La masse salariale en NBA par équipe : Tout comprendre sur les salaires des joueurs et des mascottes

La NBA, l'une des ligues sportives les plus riches au monde, suscite un vif intérêt, non seulement pour le spectacle offert sur le terrain, mais aussi pour les aspects financiers qui régissent son fonctionnement. Des salaires des joueurs aux dépenses des équipes, en passant par les contrats des rookies et les rémunérations des mascottes, plongeons au cœur de la masse salariale en NBA.

Les salaires des joueurs NBA : un monde d'écarts vertigineux

Combien gagne un joueur NBA aujourd'hui ? La réponse est complexe, car les écarts sont considérables, allant de la jeune recrue au MVP (Most Valuable Player) signé en supermax. Lors de la saison 2023-2024, il était possible d'assister à un match où deux des cinq joueurs les mieux payés de la saison étaient sur le parquet.

Le salaire minimum en NBA

Le salaire minimum en NBA dépend de l'expérience du joueur.

Les contrats rookies : combien gagne un débutant ? (saison 2025-2026)

Les joueurs sélectionnés au premier tour de la draft NBA signent des contrats standardisés appelés "rookie scale contracts", d'une durée de 4 ans. Les deux premières années sont garanties, et les deux suivantes sont des options d'équipe. Le montant du contrat dépend de la position à la draft et du salary cap en vigueur.

Pour la saison 2025-2026, les salaires des rookies sont les suivants :

Lire aussi: L'évolution de la masse salariale au PSG

  • 1er choix : 62,73 millions de dollars sur 4 ans
  • 2e choix : 56,14 M$
  • 3e choix : 50,44 M$
  • 4e choix : 45,49 M$
  • 5e choix : 41,21 M$
  • 6e choix : 37,44 M$
  • 7e choix : 34,19 M$
  • 8e choix : 31,34 M$
  • 9e choix : 28,82 M$
  • 10e choix : 27,39 M$
  • 15e choix : 22,51 M$
  • 20e choix : 17,73 M$
  • 25e choix : 15,31 M$
  • 30e choix : 14,09 M$

Ces montants correspondent à 120 % de l'échelle salariale, car en pratique, la quasi-totalité des rookies signent pour 120 % de cette échelle, ce qui est le maximum autorisé. Par exemple, Zaccharie Risacher, sélectionné en première position par les Atlanta Hawks, a signé un contrat de 4 ans pour environ 57 millions de dollars l’an passé. Cooper Flagg devrait lui signer un contrat de 62.73 millions de dollars sur 4 ans.

Les joueurs sélectionnés au second tour ne sont pas soumis à cette échelle salariale et peuvent négocier des contrats plus flexibles. Par exemple, Bronny James, choisi en 55e position par les Los Angeles Lakers en 2024, a signé un contrat de 4 ans d’une valeur totale de 7,9 millions de dollars, avec un salaire de 1,1 million de dollars pour la première année.

Enfin, les joueurs non draftés peuvent signer des two-way contracts, leur permettant de partager leur temps entre la NBA et la G-League.

Focus sur Wemby

Pour sa troisième saison NBA (2025-2026), Victor Wembanyama percevra un salaire de 13 376 880 $ avec les San Antonio Spurs. Ce montant correspond à la grille salariale des rookies pour un premier choix de Draft. Son contrat de 4 ans est estimé à 55,1 millions de dollars, avec des augmentations progressives chaque saison. À noter que Wembanyama est actuellement le 133e joueur le mieux payé de la ligue, bien que son impact sur le jeu et sa popularité soient déjà immenses.

Les plus gros salaires de la NBA

Stephen Curry (Golden State Warriors) domine le classement 2025-2026 avec un salaire de 59 606 817 $. Il permet à un joueur éligible (MVP, All-NBA…) de signer jusqu’à 35 % du salary cap.

Lire aussi: Triomphe, transformation et réconciliation : Les Springboks

Lors de la saison 2023-2024, Stephen Curry trônait déjà en tête de ce classement avec 51,9 millions de dollars. D'autres vétérans tels que LeBron James, Kevin Durant et Kawhi Leonard figuraient également parmi les plus gros salaires.

  • Stephen Curry (Golden State Warriors) : 59 606 817 $ (2025-2026)
  • Kevin Durant (Phoenix Suns) : 47,65 millions de dollars (2023-2024)
  • Nikola Jokic (Denver Nuggets) : 47,6 millions de dollars (2023-2024)
  • LeBron James (Los Angeles Lakers) : 47,6 millions de dollars (2023-2024)
  • Joel Embiid (Philadelphie 76ers) : 47,6 millions de dollars (2023-2024)
  • Bradley Beal (Washington Wizards) : 46,7 millions de dollars (2023-2024)
  • Paul George (Los Angeles Clippers) : 45,64 millions de dollars (2023-2024)
  • Kawhi Leonard (Los Angeles Clippers) : 45,64 millions de dollars (2023-2024)
  • Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks) : 45,64 millions de dollars (2023-2024)
  • Damian Lillard (Milwaukee Bucks) : 45,64 millions de dollars (2023-2024)

Il est important de noter que ces salaires sont susceptibles d'évoluer au fil des saisons, en fonction des performances des joueurs, des négociations contractuelles et de l'évolution du salary cap.

Contrats exceptionnels

LeBron James vient de franchir la barre des 580 M $ avec ses 52,6 M $ garantis en 2025-26.

Le salary cap et la luxury tax : les règles du jeu financier en NBA

La NBA fonctionne avec un salary cap, fixé pour 2025-26 à 154 647 000 $. Il s'agit de la masse salariale définie par la NBA. Cependant, la NBA fonctionne avec un salary cap dit "soft", permettant aux équipes de dépasser le plafond salarial sous certaines conditions.

La luxury tax

En NBA, le salary cap n’est pas strict, et la NBA autorise les franchises les plus riches à dépasser le seuil fixé avec une marge de tolérance d’environ 20%. En l’occurrence, l’an prochain, les franchises pourront dépenser jusqu’à 187.9 millions de dollars. Ensuite, pour chaque dollar dépensé au-dessus de ce plafond, les franchises doivent verser la « luxury tax » à la NBA. Une sorte d’impôt qui peut coûter très cher.

Lire aussi: Perspectives de l'équipe turque

Les équipes dépassant ces seuils sont soumises à des pénalités financières croissantes, notamment la luxury tax et des restrictions sur les mouvements d'effectif.

Les propriétaires les plus dépensiers pourront s’offrir un peu plus de souplesse. Ainsi, le seuil de la “luxury tax” est fixé à 187.9 millions de dollars.

Les Aprons

Viennent ensuite les dernières nouveautés de la NBA, les Aprons, visant à sanctionner les franchises qui se mettent dans le rouge financièrement. Le premier est à 179 millions de dollars et le second à 190 millions.

Ces augmentations, permises grâce à la hausse des revenus de la ligue, en particulier sur les droits TV, auront notamment des conséquences sur les niveaux des “aprons”, au-delà desquels des sanctions sont prévues. Cela permet par exemple à Minnesota de conserver une “mid-level exception” de 5,7 millions de dollars pour signer un joueur, dont ne disposent pas les équipes au-dessus du “second apron”. Pour le moment, seuls les Suns et les Cavaliers dépassent ce nouveau second apron.

Par ailleurs, ESPN précise que les projections d’évolution du salary cap pour 2026/27 sont un peu moins élevées. De 10%, l’augmentation serait de 7% dans un an.

Le plancher salarial

Pour le reste, les franchises NBA se devront de respecter le plancher salarial, à savoir une masse salariale minimum. Elle sera fixée à 127 millions de dollars pour la saison prochaine.

Les masses salariales des équipes NBA : qui dépense le plus ?

Comme à chaque nouvelle saison NBA, on se prend pour des experts-comptables en analysant les finances des équipes de la Grande Ligue. Qui rendrait son banquier fier, qui le ferait suer au sens propre comme figuré et qui est complètement ruiné ? On fait le bilan franchise par franchise.

Les équipes rivalisent non seulement sur le parquet, mais également en coulisses, avec des dépenses substantielles pour s’assurer d’avoir la meilleure formation possible.

Voici le classement des masses salariales des équipes NBA pour la saison 2023-2024 (en dollars) :

  1. Golden State Warriors = 210 230 989 $
  2. LA Clippers = 195 438 037 $
  3. Milwaukee Bucks = 192 893 381 $
  4. Phoenix Suns = 190 333 373 $
  5. Miami Heat = 189 014 161 $
  6. Boston Celtics = 186 678 947 $
  7. Philadelphie 76ers = 186 648 608 $
  8. Denver Nuggets = 185 281 681 $
  9. Dallas Mavericks = 174 483 235 $
  10. Cleveland Cavaliers = 173 458 556 $
  11. Minnesota Timberwolves = 172 634 426 $
  12. LA Lakers = 172 279 607 $
  13. Chicago Bulls = 170 673 860 $
  14. New York Knicks = 169 995 189 $
  15. Toronto Raptors = 169 219 693 $
  16. New Orleans Pelicans = 168 130 661 $
  17. Brooklyn Nets = 163 775 850 $
  18. Portland Trail Blazers = 160 432 003 $
  19. Atlanta Hawks = 158 461 905 $
  20. Memphis Grizzlies = 155 818 176 $
  21. Houston Rockets = 154 680 883 $
  22. Sacramento Kings = 152 125 650 $
  23. Oklahoma City Thunder = 151 387 462 $
  24. Detroit Pistons = 145 370 083 $
  25. Washington Wizards = 144 653 719 $
  26. Utah Jazz = 142 062 771 $
  27. San Antonio Spurs = 138 365 981 $
  28. Orlando Magic = 137 365 215 $
  29. Charlotte Hornets = 135 169 593 $

À l’autre bout de la hiérarchie, le Magic d’Orlando (129,5 M€), les Hornets de Charlotte (127,4 M€) et les Pacers de l’Indiana (122,8 M€) ont les salaires les plus modestes de la Ligue.

Analyse des masses salariales

La NBA aurait communiqué aux franchises le montant du salary cap pour la saison prochaine. Voilà une info qui va intéresser de près les General Managers des 30 franchises mais aussi les comptables qui doivent gérer les finances derrière. En 2023-24, le plafond salarial des équipes NBA était de 136 millions de dollars. Pour les équipes qui ont dépassé le salary cap, il faudra faire attention à ne pas dépasser les 172 millions de dollars de masse salariale, au risque d’entrer dans la fameuse Luxury Tax.

Plus grosse masse salariale de la Conférence Est, troisième de NBA, mais lorsqu’on est champion en titre ce n’est pas un problème. Comment on dit « le noyau dur est absolument verrouillé » en Celte ? Al Horford : le tonton de la bande n’a plus qu’un an de contrat. Pas de grande crainte à avoir cependant, à ce stade de sa carrière, soit il prendra sa retraite, soit il prolongera probablement pour pas cher à Boston. Jordan Walsh : il n’a pas réussi à s’intégrer à la rotation de Boston depuis son arrivée dans la ligue et son contrat n’est toujours pas garanti. C’est à lui de passer un cap ! Cette équipe, déjà très performante, montre qu’elle est prête à tout pour redevenir championne, après que les Nuggets de Denver l’aient détrônée. Les LA Clippers ne sont pas en reste, investissant près de 195 millions de dollars.

Les salaires (fous) des mascottes NBA (2025-2026)

Les mascottes NBA ne se contentent pas d’amuser la galerie : certaines touchent des salaires à six chiffres, parfois supérieurs à ceux des joueuses WNBA ou des arbitres NBA.

Voici les chiffres les plus récents :

  • Rocky the Mountain Lion (Denver Nuggets) : 625 000 $ par an
  • Harry the Hawk (Atlanta Hawks) : 600 000 $
  • Benny the Bull (Chicago Bulls) : 400 000 $
  • Go the Gorilla (Phoenix Suns) : 200 000 $
  • Hugo the Hornet (Charlotte Hornets) : 100 000 $

À titre de comparaison, le salaire moyen d’une mascotte NBA est estimé à environ 60 000 $ par an, ce qui rend ces cas exceptionnels d’autant plus remarquables.

Ces mascottes sont bien plus que des peluches géantes : elles réalisent des acrobaties, participent à des événements communautaires et incarnent l’image de leur franchise. Par exemple, Rocky a été intronisé au Mascot Hall of Fame en 2008 et est considéré comme une véritable légende à Denver.

Comparaison avec d'autres ligues sportives nord-américaines

Les salaires des joueurs varient considérablement entre les principales ligues sportives nord-américaines. La NBA offre des contrats généralement garantis, ce qui signifie que les joueurs reçoivent l’intégralité de leur salaire, indépendamment des performances ou des blessures. En termes de revenus totaux, la NFL domine avec environ 18 milliards de dollars, suivie de la NBA avec 8,76 milliards de dollars. Ces chiffres reflètent les salaires moyens des joueurs dans chaque ligue.

tags: #masse #salariale #nba #par #equipe