quand les Américains présentent une équipe B ou C, ça ne suffit pas. Là, c'est l'équipe A.

Rappel des épisodes précédents. De nationalité camerounaise, Joel Embiid s'est mis en tête de se montrer sur la scène internationale. Il a jeté son dévolu sur la France, draguant la fédération et allant jusqu'à obtenir son passeport français. Sauf que Team USA est entré dans la danse. Le pivot des 76ers a également obtenu son passeport américain et a continué de faire durer le suspense… avant de répondre aux sirènes américaines. Camouflet. Le public de Lille et de Paris le lui fait payer par des sifflets nourris à chaque match. «Ce n'est que de l'amour et du respect», ironise Embiid. En attendant, Collet n'a pas de regret. «Je n'étais pas trop déçu. Notre secteur intérieur est notre secteur dominant. Je ne sais pas comment on aurait pu faire avec lui en plus… Quand on voit ce que fait Guerschon par exemple, finalement…», glisse le sélectionneur. Les regrets, ce sera peut-être pour ce samedi, s'il flambe.

La Finale de 2024 : Un Match Épique

On attendait une grande finale, on l'a eu ! Le match entre la France et les Etats-Unis a offert une superbe version de ce que peut être le basket quand il est joué par les meilleurs. A la fin, ce sont comme souvent les Américains qui gagnent, ici sur le score de 98-87. C'est la cinquième médaille d'or consécutive aux JO pour les basketteurs US. Kevin Durant a décroché à titre personnel l'or pour la quatrième fois, un record chez les hommes.

France - Etats-Unis : et Stephen Curry est sorti de sa boîte…

Pourtant, à trois minutes de la fin, la France était seulement à trois points des "Avengers" américains. Et puis ce diable de Stephen Curry est sorti de sa boite pour empiler quatre shoots primés consécutifs (8 au total pour 24 points, meilleur marqueur du match). Le talent pur ruinant tous les efforts déployés par les Français depuis la première minute. A l'image d'un grand Guerschon Yabusele, auteur notamment d'un dunk surpuissant au-dessus de LeBron James juste avant la mi-temps, les Français ont regardé la "Team USA" les yeux dans les yeux. Il leur a simplement manqué un peu de réussite au tir, notamment au lancer-francs, mais aussi sur quelques contre-attaques mal négociées.

Vers l'Avenir

Les basketteurs français doivent donc se contenter de la médaille d'argent aux Jeux de Paris. Comme à Tokyo en 2021, les Bleus ont buté sur la dernière marche face à la légion de stars évoluant en NBA. Mais les larmes de Victor Wembanyama à la fin de la rencontre en disent long sur l'ambition qui habitait les Français. Et elles sont assurément porteuses d'espoir pour demain. Rendez-vous en 2028 à Los Angeles pour une revanche ?

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