Alexis Lebrun, né le 27 août 2003 à Montpellier, est un pongiste français qui s'est rapidement imposé comme une figure de proue du tennis de table français. Son parcours, marqué par des succès précoces et une détermination sans faille, en fait un modèle pour de nombreux jeunes aspirants pongistes.
Un héritage familial et des débuts prometteurs
Issu d'une famille de pongistes, avec un père et un oncle anciens champions nationaux, Alexis a baigné dans l'univers du tennis de table dès son plus jeune âge. Dès l'âge de trois ans, il découvre ce sport et se passionne pour ce sport, sous l’influence de sa famille. À dix ans, il commence à s’entraîner sérieusement et intègre rapidement le pôle Espoirs de Montpellier. Cet héritage familial a sans aucun doute joué un rôle déterminant dans son développement, lui offrant un environnement propice à l'éclosion de son talent.
L'ascension fulgurante d'un jeune talent
Les premières années de compétition d'Alexis Lebrun sont marquées par des succès retentissants. En 2020 et 2021, Alexis remporte les championnats de France junior, ce qui marque le début de son ascension. Il passe ensuite au niveau senior, où il continue d’impressionner. En 2022, il devient champion de France en simple, un titre qu'il conserve en 2023 et 2024. Ces victoires témoignent de son potentiel exceptionnel et de sa capacité à rivaliser avec les meilleurs joueurs de sa catégorie.
Des performances internationales remarquables
Alexis Lebrun ne se limite pas aux compétitions nationales. Il s'illustre également sur la scène internationale, en remportant des victoires prestigieuses et en représentant fièrement les couleurs de la France. Une de ses victoires les plus marquantes est celle contre le numéro un mondial Fan Zhendong lors du tournoi WTT Champions de Macao en 2023, une performance qui le propulse dans le top 15 mondial. En compétition internationale, Alexis se distingue également. En 2023, il remporte deux médailles de bronze aux Jeux européens de Cracovie, en individuel et par équipe. Il ajoute à son palmarès une autre médaille de bronze aux championnats d'Europe par équipes à Malmö la même année. En 2024, il est champion de France en simple et en équipe. En juillet 2024, il participe aux JO 2024 de Paris. Le 9 août 2024, il gagne, avec son frère Felix ainsi que Simon Gauzy, la médaille de bronze par équipe.
Les frères Lebrun : une rivalité fraternelle au service du tennis de table français
La relation entre Alexis Lebrun et son frère Félix est un élément clé de leur succès. Les frères Lebrun, Alexis et Félix, sont à la fois partenaires en double et rivaux en simple. Ensemble, ils obtiennent une médaille de bronze en double masculin aux championnats d'Europe 2022 et un titre en double au WTT Star Contender de Lanzhou en 2023. Cette rivalité fraternelle, teintée d'admiration et de respect mutuel, les pousse à se surpasser et à atteindre de nouveaux sommets. Ils le jurent le cœur sur la main. Le matin dans leur bol, il n’y avait que des Trésor. Rien d’autres. Pourtant, Alexis et Felix Lebrun forment une fratrie époustouflante. C’est comme si toutes les fées du tennis de table s’étaient penchées sur leurs berceaux. Créativité, audace, intelligence : ils ont déjà tout. Les deux frères viennent juste de tomber du nid, à 17 ans et 20 ans, mais ont déjà porté leur sport à des hauteurs inconnues. Jamais la France n’avait obtenu deux médailles sur les mêmes Jeux Olympiques. C’est fait grâce aux deux nouvelles coqueluches du sport français. Dans une discipline confisquée par les Asiatiques, gratter une médaille est un exploit. Alors deux…
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Les JO 2024 : une consécration pour Alexis Lebrun
En 2024, Alexis Lebrun participe aux Jeux Olympiques de Paris, un événement majeur pour tout athlète français. Avec son frère Félix et Simon Gauzy, ils ont remporté le bronze du tournoi par équipes au terme d’un match très serré face aux Japonais. Cette médaille de bronze est une consécration pour Alexis, qui voit ainsi ses efforts récompensés et son talent reconnu sur la scène mondiale.
Une année 2024 exceptionnelle
Sport 01/01/2025 15:35 Alexis Lebrun tire le bilan de son année 2024 dans une vidéo qui a de quoi faire monter les larmes aux yeux. L’aîné des frères Lebrun a décroché une médaille de bronze par équipes aux Jeux olympiques de Paris, mais aussi bien d’autres victoires.
L’année 2024 d'Alexis Lebrun a été marquée par une série de succès impressionnants. Alexis Lebrun a partagé sur X mardi 31 décembre une vidéo retraçant ses performances sportives des douze derniers mois. Comme vous pouvez le voir sur ces images émouvantes, accompagnées par la chanson A Sky Full of Stars de Coldpay, l’année 2024 du jeune prodige du tennis de table a commencé sous les meilleurs auspices avec une troisième place au Top 16 européen, cette compétition qui réunit les seize meilleurs pongistes du continent, en Suisse. En février, Alexis Lebrun a ensuite été médaillé d’argent aux Championnats du monde de tennis de table par équipes, à Busan, en Corée du Sud. Et en mars, les médailles sont encore tombées à foison lors du championnat de France. Sur leur terre, à Montpellier, Alexis et son frère Félix ont remporté leur premier titre de champion de France en double, et Alexis a également décroché l’or en simple. Enchaînement de victoires avec son frère Félix Bien évidemment, l’évènement incontournable de 2024 pour le pongiste tricolore a été les JO de Paris, où il a fait vibrer les Français. Et le succès lui est resté collé aux baskets après l’été. En octobre, Alexis est entré dans l’histoire du tennis de table en devenant le troisième champion d’Europe français en simple. Juste avant, il avait remporté la couronne européenne en double avec son frère cadet. Enfin pour boucler sa saison exceptionnelle, la fratrie a terminé en novembre avec le premier titre des WTT Finals Fukuoka 2024 de sa carrière en battant les Japonais. Dans une interview à L’Équipe, pour résumer cette année auréolée de succès, Alexis Lebrun choisit ces deux mots : « Souvenirs et victoires ». En dépit de tous ces succès, le champion de 21 ans dit avoir des regrets, notamment celui d’avoir été éliminé en huitièmes de finale en simple lors des Jeux olympiques. « Chaque match perdu, chaque occasion manquée, ce sont des regrets, mais globalement, j’aurais signé pour cette année-là directement ! », conclut le pongiste. En espérant que 2025 lui sourie tout autant.
Un impact sur le tennis de table français
Les performances d'Alexis Lebrun, ainsi que celles de son frère Félix, ont eu un impact significatif sur le tennis de table français. Pendant les Jeux, Alexis et Félix Lebrun se sont démarqués avec 3 médailles de bronze. Champions de tennis de table, les montpelliérains ont fait rêver petits et grands, jusqu'à faire exploser les inscriptions dans les clubs ! Le défi est de pouvoir accueillir tous les nouveaux amateurs. Leurs succès ont suscité un engouement sans précédent pour ce sport, avec une augmentation significative du nombre de licenciés dans les clubs.
Dans un grand gymnase bleu du 12ᵉ arrondissement de Paris, le club Espérance de Reuilly compte près de 14 tables de tennis de table. Elles sont toutes prises d'assaut par les nouveaux joueurs arrivés à la rentrée 2024. Plus de 50 en quelques semaines, motivés par l'ascension des frères Lebrun. Raquette à la main, parfois en prise porte-plume, donc à l'envers, pour imiter Félix, certains s'imaginent déjà aux Jeux olympiques. Une petite bande est attroupée autour de l'entraîneur. Pour un exercice, ils doivent traverser le gymnase en courant, donner un coup de raquette, puis revenir. Le crissement des baskets sur le sol résonne dans la salle. Tous rigolent un peu essoufflés. Poya a quelques mèches collées au front, à force de sprinter. À 12 ans, il a quitté le football pour se remettre au tennis de table, "ça avait l'air plus facile", s'amuse le pongiste. C'est sa première vraie année de ping-pong, et il ne manque pas un match des champions français. Ses soirées se résument à regarder des vidéos d'eux pour s'inspirer de leurs techniques et s'améliorer : "Je me dis, Félix Lebrun il avait 16 ans aux Jeux Olympiques, bah, dans 4 ans j'ai 16 ans, je veux voir si je peux y arriver". Selon lui, c'est le meilleur joueur du club, en loisir. Sûrement grâce à Félix et à Alexis. À la table d'à côté, Margaux joue depuis 7 ans, et a même été ramasseuse de balles pendant les Jeux avec les frères Lebrun : "l'ambiance était trop cool, on pouvait vraiment les voir se préparer mentalement, physiquement, et autour de la table", rappelle la joueuse, des étoiles plein les yeux. Fille du gérant du club, elle connait bien les lieux et les habitués. Depuis l'arrivée des deux prodiges, quelque chose a changé. "C'est plus animé, surtout les soirs, puis maintenant, on peut se parler des frères Lebrun. Avant, on échangeait sur les Chinois, mais avoir des modèles français, c'est vraiment cool." Pour Margaux, c'est aussi "trop cool" de pouvoir s'identifier à des Français, et des Français jeunes : "ils sont super abordables, parfois des joueurs les croisent dans la rue ! Puis ça apporte un brin de jeunesse, mes modèles sont assez vieux aujourd'hui, alors qu'Alexis, on le voit à la télé alors qu'il passe le bac, comme moi cette année." Même si, comme ses camarades de raquette, Margaux aimerait qu'on parle un peu plus des joueuses féminines. Elle sourit : "C'est vrai que c'est toujours mieux d'avoir des femmes".
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Avant les Jeux, la Fédération Française de Tennis de Table (FFTT) comptait 228 000 licenciés sur la saison 2023-2024, un premier record. Mais l'effet JO a fait bondir les inscriptions de 20 % dans les clubs, en quelques mois seulement. Contre le mur, le président du club regarde le nouveau groupe s'activer autour des tables. Didier Doreau préside l'Espérance de Reuilly depuis 2016, et cette année "a été exceptionnelle", selon lui. Avec déjà plus de 50 nouveaux en septembre, "et des demandes depuis mi-août", le club est l'un des plus grands de Paris. Comparés à d'autres, aux moyens et salles réduites, ils devraient avoir moins de soucis à gérer les vagues d'inscriptions attendues après l'effet olympique, mais ils ne s'attendaient pas à un effet pareil. "C'est difficile d'accepter tout le monde, on a dû commencer à refuser les nouveaux à partir du 15 septembre", s'étonne Didier Doreau. Il ajoute : "A ce jour, j'en ai encore refusé 3." Et impossible de trouver une autre salle ou d'embaucher de nouveaux salariés : "Même si les élus voudraient qu'on accueille tout le monde, on ne peut pas. Déjà, avoir des salles dans Paris, c'est très dur, et il faudrait plus de temps et d'investissement. Même avec les subventions qu'on a, on ne peut pas. Là, on a deux salariés au maximum pour cette salle." Le club Espérance de Reuilly a commencé a refuser les nouveaux inscrits dès la rentrée. Stéphane Lebrun, directeur technique de l'alliance Nîmes Montpellier avait vu venir l'effet produit par ses fils "depuis deux ans". À Montpellier, terre des champions, les inscriptions n'ont pas augmenté de 20% : "Nous, c'est 100%, tous les clubs sont pleins". Le père des pongistes explique avoir fait "le pari d'accepter tout le monde". Les jeunes jouent table contre table, collés dans les gymnases. Pour le moment, ça marche : "Est-ce que c'est le bon pari ? Je ne sais pas. Mais on avait prévu au niveau des ressources humaines. C'est sûr qu'on accueille moins bien que ce qu'on faisait avant. À un moment donné, quand on joue et qu'on est les tables contre le table, forcément, les conditions de jeu sont moins bonnes. On commence plus tôt, on finit plus tard. En fait, on trouve les solutions pour l'instant.", poursuit Stéphane Lebrun. Ces conditions d'accueil risquent de démotiver les nouveaux inscrits, selon Guillaume Diestch, professeur agréé en STAPS et sociologue du sport. "Les jeunes sont dans le zapping sportif, c'est-à-dire qu'ils vont tester un sport, voir si ça leur plait, et sinon, passer à un autre." Jouer serrés, tôt, ou tard, pourrait gêner le côté loisir : "Ils aspirent surtout au plaisir et à la convivialité, donc à partir du moment où vous ne pouvez plus garantir cette possibilité d'avoir plaisir à pratiquer, le jeune va se désintéresser, être démotivé par ses pratiques sportives." Une idée que Didier Doreau et Stéphane Lebrun gardent en tête. Maintenir la flamme demande de l'investissement de la part des entraineurs, pour "que tout reste ludique et convivial", comme peut l'être le tennis de table, explique Guillaume Dietsch. Mais surtout plus d'infrastructures et de moyens dans les clubs. Des solutions difficiles à imaginer et à mettre en place d'ici la fin de la saison 2024-2025.
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