Bernard Lama est une figure emblématique du Paris Saint-Germain, dont le passage dans le club a marqué l'histoire. Son talent, son charisme et ses performances exceptionnelles ont fait de lui l'un des gardiens de but les plus appréciés des supporters parisiens.
Arrivée et adaptation au PSG (1992-1993)
Bernard Lama rejoint le Paris Saint-Germain en 1992 en provenance du RC Lens. Ses débuts sont difficiles, marqués par des sifflets au Parc des Princes, notamment de la part du Kop Boulogne, qui a du mal à accepter de le voir remplacer Joël Bats, devenu entraîneur des gardiens. Cependant, Lama surmonte rapidement cette pression et ses performances font taire ses détracteurs.
Il est l'un des acteurs majeurs de l'excellente saison réalisée par le club parisien, qui termine le championnat à la deuxième place et réalise un superbe parcours en Coupe de l'UEFA, atteignant les demi-finales. En Coupe de France, il entre dans l'histoire de la compétition en remportant le trophée sans avoir encaissé un seul but durant toute la compétition, une performance inédite jusqu'alors. Logiquement, sa saison pleine lui vaut d'être appelé en équipe de France.
L'apogée de sa carrière (1993-1996)
La deuxième saison de Bernard Lama au PSG est probablement la plus aboutie de sa carrière. Le club remporte le deuxième titre de champion de France de son histoire, principalement grâce à une défense de fer que Lama dirige de main de maître. Son agilité, ses arrêts réflexes et ses sorties aériennes, à la fois spectaculaires et efficaces, font sa marque de fabrique et lui valent le surnom de « chat ».
La saison suivante, la défense parisienne n'est plus aussi imperméable, mais cela est dû au style plus offensif prôné par le nouvel entraîneur, Luis Fernandez, ainsi qu'au turn-over fréquent qu'il impose, notamment en défense centrale, où Ricardo connaît des blessures récurrentes. Le PSG perd son titre de champion de France mais accède aux demi-finales de la Ligue des champions.
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Lors de la saison 1995-1996, le PSG prend rapidement la tête du championnat en pratiquant un style de jeu offensif et spectaculaire, ce qui n'empêche pas Bernard Lama de briller dans les cages. Capitaine de l'équipe en raison de son importance dans le vestiaire, il ne peut malheureusement pas empêcher la baisse de régime que connaît l'équipe au début de l'année 1996 et qui aboutit à la perte du titre de champion de France qui lui semblait promis. Les joueurs parisiens se consolent toutefois en accédant enfin à la consécration européenne. Sur la pelouse du stade Riazor de La Corogne en demi-finale de la Coupe des Coupes, Lama réalise plusieurs arrêts spectaculaires avant que Youri Djorkaeff ne crucifie les Espagnols dans les derniers instants du match. En finale face au Rapid Vienne, Lama réalise une nouvelle performance de haut vol. Ses deux parades décisives réalisées en fin de match permettent aux Parisiens de conserver leur but d'avance.
Difficultés et retour au club (1996-2000)
À 33 ans, il semble à l'apogée de sa carrière et s'interroge sur son futur au PSG, estimant avoir fait le tour de la question, mais les approches du prestigieux FC Barcelone n'aboutissent pas, les dirigeants parisiens refusant de le laisser partir. Nullement marqué par cet épisode, Lama réalise un début de saison 96/97 époustouflant en préservant sa cage inviolée durant les sept premières journées du championnat. Le tournant de sa saison intervient sur la pelouse du stade de la Bocca à Cannes. Il se blesse au péroné en détournant en fin de match un penalty de Laurent Charvet. Écarté des terrains pendant quelque temps, les performances peu rassurantes de son remplaçant Vincent Fernandez incitent le staff parisien à précipiter son retour. Lama peine à se montrer aussi décisif qu'en début de saison et n'échappe pas aux deux naufrages que connaît l'équipe en début d'année 1997 face à la Juventus en Supercoupe d'Europe (1/6) et à Clermont-Ferrand en Coupe de France (4/4 suivi d'une élimination aux tirs aux buts). Au mois de février, il est contrôlé positif au cannabis et écope d'une suspension de deux mois ferme.
Lors de l'intersaison, il est confronté à un nouveau coup dur avec l'arrivée au club du gardien du Havre, Christophe Revault. Lama est prié de faire ses valises mais ne trouve pas de challenge à la hauteur de ses ambitions. Il s'entraîne pendant six mois en marge du groupe avant de s'engager pour le club londonien de West Ham. Remplaçant au départ, il s'impose peu à peu comme titulaire chez les Hammers. Des performances qui ne lui permettent malheureusement pas de conserver sa place de titulaire en équipe de France qu'il est contraint de céder à Fabien Barthez à quelques semaines du début de la Coupe du Monde.
Lama se console en effectuant son retour au PSG lors de l'intersaison. Il écarte sans peine la concurrence de Dominique Casagrande et son expérience est précieuse au sein d'une équipe à la dérive qui n'assure son maintien qu'en fin de saison. La saison suivante est plus heureuse et s'achève par une qualification en Ligue des champions ainsi qu'un succès avec les Bleus lors de l'Euro 2000. Il reçoit un bel hommage de ses coéquipiers et du public lors du dernier match de la saison au Parc des Princes contre Montpellier. Non conservé par le PSG, il s'engage pour une saison avec le Stade Rennais et met ensuite fin à sa carrière. Son jubilé, organisé au Parc des Princes au mois de juin 2011, est une belle réussite.
L'évolution des maillots du PSG : Un reflet de l'histoire du club
Depuis sa création en 1970, le Paris Saint-Germain a connu une évolution constante de ses maillots, reflétant les différentes époques et les moments clés de son histoire. Des créations de Daniel Hechter aux collaborations avec Jordan, certains maillots du PSG s'arrachent aujourd'hui à prix d'or sur le marché du vintage. Entre passion des collectionneurs et spéculation, ces tissus racontent une épopée qui dépasse le simple cadre sportif.
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Les débuts et l'ère Hechter (1970-1978)
Issu de la fusion entre le Stade Saint-Germain et le Paris Football Club, le Paris Saint-Germain voit officiellement le jour le 12 août 1970. Fraîchement arrivé au club en mai 1973, Daniel Hechter impose directement sa patte. Ce modèle dit « Hechter » devient instantanément l'ADN visuel du PSG, traversant les décennies sans prendre une ride. Son design sobre, élégant, inspiré de Mondrian et de l'Ajax Amsterdam, est aujourd’hui la signature visuelle du club. Initialement, les couleurs du club étaient le bleu et le blanc du Stade Saint-Germain, fusionnées avec le rouge et le bleu de la ville de Paris. Bien que Le Coq Sportif soit fournisseur du club depuis 1970, son logo était rarement visible sur les tenues avant 1973. La saison 1973-1974 voit également l’apparition du logo de l’équipementier de l’époque, Le Coq Sportif. Présent en tant que fournisseur du club depuis 1970, le logo n’était que rarement présent sur les tenues avant 1973.
L'ère Borelli et le premier titre de champion (1978-1991)
Après le départ de Daniel Hechter en 1978, Francis Borelli prend la relève en tant que président et restera en poste pendant les 13 saisons suivantes. C’est alors l’époque de Dominique Baratelli dans les cages, de Dominique Bathenay, du jeune Luis Fernandez, de Mustapha Dahleb ou de l’ancien ange vert, Dominique Rocheteau en attaque. Un design qui restera totalement identique pendant 5 saisons et notamment lors de la saison 1985-1986 qui restera à jamais dans l’histoire du club comme celle du premier titre de champion de France. Dans les années 80, les sponsors apparaissent - RTL, puis Canal+ et Opel - sans bouleverser la ligne graphique. Certains modèles s'arrachent à des prix très élevés, et ce n’est pas simplement une question d’ancienneté : leur valeur dépend d’un subtil mélange de rareté, d’esthétique, d’histoire sportive et d’émotion.
L'arrivée de Nike et les expérimentations (1991-2011)
Arrivé en 1989 en tant qu’équipementier du club de la capitale, Nike va d’abord s’inscrire plus ou moins dans la lignée des précédentes tenues avant d’imposer sa patte à partir de la saison 1992-1993. Car 3 ans après avoir récupéré le Paris Saint-Germain, la firme américaine va en effet dévoiler coup sur coup deux tenues totalement inédite que l’ensemble des supporters parisiens n’espèrent plus jamais revoir ! Attaché à ce qui était devenu l’un des symboles fort du club, les supporters du Paris SG n’ont donc que très peu appréciés les libertés prises par l’équipementier américain et les équipes artistiques de Canal+, propriétaire du club depuis 1991. On est alors à l’époque où George Weah, Raï et David Ginola illuminent les soirées au Parc des Princes, accompagnés de Bernard Lama, Alain Roche, Paul Le Guen ou Vincent Guérin. La saison 94-95 verra aussi le décalage sur la manche du logo « Tour Eiffel » de la tunique parisienne, remplacé par le logo « trois lettres » imaginé à l’époque par le directeur artistique de Canal+. Spécificités : Design très 90s avec col boutonné Sponsor Commodore en blanc Flocages parfois très usés (sérigraphie fragile) Le must ? La version « Commodore » Tourtel Ce qui fait grimper les prix : Rareté : édition limitée, faible tirage, flocage joueur précis. Histoire : titres remportés, moments marquants (ex.
L'ère moderne et le retour aux sources (2011-présent)
Alors qu’en coulisse, Canal+ cède le PSG à Colony Capital lors de l’été 2006 et que Alain Cayzac devient le patron du club, sur le terrain le Paris Saint-Germain va vivre la plus mauvaise saison depuis l’exercice 1987-1988. 15ème en 2006-2007 puis 16ème la saison suivante, le club de la capitale flirte même avec la relégation cette saison-là. Ce qui ne sera en revanche pas le cas des tenues 2009-2010. Car si le début des années 2000 avait vu la bande rouge historique décalée sur le cœur, la saison 2009-2010 se fera tout simplement sans la bande rouge mais avec 4 fins liserés. Créé en 1970, le PSG va connaitre une « deuxième naissance » lors de l’inter-saison 2011. De plus en plus proche des grands d’Europe sur le rectangle vert, le PSG est encore loin de ses confrères dans cette quête d’identité et de reconnaissance. Fidèle depuis 4 ans à sorte de bande centrale, la tenue domicile a pourtant connue quelques expérimentations au fil des saisons. Mais à l’aube de la saison 2015-2016, les supporters parisiens ont eu l’agréable surprise de retrouver un peu de l’héritage de Daniel Hechter sur la nouvelle tunique parisienne.
Le gardien de but : Un rôle à part
À l’instar du libéro en volley qui ne porte pas les mêmes couleurs que le reste de son équipe (Il est le seul joueur dédié uniquement aux tâches défensives), le gardien de but se distingue de ses coéquipiers par son rôle à part mais aussi et surtout par ses tenues. Son surnom, l’araignée noire, fait référence à la tenue que portait le gardien russe, restée célèbre grâce à ses exploits et son Ballon d’Or obtenu en 1963. Habillé en noir de la tête au pied en sélection, à une époque où les seules couleurs autorisées pour les gardiens étaient le vert, le bleu, le rouge et le blanc ; excepté pour les matchs internationaux ou le jaune et le noir étaient autorisés. Le haut de pyjama le plus célèbre de l’histoire du foot. Ce n’était d’ailleurs pas la seule originalité dont il faisait preuve. Il a aussi évolué au poste d’attaquant. Portier le plus titré de l’histoire du football avec 33 trophées et faisant partie des 6 joueurs ayant remporté la C1, la C2, la C3, la Coupe intercontinentale et la Supercoupe de l’UEFA au moins une fois. Valentino Rossi et son casque illustré d’un dessin en référence à son surnom (The doctor) tiennent de qui s’inspirer. Le légendaire gardien paraguayen peut se permettre cette fantaisie, en plus d’avoir été élu 2 fois meilleur gardien de l’année en 1997 et 1998, il a marqué un total de 62 buts dans sa carrière professionnelle, dont huit lors de rencontres internationales et un coup du chapeau lors d’un match. Porté par des légendes comme Ravelli qui le portait lors du mondial 94. Zubizarreta ou encore David James au début de sa carrière. Durant la saison 2004-2005. “Le partenariat avec l’équipementier Duarig a été une aubaine fantastique, pour moi comme pour l’ASSE. Nous avons réalisé des choses exceptionnelles, vécu de vrais délires entre nous, joueurs, et les salariés.(…) Quand j’avais une idée farfelue, on en parlait. Et 48 heures plus tard, tout était prêt. Nous n’avions pas de limites ! Nous avons connu l’apothéose avec la tenue de Spiderman. Là, on avait atteint le maximum. On n’a pas voulu tomber dans une surenchère stupide ou ridicule, en faisant la tenue de trop. Le fils caché de Jérémie Janot, Pablo Aurrecochea est le portier de l’AS Atlanta en Argentine.
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