L'année 2020 a été marquée par un renouvellement important des instances dirigeantes du judo français, à tous les niveaux : départemental, régional et fédéral. Ces élections, qui se sont déroulées entre la fin du mois d'août et le 24 novembre, ont abouti à la désignation du président de la FFJudo. Dans ce contexte, plusieurs candidats à la présidence des dix-huit ligues de France ont été interrogés, afin de présenter ces élus, à la fois territoriaux et nationaux.
Bilan de l'Olympiade Précédente
La Ligue Occitanie de Judo a enregistré en moyenne 44 000 licenciés sur l'olympiade, répartis dans 525 clubs. Elle dispose de deux pôles espoirs (Toulouse et Montpellier), et emploie trois Conseillers Techniques Sportifs (CTS) et seize Conseillers Techniques Fédéraux (CTF).
Afin de répondre à un besoin de proximité, il a été décidé de mettre en place quatre zones géographiques (chacune comptant entre deux et quatre comités départementaux) au cours de l'olympiade précédente. Cette mesure visait à pallier le sentiment que les instances dirigeantes de la nouvelle ligue étaient trop éloignées des préoccupations locales.
L'une des priorités du mandat précédent, comme pour beaucoup d'autres équipes en place depuis 2016, a été la mise en place de la fusion des anciennes ligues. Initialement prévue pour durer deux ans, cette opération a finalement nécessité l'olympiade entière. Cette complexité s'explique en partie par des raisons historiques et géographiques : l'ancienne région Midi-Pyrénées était traditionnellement tournée vers l'Aquitaine, tandis que le Languedoc-Roussillon était davantage orienté vers la région PACA.
Parmi les points positifs, on note l'accès à la formation professionnelle, grâce au développement d'un partenariat entre un Centre de Formation d'Apprentis (CFA) et le CREPS de Toulouse. La coordination avec les actions fédérales, notamment en ce qui concerne le sportif et la formation, est également un atout. Ainsi, la ligue accueille depuis quelques années l'équipe de France féminine à Montpellier pour un stage d'été. De même, Saint-Cyprien a eu le plaisir de voir les féminines tricolores et d'autres internationales se préparer en vue des JO de Rio en 2016. La ligue devait également organiser les championnats de France 1ère division seniors individuels à Perpignan, mais l'événement a été reporté d'un an en raison du contexte sanitaire.
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Défis et Perspectives d'Avenir
Le principal point négatif identifié concerne le secteur sportif. La ligue n'alimente pas suffisamment les équipes de France. L'absence de pôle France sur le territoire (les plus proches étant à Marseille ou Bordeaux) conduit les meilleurs jeunes à quitter leur club d'Occitanie pour rejoindre des structures situées dans les régions des pôles France ou en région parisienne. Des exemples cités sont ceux de Shirine Boukli, originaire du Gard, Blandine Pont, de l'Hérault, et Laura Fuseau, de Haute-Garonne.
Au niveau des licences, une baisse a été constatée sur l'ensemble de l'olympiade. Cela pourrait s'expliquer par la spécificité du territoire et des enseignants, avec des départements ruraux où il est difficile de vivre du judo, nécessitant d'enseigner dans plusieurs clubs différents.
Pour l'avenir, des projets de clubs élite départementaux sont envisagés. L'ambition première est de continuer à valoriser la proximité avec les clubs, en structurant davantage le territoire. Ainsi, chacune des quatre zones géographiques disposera d'un cadre technique et d'un élu référents pour la nouvelle olympiade. De même, une personne sera chargée du judo vétéran pour chaque zone. L'euro reversé aux ligues (1€ par licencié) sera utilisé pour aider les clubs à l'achat de matériel, notamment des tatamis. Au niveau structurel, le projet de dojo départemental à Montech (Tarn-et-Garonne) est bien avancé.
Candidature de Frank Opitz à la Présidence de la FFJDA
Frank Opitz, président de la Ligue Occitanie de Judo depuis juin 2016 et membre du conseil d'administration de la FFJDA depuis novembre 2016, a annoncé sa candidature à la présidence de la Fédération française de judo, ju-jitsu, kendo et disciplines associées (FFJDA). Les élections auront lieu en novembre 2024.
Dans sa déclaration d'intention, il explique sa décision par sa volonté de contribuer positivement au développement de la Fédération, en s'appuyant sur les principes fondamentaux des disciplines. Il s'engage à ce que l'argent serve un projet et non que l'argent soit le projet, refusant catégoriquement tout projet qui privilégierait la rentabilité financière au détriment des valeurs et de la mission première : développer le judo au bénéfice de ses licenciés. Il souhaite que la Fédération soit au service des clubs et de leurs enseignants, en créant un environnement favorable à leur épanouissement.
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Frank Opitz se dit convaincu que la FFJDA peut devenir un exemple de réussite et d'intégrité dans la société et au sein du sport français. Durant les mois à venir, il travaillera avec son équipe à l'élaboration d'un programme avec les dirigeants, professeurs de clubs, élus de comité et de ligue, arbitres, commissaires sportifs, athlètes et haut gradés, afin de proposer un projet qui unifiera la Fédération et lui redonnera sa grandeur au service des clubs, des enseignants et des licenciés.
Soirée Partenaires de la Ligue Occitanie de Judo et du Comité de Haute-Garonne
Le jeudi 6 novembre 2025, la Ligue Occitanie de Judo et le Comité de Haute-Garonne de Judo ont réuni leurs partenaires à la Maison du Rugby, à Toulouse, pour une soirée placée sous le signe du partage, du réseau et des valeurs sportives. Cet événement a permis de remercier les entreprises et institutions qui soutiennent le développement du judo sur le territoire. Les participants ont pu échanger autour des projets en cours et à venir, et partager leur attachement aux valeurs fortes qui unissent le monde du sport et celui de l'entreprise : respect, engagement, esprit d'équipe et dépassement de soi.
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