Le Paris Saint-Germain face à Arsenal : Un historique européen contrasté

À l'approche d'une potentielle demi-finale de Ligue des champions opposant le Paris Saint-Germain à Arsenal, il est crucial d'examiner l'historique des confrontations entre ces deux clubs. Si l'optimisme peut régner du côté parisien, les statistiques passées ne plaident pas forcément en leur faveur.

Un bilan défavorable en compétitions européennes

Arsenal est l'équipe qui a le plus souvent défié le PSG en compétition européenne majeure sans jamais s'incliner. Les Franciliens se sont frottés cinq fois aux Gunners pour deux matchs nuls et trois défaites. Une statistique qui peut susciter l'inquiétude chez les supporters parisiens.

Coupe des coupes 1994 : Une élimination amère

Le club de Londres avait sorti Paris en demi-finales de Coupe des coupes en 1994 (1-1, 1-0). Le match retour a laissé bien des regrets, notamment car Artur Jorge avait «sacrifié» George Weah au profit de Rai parmi les trois joueurs extracommunautaires autorisés à l’époque.

Phase de groupes de Ligue des champions 2016 : Des matchs nuls sans vainqueur

Opposées en phase de groupes en 2016, aucune des deux équipes ne s’était imposée (1-1, 2-2) alors que les Canonniers n’affichaient pas un effectif aussi complet que celui de la saison actuelle. Une deuxième place qui avait envoyé le PSG dans les griffes du Barca de Luis Enrique en huitièmes, la remontada, en 2017.

Saison 2024-2025 : Une victoire d'Arsenal en phase de ligue

En 2024-2025 justement, Arsenal a déjà dominé le PSG. C’était lors de la phase de ligue en octobre (2-0). Kai Havertz et Bukayo Saka avaient profité de la fébrilité d’une formation parisienne bien mieux huilée désormais.

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Arsenal, bête noire des clubs français ?

La réussite de Declan Rice et compagnie ne s’arrête pas aux portes du Parc des Princes. En 29 confrontations face à des équipes tricolores, les Gunners ne sont tombés que quatre fois, pour un ratio de 55 % de succès (16) et de 31 % de matchs nuls. Marseille et Lyon n’ont jamais dompté les Londoniens, au contraire de Lens en 1998 (1-0) et en 2023 (2-1), Auxerre en 2022 (2-1) et Rennes à onze contre dix en 2019 (3-1).

En dépit de sa victoire, les Bretons n’avaient pas converti ce résultat lors du match retour en 8e de finale de Ligue Europe (3-1, 0-3). Les Rouge et Noir ne s’étaient pas qualifiés pour le tour suivant, pas plus que les cinq autres clubs - Lens, Auxerre, Rouen et Paris - qui ont croisé la route des Anglais lors des confrontations à élimination directe.

Des raisons d'espérer pour le PSG

Les Parisiens peuvent se rassurer en n’oubliant pas qu’ils viennent d’éjecter deux clubs anglais de la compétition en huitième (Liverpool) et en quart (Aston Villa) de finale. Et qu’ils ont plus ou moins lancé leur belle dynamique contre Manchester City (4-2) en janvier.

Évolution des équipes depuis leur dernière confrontation

Beaucoup de choses, des deux côtés, ont changé depuis le 1er octobre. Arsenal a récupéré l’indispensable Martin Odegaard au milieu et vu éclore Miles Lewis-Skelly à gauche. Les Gunners ont aussi perdu du monde en cours de route, Kai Havertz, Gabriel Jesus, Ricardo Calafiori ou encore Gabriel Magalhanes. Les blessures ont incité Mikel Artera à utiliser Mikel Merino en faux 9. Pari gagnant. Le milieu espagnol s’est d’ailleurs montré décisif contre le Real en quarts, buteur à l’aller, passeur au retour. Pour le reste, Arsenal reste aussi solide défensivement et dangereux sur les coups de pied arrêtés. Ça, ça n’a pas changé.

Côté Paris, on se souvient que Luis Enrique avait puni Ousmane Dembelé, écarté pour le déplacement à Londres. Khvicha Kvaratskhelia n’était pas encore là. Désiré Doué n’avait pas encore cassé la coquille. Fabian Ruiz n’avait pas atteint son niveau actuel. Nuno Mendes n’avait pas été libéré de son carcan. Vitinha n’avait pas encore retrouvé son niveau. Joao Neves venait d’arriver. Le jour et la nuit sur le plan individuel. Collectivement, aussi. Ce n’est plus le même PSG.

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Forces et faiblesses actuelles des deux équipes

Au vu de leurs absents (Havertz, Partey, Gabriel…), les Gunners ne se présentent pas avec tous leurs atouts. Ils ont toutefois montré face au Real Madrid qu’ils ont de la ressource et les qualités pour prétendre à une place en finale, le 31 mai, à Munich. De son côté, le Paris-SG fait partie des favoris naturels depuis qu’ils ont fait chuter Liverpool, en huitièmes. Le tout sans blessé ni suspendu et avec les batteries pleines sachant que les Rouge et Bleu sont déjà champions depuis plusieurs semaines.

Problème ? La dynamique n’est pas flamboyante, à l’image de la défaite 1-3 face à Nice vendredi. L’ombre d’un doute, même si les joueurs de Mikel Arteta restent sur un nul contre Crystal Palace (2-2).

Le PSG en demi-finales de Ligue des champions : Un parcours semé d'embûches

C’est la cinquième fois que le PSG se hisse à ce niveau de la compétition, la quatrième sur les six dernières années. Les hommes de Luis Fernandez avaient ouvert la voie en 1995, avec une élimination face à l’AC Milan (0-1, 0-2). Il a fallu attendre 2020 et le Final 8 de Lisbonne pour revoir Paris en demies, avec une victoire 3-0 sur Leipzig, un match sec, avant la défaite en finale contre le Bayern Munich (0-1). La seule finale de C1 du club de la capitale, de nouveau écarté en demies l’année suivante, par Manchester City (1-2, 0-2), et l’an passé, par le Borussia Dortmund (0-1, 0-1). Le PSG a disputé quatre autres demi-finales européennes, dont celle, perdue, face à la Juventus Turin (1-2, 0-1) en Coupe de l’UEFA, en 1993. Les trois autres, en Coupe des Coupes.

À noter qu’Arsenal apparaît en demi-finales de C1 pour la troisième fois, la première depuis 2009, trois ans après la seule finale de l’histoire du club londonien dans la plus prestigieuse compétition européenne, en 2006, sous Arsène Wenger.

Mikel Arteta : Un passé parisien

Cinq, presque six joueurs ont porté les couleurs des deux clubs. Pour Kaba Diawara, Nicolas Anelka, Lassana Diarra et David Luiz, pas de doute. Et il y a aussi un certain Mikel Arteta, l’actuel entraîneur de la formation londonienne. Repéré par Luis Fernandez alors qu’il évoluait au sein des équipes de jeunes de la Real Sociedad, le tout jeune milieu basque a passé un an et demi sur les bords de la Seine, en prêt, de janvier 2001 à l’été 2002. 53 matchs disputés au total, cinq buts marqués et autant de passes décisives. Le Paris Saint-Germain aurait aimé le garder, mais n’en avait pas les moyens. C’est à Arsenal qu’Arteta a terminé sa carrière de joueur (2011-16) et qu’il a débuté sa nouvelle vie de coach, depuis décembre 2019.

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Victoire du PSG face à Arsenal en Ligue des Champions

Déjà vainqueur à l’aller, le Paris Saint-Germain s’est imposé face aux Gunners (2-1), mercredi, au Parc des Princes. Le 31 mai, à Munich (Allemagne), le PSG disputera la deuxième finale de son histoire face à l’Inter Milan.

Face à une équipe d’Arsenal joueuse mais parfois brouillonne, le Paris Saint-Germain a décroché l’ultime ticket pour la finale de la Ligue des champions, en s’imposant encore face aux Gunners (2-1, score cumulé 3-1), mercredi 7 mai au Parc des Princes. Bien lancés après leur courte mais cruciale victoire obtenue à Londres lors de la demi-finale aller (0-1), les Parisiens ont livré une prestation appliquée, à l’image de leur seconde partie de saison.

Les moments clés du match

D’une frappe limpide, le milieu espagnol Fabian Ruiz a su doubler l’avantage pour le PSG (27e), alors même que le cours du jeu semblait pencher en faveur d’Arsenal, particulièrement offensif en première période. Avant ce but, les Parisiens avaient trouvé le poteau, par l’intermédiaire de Kvaratskhelia (17e), une action qui a sonné la révolte du PSG. Si Vitinha a ensuite buté face à David Raya (69e), sur un penalty obtenu par l’intermédiaire d’Achraf Hakimi, dans la foulée, le latéral marocain a enfoncé le clou au meilleur des moments (72e), scellant d’ores et déjà la qualification. La déviation manquée de Willian Pacho, suivie du but de Bukayo Saka (76e) n’a ainsi rien changé, les Parisiens maintenant l’écart jusqu’au bout, bien aidés par un Parc des Princes incandescent.

Pour leur deuxième finale de Ligue des champions (après celle perdue en 2020 face au Bayern Munich), les Rouge et Bleu retrouveront l’Inter Milan le 31 mai à Munich, bourreau du FC Barcelone dans l’autre partie du tableau, au terme d’un duel spectaculaire.

Le joueur clé : Fabian Ruiz

Le longiligne milieu espagnol est rarement le plus scintillant, ou le plus apprécié de ce dense entrejeu propre au PSG. Il est pourtant un véritable métronome et le symbole de la réussite parisienne. Sa frappe rageuse pour ouvrir la marque est une pièce essentielle du succès du club de la capitale. Le reste de sa prestation est à son image : dans l’ombre, mais terriblement efficace.

Les buts du match

  • 1-0, 27e : A la suite d’un coup franc tiré par Vitinha, Thomas Partey repousse comme il peut sur Fabian Ruiz, qui contrôle à l’entrée de la surface. Le milieu espagnol se décale, et enchaîne par une volée du pied gauche dans l’axe, déviée par William Saliba dans les filets de David Raya.
  • 2-0, 72e : Tout juste entré en jeu, Ousmane Dembélé hérite du ballon dans la surface de réparation et glisse une passe millimétrée pour Hakimi, au point de penalty. Le latéral marocain n’a plus qu’à tirer en ouvrant son pied droit.
  • 2-1, 76e : Marquinhos est bougé au duel face à Leandro Trossard, qui parvient à servir Bukayo Saka, bien aidé par la déviation dans l’axe de Willian Pacho. L’ailier anglais conclut alors devant la cage parisienne.

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