Le football, sport universellement populaire, est souvent associé à des rituels, des superstitions et, parfois, à des croyances plus obscures liées à la magie noire. Bien que ces pratiques puissent sembler anachroniques dans le monde moderne, elles persistent, en particulier dans certaines cultures où les traditions ancestrales restent fortement ancrées. Cet article explore les différentes facettes de la relation complexe entre la magie noire et le football, en examinant les rituels observés, les témoignages de joueurs et d'entraîneurs, et l'impact de ces croyances sur le jeu.
Le Stade : Un Espace Sacré ?
Avant d’examiner ces modalités singulières, envisageons les caractéristiques formelles, les types de comportements, les figures symboliques… dont l’assemblage persistant, et non quelques traits erratiques, incline à rapprocher le grand match de football d’un rituel religieux.
Une configuration spatiale particulière, tout d’abord. Le grand stade urbain a souvent été présenté comme le « sanctuaire du monde industriel » (Bale 1992 : 223). Ce rapprochement n’est sans doute pas purement métaphorique si l’on prête attention aux sentiments et attitudes que le monument suscite et aux règles qui en définissent les délimitations internes et l’usage. Un fort attachement lie les spectateurs à leur stade, comme les paysans à leur clocher. On en connaît l’histoire, la date de fondation, les aménagements successifs : fermeture, transfert dans un autre site sont souvent vécus comme des arrachements.
« Le stade de Sealand Road, déclarait un supporter de Chester, un modeste club anglais, a été une partie de ma vie depuis trente ans ; c’est plus qu’un terrain de football (…). C’est plus que des briques et du mortier, c’est presque quelque chose de spirituel » (Bale 1993 : 65). Sur la porte du stade désormais fermé, un hommage laconique et affectueux : « RIP » (« Requiescat in pace »). Le patriotisme de stade a bien toutes les résonances du campanilisme.
Au cœur de ce monument clos, refermé sur lui-même, la pelouse d’un vert éclatant, inviolable par d’autres que par les « officiants » majeurs. A l’appui de cette prérogative on arguëra, ajuste titre, de la nécessité de maintenir le terrain en bon état. Mais ces restrictions d’usage soulignent aussi la solennité rituelle de l’événement, dont témoigne, plus que tout autre, l’exemple italien : les joueurs ne s’entraînent jamais, à domicile comme à l’extérieur, dans le stade où se déroule la partita dominicale ; sur cette pelouse, consacrée exclusivement à l’événement central, il n’y a pas de « lever de rideau » opposant des équipes de moindre standing ; les joueurs ne s’y échauffent pas ; ils viennent la reconnaître, en costume, une heure avant le match (nous avons mentionné cette incursion solennelle lors du derby turinois) puis vont se préparer dans un gymnase situé sous les gradins ou sous le terrain…
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Pour les supporters les plus fervents cette pelouse a toutes les caractéristiques d’une terre sainte. On se rappelle les sentiments de Christian, supporter de l’om, pénétrant subrepticement dans cet espace interdit, y prélevant une motte de terre qui figure désormais dans l’autel domestique que constitue sa chambre. Palummella déclare, pour sa part, vouloir se faire enterrer au San Paolo et l’on sait que d’ardents supporters des Reds de Liverpool font disperser leurs cendres sur la pelouse ou sur les gradins du Kop du stade d’Anfield Road. De tels choix rappellent, toutes proportions gardées, les vœux et pratiques rituels d’inhumation et de crémation à proximité des lieux saints (à ce titre ils témoignent d’un transfert de sacralité) mais relèvent aussi d’une logique toute contemporaine d’affranchissement des normes (la sépulture religieuse dans le caveau familial) et d’affirmation, y compris à travers la mort, de la prépondérance des passions individuelles. Autre exemple saisissant de cette sacralisation du stade et, en particulier, de la pelouse, les cérémonies qui suivirent la tragédie de Hillsborough où périrent quatre-vingt-quinze fans, en majorité des supporters de Liverpool, en avril 1989. Anheld, le stade des Reds, fut, le soir même, transformé en un gigantesque autel, décoré de couronnes ou de simples bouquets de fleurs, d’écharpes rouge et jaune et d’emblèmes divers ; comme dans un lieu de culte, la répartition de ces témoignages d’affliction ne fut pas laissée au hasard ; elle reproduisit la géographie de l’engouement dans le stade tout en soulignant les hauts lieux des exploits et des émotions footballistiques : le Kop, la moitié de terrain située devant le Kop, et en particulier les buts, la surface de réparation, le point de penalty… Ce nouveau lieu de culte comprend parfois, parmi ses équipements, une chapelle (ainsi dans la plupart des stades espagnols) ou encore un musée, reliquaire de trophées et d’images, où se conserve et se transmet la tradition.
Cette sacralisation des espaces liés au football se repère encore, loin des stades, dans des sites transformés en lieux de commémoration et de pèlerinage ; chaque année, on l’a dit, les supporters du Toro effectuent un pèlerinage à la basilique de Superga. Quant aux Napolitains ils ont remis à l’honneur les processions vers Piedigrotta après les victoires en championnat de 1987 et 1990. Ce sont là des exemples, parmi d’autres, du balancement entre mimétisme et invention cérémoniels si caractéristique de la religiosité qui plane sur le monde du football. S’y relaient, s’y jouxtent, s’y entrecroisent formes anciennes et nouvelles de sacralité.
La répartition du public dans l’enceinte du stade évoque, par bien des aspects, la distribution rigoureuse des différents groupes sociaux lors des grandes cérémonies religieuses. Ici comme là, trois principes concurrents règlent les modalités d’occupation de l’espace : la hiérarchie sociale ordinaire (les grands s’affichent dans les tribunes officielles et les loges, etc.), la hiérarchie propre à l’ordre footballistique (responsables des clubs, représentants des organismes : fédérations, ligues, etc., corps de spécialistes - journalistes, par exemple - occupent de droit des places privilégiées), une hiérarchie, enfin, fondée sur le degré de ferveur et de force démonstrative (on a vu que c’était là le principe qui présidait à la répartition des groupes de supporters du centre vers les marges des virages). Comme dans une célébration, les plus ardents sont présents plusieurs heures avant le début de la cérémonie et quittent le stade quand les dernières lumières s’éteignent, d’autres, plus affairés et distanciés, arrivent tout juste au commencement de la partie et s’en vont avant le coup de sifflet final, quand l’essentiel a été dit et fait. Autre analogie, qui rehausse le parallèle, la présence obligatoire et ostentatoire des détenteurs du pouvoir politique dans la tribune officielle lors de grandes célébrations (finale de la Coupe de France, match international). Même le général de Gaulle, que rien n’attirait vers le football, se plia à ce rituel, attestant de l’alliance du sabre et du ballon.
Similitudes spatiales, affinités temporelles et rythmiques aussi. Les compétitions suivent un calendrier régulier et cyclique qui culmine à certaines phases de l’année (au printemps où sont concentrées les finales des Coupes et les ultimes rencontres décidant de l’attribution du titre de champion, etc.). Cette régularité est remarquable en Italie où, de façon significative, la partita a toujours lieu le dimanche après-midi. A ce cycle ordinaire se superposent périodiquement, tous les quatre ans, les grandes confrontations (championnat d’Europe des Nations, Coupe du monde), scansions de la mémoire et du temps collectif : « Rappelle-toi, c’était l’année de Séville » ; « En 1986, le jour où Maradona a marqué de la main », etc. Repères cycliques, compétitions et matchs rythment, comme les fêtes, l’éternel retour des saisons mais, à la différence du scénario des fêtes, ils ne se répètent jamais à l’identique. Le temps linéaire - celui du changement, des rétrogradations, des promotions, de l’incertitude - compose ici avec le temps rituel et ses redites scrupuleuses. Cette combinaison significative, nous y reviendrons, marque, entre autres, les limites de l’analogie entre matchs de football et fêtes religieuses.
La partition des rôles pendant le drame, les comportements de la foule assemblée ont aussi un fumet cérémoniel. Des « fidèles » - dont les plus fervents sont regroupés en « confréries » (de quartier, de classe d’âge, etc.) - « communient » avec des « officiants », chargés de l’exécution du « sacrifice », sous la direction d’un garant (l’arbitre) de la régularité des opérations. Les fidèles expriment leur effervescence émotionnelle, scandent les actions qui se déroulent sur le terrain par des paroles, des chants conventionnels et par des gestes, des attitudes tout aussi codifiées (par exemple, comme lors d’un office religieux, on s’assied et on se lève à des moments bien déterminés de la partie). Vêtements et matériel singuliers (panoplie, écharpes, tambours, crécelles, banderoles, etc.) contribuent à cette métamorphose des apparences et des comportements qui caractérisent le temps rituel et, comme dans toute cérémonie digne de ce nom, une langue spéciale, avec son vocabulaire propre (« l’aile de pigeon », « la remise en pivot », « le tir du plat du pied », etc.) sert à commenter les différentes phases de l’événement. La maîtrise du code et de ses référents institue ici, comme en d’autres circonstances, gradation et démarcation entre initiés et profanes : à la première catégorie appartiennent, par exemple, ceux qui connaissent par le menu les différentes combinaisons tactiques (le WM, le 4-4-2, l’organisation en « colonne vertébrale » ou en « arête transversale »…) ou la Loi XI, celle du hors-jeu, dans toutes ses nuances.
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Organisation et principes de fonctionnement apparentent encore, par certains aspects, le monde du football à une grande religion universaliste. A l’image des appareils ecclésiaux, il s’agit d’un univers fortement hiérarchisé (de la fifa aux clubs locaux), régi exclusivement par des hommes, faisant appliquer partout les mêmes lois (les XVII Lois du Jeu : on emploie toujours des majuscules pour s’y référer) sur lesquelles veillent avec autorité un corps de spécialistes, l’International Board. Contrairement à d’autres sports, ces Lois ont connu une stabilité relative depuis leur première codification en 1863 ; les dernières modifications réglementaires importantes remontent respectivement à 1925 - nouvelle définition du hors-jeu - et à 1992 - interdiction faite au gardien de se saisir du ballon de la main lors d’une passe au pied d’un de ses partenaires. Ce monde à part a généré son propre droit, qui limite, par exemple, le nombre de joueurs étrangers dans chaque club, ou encore ses propres divisions territoriales qui s’affranchissent parfois des découpages étatiques (hommage aux fondateurs, le Royaume-Uni compte quatre fédérations et donc quatre équipes « nationales » : Angleterre, Écosse, Irlande du Nord, Pays de Galles). Les statuts de la fifa affichent crânement cette autonomie de l’ordre footballistique : l’article 16 ( !) rappelle que le comité exécutif est la « juridiction suprême » et l’article 48 postule qu’ « il n’est pas permis aux associations nationales, aux clubs, aux membres d’un club de porter leurs différends avec la Fédération, d’autres associations ou clubs devant un tribunal ». L’application sourcilleuse des Lois et règlements, codifiant la pratique et le spectacle, engendrent des tensions entre l’ambition universaliste et les particularismes locaux qui viennent s’y greffer (on retrouverait là un équivalent des relations complexes entre religion officielle et religion populaire). Ainsi, les glissades des joueurs en dehors du terrain après une action victorieuse, l’embrasement de fumigènes par les supporters au début du match, pratiques courantes en pays latin, suscitent périodiquement des rappels à l’ordre des instances dirigeantes. Comme dans une religion universaliste enfin, les objets que l’on vénère sont à la fois communs et différenciés. L’équipe brésilienne de 1970, Pelé, Beckenbauer, Cruyff… sont unanimement loués, tandis qu’en deçà de ce consensus général la ferveur se module selon les lieux et les groupes, en une multitude de « cultes » particuliers : ceux qui adulent Bell, ceux qui préfèrent Giresse, naguère, en Italie, les partisans de Mazzola ou de Rivera, etc. Ces mécanismes différentiels d’idolâtrisation des joueurs rappellent - toutes proportions gardées - les spécialisations sociales, régionales et professionnelles dans le culte des saints.
Tout rituel suppose un scénario programmé, répété, stéréotypé. Que l’on se place du côté des joueurs ou des supporters, et quelle que soit l’issue de la rencontre, la préparation du match, son déroulement, les heures qui le suivent se plient à un strict canevas, ponctué de quelques épisodes dont le sens ne s’épuise pas dans la logique pratique de la compétition.
Avant un grand match, voire avant la plupart des matchs, les joueurs ont coutume de faire une retraite (le terme lui-même est révélateur), à l’écart de la foule et de leur famille. Ce séjour, qui rappelle la séparation et la mise en marge qui inaugurent bien des rituels, se déroule soit dans un site verdoyant de la campagne environnante soit dans une installation, appartenant au club, à la périphérie urbaine, soit encore, pour les brèves retraites précédant un match de moindre enjeu, dans un hôtel de la ville. L’équipe de la Juve se retire, on l’a vu, à Villar Perosa, une bourgade située sur les contreforts des massifs alpins ; les joueurs du Napoli s’isolent au Centro Paradiso, à proximité du stade San Paolo, dans des installations modernes mais austères dont les chambres bleu et blanc ont un style quasi conventuel ; ceux de l’om gagnaient jadis Plan-d’Aups, au pied de la Sainte-Baume ; pendant la période faste des années 1990 ils se rendaient à Digne avant les grandes confrontations, les retraites dans ce site leur ayant, disaient-ils, porté bonheur. Pendant ces séjours, comme lors des déplacements, les joueurs se répartissent par « couples » qui occupent une même chambre ; c’est le jeu des affinités (commune origine, habitudes similaires, proximité de caractère) qui règle la formation de ces « couples », fixés pour toute la durée de la saison. Une société d’hommes donc, où une parenté fictive, rappelant les compérages rituels, se substitue temporairement aux liens conjugaux ordinaires. En pays méditerranéen les femmes sont, en effet, rigoureusement exclues de ce temps de préparation et de recueillement. Elles sont perçues comme des menaces de désordre verbal et énergétique. « Ce sont des sources de zizanie ; elles montent les joueurs les uns contre les autres ; elles excitent leur mari pour qu’il proteste quand il n’est pas titularisé ! », confie un ancien manager de l’om, tandis qu’un des membres du staff de la Juventus redoute « la stérilisation collective » que pourrait provoquer la présence des femmes pendant ce temps de concentration. La retraite, qui plus est sans les femmes, apparaît, en fait, comme un épisode fortement ritualisé où la raison symbolique l’emporte largement sur les raisons pratiques. G. Banide, l’ancien entraîneur de l’om, un des meilleurs techniciens du football en France, est d’ailleurs bien conscient des paradoxes que soulève cette pratique : « Que faut-il faire avant un match, surtout s’il est important ? Dédramatiser l’événement pour que les joueurs l’abordent avec le plus…
La Sorcellerie en Afrique : Une Réalité Persistante
Omniprésente dans les championnats locaux, plus feutrée au niveau professionnel, la sorcellerie est l’une des marques distinctives du football sur le continent africain. “New Lines Magazine” lève le voile sur ces pratiques faites d’onguents, d’amulettes… et d’une bonne dose de superstition.
La magie noire, la sorcellerie, le juju ou le muti ont toujours fait partie du quotidien en Afrique. Ces pratiques persistent encore aujourd’hui, alors même que le continent a l’un des taux de pénétration des téléphones portables les plus élevés au monde et connaît une urbanisation toujours plus rapide. Il n’est donc pas étonnant que, sur ce continent où le football est bien plus qu’un simple sport, les croyances traditionnelles s’invitent dans cette discipline, des équipes juniors au plus haut niveau de la Coupe d’Afrique des Nations [CAN - l’édition 2024, organisée en Côte d’Ivoire, a débuté le 13 janvier et se termine le 11 février].
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Si ces croyances et ces pratiques sont enracinées dans les sociétés africaines, c’est qu’elles ont longtemps permis d’incriminer les maladies, les décès et même les problèmes psychologiques à des individus ou à des groupes de personnes et non à l’hygiène, à la pauvreté et au manque d’hôpitaux. Depuis que le football existe en Afrique, le spectre de la sorcellerie plane sur la discipline. Nchimunya Mweetwa, ancien joueur international zambien, raconte que, dès le lycée, tout le monde savait que certaines équipes pratiquaient la magie noire. “C’est à cette époque que j’ai été confronté au juju.” “L’équipe de l’école avait son sorcier, qui, nous dis
Accusations et Controverses Récentes
Samedi 25 novembre, un journaliste marocain s’est emporté en accusant le Jwaneng Galaxy d’avoir utilisé la magie noire pour vaincre le Wydad AC en Ligue des champions africaine. Les supporters du Wydad Casablanca ont poussé derrière leur équipe. Ce sont des accusations qui font extrêmement parler en Afrique.
Offensé par cette allégation douteuse, le principal concerné s’est vivement exprimé en conférence de presse : « Vous êtes injustes. Vous me décrédibilisez en disant que nous avons gagné grâce à la magie noire ! » À travers cette accusation, le journaliste en question faisait notamment référence à un rassemblement ayant eu lieu avant le coup d’envoi du match. Dominateur de la première à la dernière minute (80 % de possession pour 22 tirs), le Wydad AC a multiplié les opportunités sans jamais parvenir à tromper le portier botswanais.
Accusé par un journaliste, lors d'une conférence de presse d'après-match, d'avoir eu recours à la sorcellerie pour vaincre (1-0) le club marocain du Wydad Casablanca samedi, l'entraîneur Morena Ramoreboli est entré dans une grande colère avant de quitter la salle, visiblement outré par l'offense."Ah ! Vous êtes injuste et maintenant vous voulez me nuire", a lancé Ramoreboli. Avant de déclarer, irrité: "tu dis que nous avons gagné grâce à la magie noire! Ne nous manquez pas de respect!", a lâché le coach avant d'indiquer à l'attachée de presse, conciliante, qu'un journaliste ne pouvait pas lui parler de la sorte.
La victoire du Jwaneng Galaxy relève d'un exploit face au mastodonte marocain, finaliste de l'édition précédente et ancien champion d'Afrique en 2022. La remarque de l'un des journalistes, qui reproche au coach d'avoir eu recours à "une forme de magie noire", fait référence en réalité à une réunion des joueurs botswanais qui ont été vus en train de verser un liquide claire, semblable à de l'eau, à côté du poteau de corner, dans l'avant-match."Vous êtes injuste, j'ai déjà dis qu'ils étaient en train de s'échauffer. Ils faisaient des échauffements avant le match", a répondu le coach Ramoreboli, agacé par la question, répetée plus d'une fois, du même journaliste.Au delà de ce geste mystérieux, le sentiment de frustration s'explique aussi par le scénario à sens unique d'un match où le Wydad a mené avec 80% de possession et 22 tirs dont neuf cadrés. La rencontre s'est finalement jouée sur une action malheureuse en première période: une grosse bourde du défenseur casablancais Haimoud, auteur d'une très mauvaise passe en retrait pour son gardien, à la 33e minute, interceptée par l'attaquant Sesinyi, seul, qui finit avec un lob facile.
L'Affaire Pogba : Maraboutage et Extorsion
DÉCRYPTAGE - Accusé d'avoir fait appel à un marabout pour ensorceler Kylian Mbappé, le footballeur Paul Pogba remue malgré lui un vaste tabou. Leur «sort» est désormais entre les mains de la justice. Depuis le 27 août dernier et la fracassante publication d'une vidéo de règlement de compte par Mathias Pogba, frère de Paul, l'affaire remue le football mondial. Le célèbre milieu de terrain des Bleus est-il victime d'une manipulation de son propre clan? Si elle est loin d'être la première, et si rien n'est avéré à ce stade, l'affaire Pogba illustre désormais au plus haut niveau l'irruption, depuis quelques années, des pratiques de sorcellerie et du recours aux sorts magiques entre sportifs dans les compétitions occidentales.
Dans un entretien au « Parisien », le marabout suspecté d'avoir été payé par Paul Pogba pour jeter un sort à Kylian Mbappé dément tout rôle occulte dans cette affaire. Dans les colonnes du Parisien, Birame D., cité dans « l'affaire Pogba » comme le marabout auquel le milieu de terrain des Bleus aurait demandé de jeter un sort à Kylian Mbappé, dément tout rôle occulte. « Toute cette histoire de maraboutage n'est qu'une pure invention, affirme cet homme de 39 ans né au Sénégal. Paul ne m'a jamais demandé de jeter un sort à Kylian Mbappé. » Musulman pratiquant comme Paul Pogba, il assume l'étiquette de marabout, mais dans le sens traditionnel du terme, réfutant l'image de sorcier adepte de magie noire. « Tout cela n'a aucun sens » S'il assure ne plus avoir de relations avec Pogba, il se dit « écoeuré de voir que des gens qui se présentaient comme (…) ses amis sont capables aujourd'hui de l'accuser de m'avoir demandé de jeter un sort à Kylian Mbappé. Tout cela n'a aucun sens. J'ai seulement l'impression que cette histoire de maraboutage a permis à certaines personnes de faire oublier l'essentiel : Paul a été séquestré et menacé par des hommes armés qui exigeaient de lui un versement de plusieurs millions d'euros. »
Superstitions et Rituels : Une Zone Grise
Outre les cas flagrants de recours à la magie noire, le monde du football est imprégné de superstitions et de rituels qui peuvent parfois s'apparenter à des pratiques magiques. Ces comportements, souvent individuels, visent à conjurer le mauvais sort ou à attirer la chance. Ils peuvent inclure des gestes répétitifs, des objets fétiches, ou des prières. Bien que ces pratiques soient généralement considérées comme inoffensives, elles témoignent de la persistance d'une pensée magique dans le sport de haut niveau.