Maillot Brest Handball: Histoire et Identité d'un Emblème Breton

Le Brest Bretagne Handball (BBH), plus qu'un simple club, est un véritable emblème du handball breton qui fait vibrer toute une région. Cet article retrace l'histoire du club, son ascension fulgurante, son identité visuelle unique et son impact sur le sport féminin français.

Des Débuts Prometteurs à l'Ascension Nationale

Fondé en 2004 sous le nom d'Arvor 29, fruit de la fusion entre le Brest Penn-ar-Bed et Lesneven-Le Folgoët, le club a connu une évolution rapide. Après avoir été sacré champion de France en 2012, il a été relégué en 3e division, changeant son nom en HBC Brest Penn ar Bed jusqu'en 2014, date à laquelle il adopte l'appellation Brest Bretagne Handball. Le 7 août 2012, la Fédération Française de Handball autorise le Brest Penn ar Bed à intégrer le championnat de Nationale 1.

Une Coupe de France Historique et l'Ouverture Européenne

L'année 2016 marque un tournant majeur, le BBH devenant la première équipe de 2e division à remporter la Coupe de France face à Toulon devant un Mur Blanc de 1500 personnes venu encourager les Brestoises à Bercy. Cette victoire ouvre les portes de la Coupe EHF (deuxième échelon européen de l'European Handball Federation). Les Brestoises terminent la saison avec le titre de vice-championnes de France, derrière Metz.

Ligue des Champions et Ambitions Européennes

Pour sa saison 2017-2018, le BBH se voit valider une Wild-Card par la Fédération Européenne de Handball (EHF), pour accéder au plus haut niveau européen, la Ligue des Champions. Avec un budget en hausse, le Brest Bretagne Handball devient le 3ème budget du sport collectif féminin français derrière les clubs de football féminin de Paris et Lyon. Le BBH finit son championnat à la troisième place. En plus de la dernière marche du podium, les Rebelles se sont qualifiées pour la troisième fois de leur histoire pour la Coupe de France à Bercy, face à Metz. Le Mur Blanc est toujours présent pour supporter les Rebelles à Paris.

Consécrations Nationales et Finale de Ligue des Champions

En mai 2021, le club remporte sa troisième Coupe de France et son deuxième Championnat de France. Sur le plan européen, les Rebelles se glissent jusqu’en finale de la Ligue des Champions après avoir battu Gÿor, triple tenant du titre, dans un match grandiose. Mais impossible n'est pas brestois. Le BBH devient le premier club féminin français à accéder à la finale de la Ligue des Champions.

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La saison 2020-2021 est marquée par le sacre en Championnat de France face à Metz, avec une remontée spectaculaire après un match aller difficile (24-31).

Identité Visuelle: Un Logo Porteur de Sens

Pour ses 10 ans, le club Brest Bretagne Handball (couramment abrégé BBH) a souhaité repenser entièrement son identité de marque et créer un nouveau logo pour sont équipe de handball et une nouvelle identité. L'ancien logo du club représentait de manière figurative un ballon et une joueuse. Le manque de lisibilité de ce logo de handball devenait problématique. BBH est un club de handball évoluant en 1e Ligue. Nous avons rapidement opté pour capitaliser sur l'acronyme BBH. En effet, ce dernier s'est largement imposé dans les tribunes comme sur le terrain. Le symbole celte du triskèle est apparu comme une évidence. On appréciera son mouvement perpétuel, ses synergies collectives et sa force graphique. Les 3 branches comme les 3 lettres du club.

Le nouveau logo BBH se doit, pour devenir une marque forte dans le monde du sport, d’être porteuse d’un storytelling riche et inspirant par exemple en puissant l'inspiration du logo dans l'héritage de la Bretagne. Dans ce contexte il est extrêmement difficile de sortir du lot et de conserver un haut niveau de cohérence, et c’est probablement ce qui explique qu’il y ait très peu de marques fortes et de logos de clubs connus dans le sport.

Rayures noires et blanches, hermine, triskèle, les symboles de la Bretagne n’ont pas manqué au cours des siècles. Tous ne sont pas anciens, montrant ainsi un renouvellement du sentiment d’appartenance. Certains ont disparu, mais l’attachement à ces symboles reste vif. Le drapeau ("Gwenn-ha-Du"), par exemple, est largement adopté par la population sans avoir pour autant perdu toute connotation revendicative. Nous avons donc mixé les rayures du drapeau et la forme du triskèle avec la sphère d'une balle de Handball. En résulte une relecture contemporaine de symboles ancestraux. La mise au point de ce logo fut l'occasion de réviser la géométrie ! Le challenge était d'obtenir un signe qui puisse fonctionner aussi bien sur fond noir que sur fond blanc, tout en conservant un lien harmonieux entre les bandes de chacune des 3 sphères. Si le résultat semble simple, le chemin pour y arriver fut laborieux.

Saison 2024-2025 : la marinière européenne

La saison 2024-2025 a été marquée par la création d'une marinière européenne, une pièce collector portée notamment contre le Real Madrid à Guingamp. La fameuse marinière à dominante rouge, la couleur chère au président Denis Le Saint. Elle mettait en avant un sponsor local, Malo, et a cartonné auprès des fans.

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Pauline Coatanéa : L'Âme du Club

À 28 ans, Pauline Coatanéa est devenue la deuxième mascotte du Brest Bretagne Handball. Jouer devant son public fait chaud au cœur. Jouer devant sa famille, ses amis et son entourage donne le palpitant. Pauline Coatanéa, 28 ans, ressent cela quasiment chaque semaine avec le Brest Bretagne Handball. La native de Saint-Renan (Finistère) joue « à la maison » et prend un plaisir indescriptible. Après avoir prolongé son contrat jusqu’en 2025, l’ailière droite parle de son club, des Bleues, de son équilibre.

Elle incarne l'attachement au club et à sa région. "Je suis super fière ! Contente de continuer avec le club, aussi. J’ai trouvé un équilibre, ici, dans ma vie perso et professionnelle. On est dans d’excellentes conditions pour performer. Les objectifs sont aussi élevés, dans toutes les compétitions. Il y a toujours l’envie de gagner des titres. Tous ces éléments font que je n’avais pas forcément envie d’ailleurs. Prolonger sur trois ans me permet de voir l’avenir plus sereinement. En tant que joueuse, la situation peut être précaire. Le BBH a été la seule option. J’ai d’abord voulu échanger avec le club, car je me sens bien ici. Je voulais continuer l’aventure et j’ai été rassurée. J’ai ma famille et mes amis dans le coin. Je croise des gens que je connais à chaque fin de match à l’Arena. Ça représente beaucoup de pouvoir jouer devant son public. Rester ici et gagner des titres avec ce club a une saveur particulière. Je suis à la maison (rires). Ça peut paraître comme un certain confort mais j’estime que cela m’aide dans mes performances."

Elle souligne l'importance du public et de l'environnement familial dans sa performance. "Ça peut paraître comme un certain confort mais j’estime que cela m’aide dans mes performances. Je ne suis pas posé la question (rires) ! C’est sûr que finir à Brest, pour moi, ça serait top. Ça voudrait dire que je termine dans un club avec de grands objectifs. Mais pour l’instant, je ne pense pas à la fin de carrière."

Elle évoque également les défis de la saison et son ambition de retrouver l'équipe de France. "On souffle un peu parce que l’enchaînement des matches tous les trois jours a été long et difficile. Oui bien sûr. On avait aussi une certaine pression après un début de saison un peu difficile. Il fallait qu’on se rachète en championnat et en Ligue des champions avec des matches très importants à gagner. Aujourd’hui, on peut être satisfait de ce qu’on a réalisé, même si on a laissé filer des points. Le bilan est plus que positif, on est toujours en lice dans les deux compétitions. Oui bien sûr ! J’ai énormément joué l’année dernière, en club et en sélection. J’en ai payé le prix sur le début de saison où j’étais très, très fatiguée. Ce sont des choses qui peuvent mettre en danger les filles. Donc je suis contente, et je ne cire pas le banc non plus (rires). L’année est particulière : l’après-JO a été assez difficile. En décembre, ne pas avoir été sélectionnée en équipe de France a été un coup dur. Ça ne fait pas plaisir sur le moment… Mais je suis quand même contente de pouvoir apporter au club, d’être en forme physiquement. Je ne m’étais pas projetée. En décembre, les filles ont fait de belles performances. J’ai eu Olivier (Krumbholz) au téléphone : il m’a dit qu’il ne me reprenait pas mais que rien n’était fermé. Je fais un peu le dos rond dans cette période. Ce qui m’importe, c’est de me donner à fond avec Brest, même si j’ai toujours l’équipe de France dans un coin de la tête. J’étais tellement déçue pour le Mondial que j’avais moins de pression cette fois-ci. Les résultats parlent pour le sélectionneur. Il fait des choix qui peuvent être difficiles pour les joueuses, il peut y avoir une déception, mais il obtient des résultats qui lui donnent raison. Faire partie de l’équipe de France, c’est une très grande exigence. Il faut être en forme constamment. Mais une carrière n’est pas forcément linéaire. Moi, j’accepte de ne pas être sélectionnée car j’avais un niveau inférieur par rapport aux précédentes saisons. On a la chance de très bien s’entendre. La concurrence entre nous ne m’a jamais posé problème, au contraire, cela m’aide. Elle est en pleine forme et ça me force à élever mon niveau de jeu. En club, on a une répartition du temps de jeu équitable. Elle m’aide à avancer, progresser. On se tire la bourre mais toujours dans le respect et le partage. Au prochain stage, oui (rires) ! Ça peut être en avril, ou plus tard… Quoi qu’il arrive, je suis concentrée sur le club, à 100 %."

Enfin, elle évoque la bonne ambiance au sein de l'équipe et l'adaptation au nouvel entraîneur. "Tout se passe très bien, honnêtement. Il y a eu une phase d’observation et d’adaptation au début, car on voulait le laisser mettre sa patte dans l’équipe. Ce n’était pas évident pour lui car on était six à ne pas faire la préparation estivale, arrivant fin août, fatiguées. Au fur et à mesure, on a appris à le découvrir, on a échangé pour optimiser la gestion des joueuses. Tout a été crescendo."

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Une Victoire Écrasante Face à Besançon

Le Brest Bretagne Handball n’a pas eu à forcer son talent pour s’imposer face à Besançon (40-23). Dominatrices et plutôt bien inspirées en attaque, les Rebelles ont en plus pu compter sur une excellente Julie Foggea pour balayer un collectif bisontin en très grande difficulté. À quatre jours d’affronter Esbjerg lors des barrages aller de Ligue des Champions, le BBH a en tout cas fait le plein de confiance et alimenté une dynamique positive.

Pablo Morel, l'entraîneur brestois, a souligné la régularité et la rigueur de son équipe. « On a été réguliers, rigoureux et on a constuit notre victoire avec intensité, glissait Pablo Morel. Au retour des vestiaires, comme à Plan de Cuques, on a su garder les mêmes ingrédients et ça a payé. C’est un succès satisfaisant parce qu’on connaît la valeur de Besançon qui nous a toujours historiquement posé des problèmes, qui joue bien au ballon avec des filles rapides allant dans les espaces ».

Le BBH Face aux Défis et aux Inégalités du Sport Féminin

On souligne régulièrement la gravité de l’écart des salaires entre sportives et sportifs, la médiatisation moindre des disciplines féminines, ou encore le manque de reconnaissance des pairs. C'est pourquoi nous avons essayé de créer une identité visuelle qui soit à même de renforcer la visibilité et la médiatisation du sport féminin de haut niveau.

Pauline Coatanéa souligne les difficultés rencontrées après les Jeux Olympiques et l'importance de la gestion de la fatigue. "L’année est particulière : l’après-JO a été assez difficile. En décembre, ne pas avoir été sélectionnée en équipe de France a été un coup dur. Ça ne fait pas plaisir sur le moment… Mais je suis quand même contente de pouvoir apporter au club, d’être en forme physiquement."

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