Champion est une marque de sportswear américaine réputée pour ses équipements, ses sneakers et ses vêtements de sport. Avec le retour en force du streetwear des années 90, la réédition des gammes vintage Champion USA est tout à fait logique. Le sweat, en particulier, est un vêtement polyvalent adapté à toutes les saisons, mais particulièrement apprécié au printemps pour son côté décontracté.
L'évolution des équipementiers en NBA : Une histoire de partenariats et d'exclusivité
L'histoire des équipementiers en NBA est marquée par des changements importants, des accords exclusifs et des revirements stratégiques. Si Nike est aujourd'hui l'équipementier officiel de la NBA, cela n'a pas toujours été le cas.
MacGregor Sand-Knit : Les débuts de l'exclusivité
Dans les premières années de la NBA, les équipes étaient libres de choisir leur équipementier. Cependant, MacGregor Sand-Knit est considérée comme le premier équipementier exclusif de la NBA. Cet accord a permis à la firme de connaître une expansion rapide. Malheureusement, MacGregor Sand-Knit a rapidement montré des signes de faiblesse, et la NBA, en pleine ère du marketing, avait besoin d'un partenaire plus solide financièrement. Le contrat, initialement prévu pour 5 ans, a pris fin après la saison 1989-90.
Champion : L'ascension d'une marque de référence
Après la rupture du contrat avec MacGregor Sand-Knit, la NBA s'est empressée de trouver un nouvel équipementier. Champion s'est imposée comme la marque de référence, conservant l'exclusivité sur le merchandising jusqu'en 2002. Cependant, en 2002, Champion, déjà en perte de vitesse, s'est retirée de la danse.
Une période de transition : Starter, Puma et Reebok
L'année 1997 marque un tournant, avec l'abandon du concept d'exclusivité. Starter gérait alors 9 équipes, mais en 1999, en raison de difficultés financières, laissa sa place à Puma. En 2001, Reebok rejoint ce trio commercial, redistribuant les cartes. Nike conserve les droits sur ses 10 franchises. Le début des années 2000 est une période instable chez les équipementiers NBA.
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Le retour de l'exclusivité avec Reebok puis Adidas
La NBA change à nouveau de stratégie et remet la notion d'exclusivité sur le devant de la scène. En 2004, Reebok devient l'équipementier exclusif de toutes les franchises NBA, en vertu d'un contrat paraphé en août 2001. Cependant, Reebok ne reste pas longtemps au sommet. Deux ans après son exclusivité effective, la société devient une filiale d'Adidas. La marque aux trois bandes "récupère" alors le contrat et devient l'équipementier officiel pour les 11 prochaines années, pour un montant de 400 millions de dollars.
Nike : Le retour en force et l'ère actuelle
En 2015, Nike revient aux affaires par la grande porte, signant un contrat avec la NBA lui conférant le statut d'équipementier exclusif pour 8 ans à partir de la saison 2017/18. Cet accord XXL, d'un montant de 1 milliard de dollars, marque une nouvelle étape dans l'histoire de la Ligue. Le logo Nike est présent sur le short, les chaussettes et tout autre équipement porté par les joueurs, faisant partie intégrante de l'identité des joueurs et de la culture basket.
L'importance des numéros de maillot en NBA
Les numéros de maillot en NBA sont bien plus que de simples chiffres. Ils font partie de l'identité des joueurs et de la culture basket. Les règles officielles encadrent les numéros en NBA, et certains numéros sont devenus emblématiques, interdits ou retirés en hommage à des joueurs légendaires.
Les règles officielles concernant les numéros
En NBA, les joueurs peuvent choisir n'importe quel numéro entre 0 et 99. Il arrive même que des joueurs rachètent leur numéro fétiche. Par exemple, en janvier 2024, Bruce Brown a versé 10 000 $ à Jontay Porter pour récupérer le #11 aux Raptors.
Les numéros emblématiques et leur histoire
Certains numéros sont indissociables de joueurs légendaires. Le #23 est immédiatement associé à Michael Jordan, à tel point que le Miami Heat - équipe contre qui il a pourtant joué - a retiré le #23 en son honneur ! LeBron James a également choisi ce numéro en début de carrière en hommage à MJ.
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Le #6 est un autre numéro chargé d'histoire, celui de Bill Russell, 11 fois champion avec Boston. Plus récemment, LeBron James l'a popularisé auprès de la nouvelle génération, notamment à Miami. Chez les Lakers, #24 et #8 sont indissociables de Kobe Bryant. Du côté des meneurs modernes, le #30 est désormais indissociable de Stephen Curry.
D'autres numéros emblématiques incluent le #33 de Larry Bird (et de Kareem Abdul-Jabbar), ou le #34 de Shaquille O'Neal et Hakeem Olajuwon. Ces numéros se transmettent parfois d'une génération à l'autre, ou sont retirés à jamais pour honorer un joueur.
Les numéros interdits et retirés
Jusqu'en 2014, la FIBA obligeait les joueurs à porter un numéro compris entre 4 et 15 pour faciliter le travail des arbitres. Officieusement, le #69 est un numéro tabou en NBA, n'ayant jamais été porté en match officiel.
Toutes les équipes (sauf les Clippers jusqu'à très récemment) ont retiré au moins un numéro en hommage à un joueur légendaire. Cet événement montre à quel point un simple numéro peut revêtir une charge symbolique incroyable.
Anecdotes insolites
Il est intéressant de noter que Michael Jordan a brièvement porté le #45 après son retour à la NBA, avant de revenir à son légendaire #23. Selon Jordan, "Le numéro 45 n'explose pas comme le faisait le 23… Le numéro 45 n'est pas le numéro 23." Piqué au vif, Jordan ressort son #23 dès le match suivant.
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L'évolution du design des maillots NBA
Le design des maillots NBA a considérablement évolué au fil des décennies, passant de modèles simples et uniformes à des créations audacieuses et personnalisées.
Les débuts : Simplicité et uniformité
Au début de la NBA, les maillots étaient simples et uniformes. La couleur était unie avec le nom de l'équipe et le numéro du joueur à l'avant, le nom et le numéro du joueur à l'arrière. Très vite, au début des années 1950, la ceinture solide disparait et laisse la place à une ceinture élastique qui maintient les shorts en satin qui restent très courts. Le design reste très simple et uni jusqu'à la fin des années 1960, quand les Philadelphia Warriors de Wilt Chamberlain ajoutent une bande horizontale.
L'ère de l'expérimentation : Couleurs, motifs et personnalisation
L'occasion est trop belle pour les franchises qui se mettent à tester de nouvelles combinaisons toujours plus osées. En 1988, ce sont les Hornets qui frappent un grand coup. Les bretelles ont certes un peu grossi et le polyester a remplacé le satin mais les shorts sont toujours aussi courts. Elle uniformise donc le tout.
L'influence de Michael Jordan et l'évolution des shorts
Habitué à porter son short universitaire de North Carolina en-dessous de celui des Bulls, Jordan décide d'aller voir Champion, l'équipementier de la Ligue, pour faire agrandir la seconde couche. Champion accepte et, jusqu'à l'été 1990, il est le seul à avoir des shorts plus grands. “C'est quelque chose qui me semblait naturel et plus confortable”, expliquera-t-il quelques années plus tard. Il ne restera pas longtemps le seul à avoir des shorts mi-longs. Scottie Pippen en demande vite une paire et tous les joueurs (sauf exception, n'est-ce pas John Stockton ?) suivent le mouvement l'été suivant. En NCAA, le “Fab Five” de Michigan (Chris Webber, Jalen Rose…) agrandit encore, en 1991, les shorts qui s'arrêtent désormais sous les genoux. Si les shorts ont grandi depuis le début de la ligue, le haut a finalement très peu évolué dans sa forme. Est-ce une bonne chose ? L'avenir le dira.
L'ère Nike : Modernité et éditions spéciales
Depuis 2017, c’est Nike qui est le partenaire officiel et exclusif. En terme de réglementation, Nike propose un coloris principal blanc pour l’édition Association; mais bien évidemment, les couleurs historiques des franchises apparaissent sur les motifs. Pour les matchs à l’extérieur, c’est l’édition Icon qui est portée par les joueurs NBA. Encore une fois, ce n’est pas une vérité constante, puisque les éditions spéciales vont également être utilisées lors de certaines occasions. Nike prévoit une édition « Statement » pour les matchs à « rivalités historiques » de la NBA. C’est souvent l’occasion d’en apprendre un peu sur l’histoire des villes.
Bien qu’ils soient tous sous licence NBA, ils ne présentent pas les mêmes caractéristiques. Les tarifs à la vente ne sont logiquement pas les mêmes, et varient du simple au double. La qualité et le prestige ont un prix ! Ou bien sur le site internet d’un distributeur partenaire de produits estampillés Nike. Ces derniers sont donc ultra rares sur le marché, et très cher à l’achat.
Le merchandising NBA : Un business florissant
La NBA est une ligue sportive américaine fortement développée sur de nombreux points, et le marketing est l'un de ses points forts. La ligue a su créer une forte identité autour de son championnat et de ses athlètes. Si les dirigeants ont su négocier des droits TV avec des networks américains pour des montants records, le merchandising représente aussi une part non-négligeable de ses revenus. Il existe une multitude de produits dérivés. En collaboration avec Nike, l’équipementier officiel de la Grande Ligue, les designers de chacune des trente franchises élaborent tous les ans de nouveaux rendus.
Exemples de maillots marquants
- Miami Heat : Avec son dégradé rose et bleu, on lui donne une note de 10/10 en originalité.
- Los Angeles Clippers : Pour inscrire le nom de la ville sur le torse, ils ont utilisé une typologie spéciale rappelant un tatouage. Le résultat frôle la perfection.
- Brooklyn Nets : A Brooklyn, le rétro revient à la mode. Au moment où la deuxième franchise new yorkaise retrouve des couleurs sur le plan sportif, la franchise a décidé de rendre hommage à ses heures de gloire.
- Los Angeles Lakers : La franchise californienne a vu les ventes de leur jersey explosé après le décès de Kobe Bryant puis le titre de champion NBA décroché par LeBron James et sa bande. Des centaines de milliers de fans se sont rués dessus.
- Toronto Raptors : Seule franchise NBA localisée en dehors des Etats-Unis, cette équipe canadienne a décroché le premier trophée de champion de son Histoire en 2019.
Mitchell and Ness : Le spécialiste du vintage
Il faut revenir en 1904, à Philadelphie, pour voir deux passionnés de sports fondé Mitchell and Ness, Frank P. Mitchell, ancien champion de tennis, et Charles M. Ness, amoureux de golf. A sa création, son activité principale était la conception et la revente de raquette de tennis et club de golf, puis ils se sont diversifiés en équipant les équipes locales de baseball et football avec des uniformes. A partir de 1933 et pendant de nombreuses années, M&N fût l’équipementier des Eagles de Philadelphie, équipe de la ligue nationale de football (NFL). Par la suite, à la fin des années 1970, la marque américaine, décide de ne plus équiper les équipes sportives et se concentre sur la vente au détail, principalement le matériel de ski et les équipements de hockey sur gazon. Au début des années 80, le ralentissement de l’activité met en danger la société, et en 1983, Mitchell and Ness est au bord du gouffre, prêt à mettre la clef sous la porte. Elle ferme tous ses entrepôts et licencie tous ses salariés et en est réduit à une seule boutique à Philadelphie. Cette découverte lui a inspiré la fabrication de jersey vintage. Le 6 Juillet 1987, c’est un peu la consécration, avec un article dans Sports Illustrated, avec en titre, « Baseball Flannels are hot ». Dans cet article on retrouve notamment une popularité grandissante de la mode « sportswear », ainsi que de la nouvelle méthode de fabrication de Mitchell and Ness. Nouvelle acquisition pour la marque américaine, qui fait suite à des nombreuses demandes de collectionneurs, la licence des équipes universitaires. En 2007, la marque se diversifie, en produisant des casquettes et bonnets des plus grandes franchises de NBA, NFL, NHL ou encore de NCAA.
Les maillots emblématiques et les joueurs qui les ont portés
Certains maillots sont devenus de véritables icônes, associés à des joueurs légendaires qui ont marqué l'histoire de la NBA.
- Michael Jordan (#23) : Son numéro 23 est devenu une véritable icône, associée à l’une des plus grandes dynasties de la NBA. Avec les Chicago Bulls, Michael Jordan a gravé son nom dans l’histoire du sport. Jordan a choisi le numéro 23 en hommage à son frère aîné, Larry, qui portait le numéro 45 lorsqu’il jouait au lycée.
- Magic Johnson (#32) : Le numéro 32 des Lakers de Los Angeles rappelle l’ère du “Showtime” orchestrée par Magic Johnson dans les années 1980. Magic Johnson portait initialement le numéro 33. Lorsqu’il arriva à l’université de Michigan State, il souhaita le récupérer mais ce numéro était déjà pris. Il a donc opté pour le numéro 32.
- Larry Bird (#33) : L’éternel rival de Magic, Larry Bird, a mené les Celtics de Boston à trois titres NBA. Bird a choisi le numéro 33 pour une raison simple : c’était le numéro qu’il portait déjà à l’université d’Indiana State.
- Kobe Bryant (#8 et #24) : Bryant a marqué l’histoire des Lakers avec ses cinq titres NBA et son esprit compétitif incomparable. Kobe a commencé sa carrière avec le numéro 8, une référence à son passage en Italie, où il portait le numéro 143 dans un camp de basket, et en additionnant ces chiffres, on obtient le fameux 8. Puis, en 2006, il a choisi de passer au numéro 24, son ancien numéro au lycée, marquant un nouveau chapitre dans sa carrière.
- Tim Duncan (#21) : Tim Duncan, l’homme fort des Spurs de San Antonio, a défini le succès silencieux. Le choix du numéro 21 par Tim Duncan est ancré dans ses débuts au basket. Ce numéro a une signification particulière pour lui puisqu’il rend hommage à son frère aîné, Scott Duncan, qui portait ce numéro lorsqu’il jouait au basket.
- Allen Iverson (#3) : L’influence de Allen Iverson dépasse le simple terrain de basketball. Allen Iverson a choisi le numéro 3 dès son arrivée en NBA. Numéro qu’il portrait à l’université.
- Shaquille O’Neal (#34) : Shaquille O’Neal, le géant dominant des Lakers, a terrorisé les raquettes adverses et mené son équipe à trois titres NBA consécutifs (2000-2002). Le choix du numéro 34 par Shaquille O’Neal n’était pas un simple hasard. En fait, il a choisi ce numéro en hommage à son idole, le légendaire pivot des Lakers Kareem Abdul-Jabbar, qui portait le numéro 33.
- Dirk Nowitzki (#41) : Dirk Nowitzki a révolutionné le poste d’ailier fort avec son tir signature sur une jambe. Le choix du numéro 41 par Dirk Nowitzki est assez simple : c’est le numéro qui lui a été attribué lorsqu’il a rejoint les Mavericks en 1998.
- Bill Russell (#6) : Bill Russell, le joueur le plus titré de l’histoire de la NBA, avec 11 titres au compteur, est une légende absolue des Celtics de Boston. Le numéro 6 est devenu emblématique grâce à Bill Russell, mais son choix de ce numéro est plutôt simple. Lorsque Russell est arrivé chez les Celtics en 1956, les numéro n’avait pas la même importance qu’aujourd’hui.
- Julius Erving (#6) : Connu sous le nom de “Dr. J”, Julius Erving a réinventé le jeu aérien. Julius Erving a choisi de porter le numéro 6 lorsqu’il a rejoint les 76ers en 1976, après son passage dans la ABA.