Le handball norvégien, et plus particulièrement son équipe féminine, suscite autant l'admiration que la controverse. Cet article explore les succès retentissants de l'équipe féminine, les scandales qui ont secoué le monde du handball norvégien, et les débats entourant les tenues vestimentaires.
Une Nation Dominatrice : Le Palmarès Exceptionnel du Handball Féminin
Le handball en Norvège se conjugue au féminin. L'équipe féminine de Norvège est l’une des nations les plus titrées de l’histoire du handball, masculin et féminin confondus, avec un total impressionnant de 14 titres majeurs et 32 podiums internationaux. Elles dominent la planète depuis une décennie à l’image de la France chez les hommes.
Le palmarès norvégien chez les filles est impressionnant et ces dernières s’avancent comme l’une des sélections, si ce n’est la sélection, favorite pour ces Jeux olympiques 2024.
Parmi leurs nombreux titres, on compte :
- Des titres de Championnes olympiques en 2008 et 2012.
- Des titres de Championnes du monde en 1999, 2011, 2015 et 2021.
- Des titres de Championnes d’Europe en 1998, 2004, 2006, 2008, 2010, 2014, 2016, 2020 et 2022.
Ces victoires témoignent de la constance et de la qualité du handball féminin norvégien, plaçant cette nation au sommet de la discipline.
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Scandale et Controverse : L'Affaire Nora Mörk
Si sur le plan sportif l’équipe féminine norvégienne domine le monde du handball, le pays des Fjords s’est retrouvé au cœur d’un énorme scandale opposant ses sélections masculines et féminines.
En janvier 2018, Nora Mörk, star du handball féminin mondial, accuse certains joueurs de la sélection masculine d’avoir partagé sur internet des photos d’elle nue piratées sur son téléphone. Alors qu’elle figure toujours parmi les favoris du Championnat d’Europe en Croatie malgré sa courte défaite contre l’équipe de France, vendredi dernier (31-32), la sélection masculine se retrouve au cœur d’un scandale concernant des photos intimes de Nora Mörk, la star de l’équipe féminine et l’une des meilleures joueuses de la planète. A l’automne dernier, l’arrière droite du club hongrois de Györ s’était fait pirater son téléphone et ces clichés s’étaient retrouvés sur Internet. Mardi, la jeune femme (26 ans) a affirmé, dans une interview accordée au tabloïd VG, que deux joueurs de l’équipe nationale masculine y avaient eu accès par l’intermédiaire de personnes gravitant dans le milieu du handball et les avaient fait circuler.
Après avoir espéré des excuses officielles de la Fédération norvégienne de handball, Nora Mörk s’était décidée à tout révéler au grand jour, faisant éclater un scandale sans précédent dans un pays où le respect des droits des femmes est primordial et où les joueuses féminines de handball sont de vraies héroïnes. À l’époque, l’arrière droite s’était même demandé s’il ne fallait pas tout stopper : « J’hésite à poursuivre ma carrière en équipe nationale. »
Cette affaire a mis en lumière des problèmes de respect et de confidentialité au sein du milieu sportif norvégien, soulignant la nécessité d'une prise de conscience et d'actions concrètes pour protéger les athlètes.
La Question du Bikini : Un Débat sur la Tenue Vestimentaire
Un autre sujet de controverse a concerné la tenue vestimentaire des joueuses de beach handball. Pour leur dernier match au championnat d’Europe de handball de plage, les joueuses ont bravé les règles en portant des shorts et non des bikinis. L’amende dont elles ont écopé a été largement dénoncée.
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La commission de discipline de la Fédération européenne de handball (EHF) a infligé ce lundi 19 juillet une amende de 1500 euros à l’équipe de beach handball norvégienne pour avoir revêtu un short plutôt qu’un bikini au cours de leur dernier match de l’Euro face à l’Espagne.
Milieux sportifs et commentateurs norvégiens se sont indignés, mardi 20 juillet, de l’amende infligée par les instances sportives européennes aux beach-handballeuses norvégiennes. La veille, la commission de discipline de la Fédération européenne de handball (EHF) imposait une sanction de 1 500 euros à l’équipe féminine, soit 150 euros par joueuse, pour avoir enfreint les règles internationales. La raison ? Ces joueuses avaient revêtu un short plutôt que le bikini réglementaire lors de leur rencontre, perdue, contre l’Espagne pour la médaille de bronze au championnat d’Europe de handball de plage, dimanche, à Varna, en Bulgarie. « Une vision aussi macho de la femme appartient à une autre époque », s’est indigné mardi un journal régional norvégien dans son éditorial. « En 2021, ça ne devrait même pas être un sujet », a renchéri le président de la Fédération norvégienne de volleyball, Eirik Sordahl, auprès de l’agence nationale NTB.
La question des habits agite depuis des années les milieux des sports de plage, où des joueuses jugent le bikini dégradant ou peu pratique. Dès lundi, le ministre de la culture norvégien, Abid Raja, en charge des questions sportives, s’était insurgé contre l’amende. « C’est complètement ridicule ! (…) Punaise, que de changements d’attitudes sont nécessaires dans l’univers international macho et conservateur du sport », avait-il tweeté. En amont du Championnat d’Europe, la Norvège avait contacté la Fédération européenne pour demander la permission de jouer en short, mais elle s’était seulement vu répondre que les entorses à la réglementation étaient passibles d’amende. Après s’être conformées au règlement pendant presque tout le championnat, les Norvégiennes avaient décidé de disputer leur dernier match en short.
Cette action a déclenché un tollé, avec de nombreuses voix s'élevant contre ce qu'elles considèrent comme une sexualisation excessive des sportives et un manque de considération pour leur confort. La Fédération norvégienne de handball a depuis le début de la polémique assuré qu’elle payerait l’amende. « Bien sûr que nous prendrions une éventuelle amende à notre charge, a commenté lundi auprès de l’AFP le président de la Fédération norvégienne de handball, Kare Geir Lio. Nous sommes tous sur le même bateau. » « Le plus important est de disposer d’équipements avec lesquels les athlètes sont à l’aise, a fait valoir à son tour le président de la Fédération norvégienne de handball, Kare Geir Lio. Elles me parlent de leur inconfort, elles ont l’impression d’être nues en public et scrutées par tout le monde », a partagé la coach.
Hummel Partenaire Officiel : Un Soutien Technique Essentiel
Du 1er juillet 2020 au 31 décembre 2026, hummel sera le partenaire officiel et le fournisseur technique de la Fédération norvégienne de handball (NHF) dans le cadre d'un accord comprenant tous les vêtements et accessoires de sport officiels sur et hors terrain, ainsi que l'équipement médical et la résine.
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Cet accord souligne l'importance du soutien matériel et technique pour les équipes nationales, leur permettant de se concentrer pleinement sur leurs performances sportives.
Les Jumelles Solberg et Autres Liens Familiaux
Sur le parquet, il est facile de distinguer les jumelles Solberg (33 ans). Silje, c'est la gardienne, celle qui a joué à Paris 92 (2016-2018) et qui, dans son survêtement noir, a si souvent fait pleurer les Bleues. Mais en doudoune lors du point presse tenu par l'équipe de Norvège, il y a quelques jours dans un parc sur les hauteurs de Stavanger, c'était mission impossible : mêmes yeux clairs, même taille, même sourire, jusqu'à la voix. Alors que, chez les Bleues, Orlane Kanor attend encore d'être rejointe par Laura, sa jumelle et coéquipière au Rapid Bucarest, voir double fait partie du quotidien depuis des décennies en équipe de Norvège.
« Dans un sport collectif, c'est un avantage : chacune s'appuie sur l'autre pour s'entraîner, pour la compétition, pour le mental » Katrine Lunde, gardienne de la Norvège L'autre gardienne, l'éternelle Katrine Lunde (43 ans), a gagné ses six premiers titres internationaux aux côtés de Kristine, demi-centre aujourd'hui retraitée. L'arrière droite star Nora Mörk (32 ans) a longtemps été inséparable de Thea, ailière gauche. Et voici la prometteuse Thale Deila (23 ans), qui était escortée par Live, demi-centre comme elle, lors d'un stage en octobre.
Selon les statistiques officielles, il n'y a pourtant pas plus de jumeaux en Norvège qu'ailleurs : 1,3 % des naissances en 2020 contre 1,5 % en France en 2021. « C'est assez drôle car depuis que j'ai commencé en sélection, il y en a toujours eu beaucoup chez nous, s'amuse Katrine Lunde. Il y a quelque chose de spécial. Dans un sport collectif, c'est un avantage : chacune s'appuie sur l'autre pour s'entraîner, pour la compétition, pour le mental. » « Avec une soeur jumelle, tu as quelqu'un contre qui te battre tous les jours dès ton enfance », appuie Thale Deila. Dans leur jeunesse, les soeurs Solberg ont beaucoup travaillé les relances gardienne-ailière. « Sanna, c'est ma moitié, lance Silje. C'est incroyable pour nous d'être ensemble en équipe nationale, un rêve d'enfant. »
Ces liens familiaux apportent une dynamique particulière à l'équipe, renforçant la cohésion et la solidarité entre les joueuses.
Préparations Olympiques : Objectif Paris 2024
Encore une fois, alors que les femmes roulent sur le handball mondial, les Norvégiens ne disputent que leurs troisièmes Jeux olympiques à Paris. 9es à Munich en 1972, pour l’introduction du handball à 7 aux jeux, La Norvège a ensuite dû patienter jusqu’aux Jeux olympiques de Tokyo 2020, disputés en 2021, pour se qualifier à nouveau pour la compétition aux cinq anneaux. Septièmes au Japon, les coéquipiers de Sander Sagosen, l’ancien joueur du Paris-Saint-Germain (2017-2020), espèrent faire mieux au cours de ces Jeux olympiques de Paris 2024.
L'équipe féminine de Norvège se prépare activement pour les Jeux olympiques de Paris 2024, avec l'ambition de décrocher une nouvelle médaille et de confirmer sa domination sur la scène internationale. Après son entrée en lice face au Danemark pour un remake de la finale de Tokyo 2021 en ouverture de ses Jeux olympiques de Paris 2024 à domicile, l’équipe de France de Nikola Karabatic retrouve la Norvège ce lundi 29 juillet à l’Arena Paris Sud.