Comprendre les règles du jeu en NBA : Un guide pour les fans

Si vous vous lancez dans une Fantasy League ou que vous prévoyez de le faire, il est essentiel de bien connaître les règles. Apprenez les règles de votre ligue par cœur. Votre ligue est-elle axée sur les points ou les catégories ? Head to head ou rôtisserie ? Un joueur comme Andre Drummond peut être perçu différemment selon le format de la ligue.

L'importance de la connaissance approfondie

Dans le monde de la NBA, la connaissance est un pouvoir. Savoir quel entraîneur aime jouer vite ou qui est le troisième meneur des Kings peut faire la différence. Chaque seconde compte. Comment dénicher le Devonte Graham que personne n'a drafté et qui peut vous faire gagner la saison ? Le sommeil est le cousin de la mort, surtout quand on doit suivre les matchs NBA entre 1h et 6h du matin. C'est souvent à ce moment-là qu'il faut recruter.

Apprenez à connaître chaque membre de votre équipe par leur nom, comme le Wu Tang. Vous devez connaître les forces et faiblesses de votre équipe à tout moment. Il peut sembler contradictoire, mais parfois, les meilleures décisions sont celles que l'on ne prend pas.

La saison NBA : Un marathon, pas un sprint

La saison est un marathon, pas un sprint. Il ne faut pas se précipiter pour couper un joueur comme Kelly Oubre parce qu'il n'a pas réussi un layup en trois matchs. Devenez le Di Caprio du Loup de Wall Street. Rater sa draft n'est pas rédhibitoire. Si vous savez vendre un joueur qui a deux mains gauches comme s'il était deux fois plus fort qu'un gaucher, le titre est toujours possible.

Le jeu sur le terrain : Représentation et actions

Le jeu dispose d'un mécanisme simple mais raffiné qui permet de représenter en 3 tours les 24 secondes données aux joueurs avant de devoir tenter un tir. Les joueurs se déplacent sur le terrain, marquent, dribblent, bloquent, passent, et peuvent bien entendu marquer des paniers de 2 ou 3 points comme dans un vrai match ! Le temps est compté, les adversaires sont à 2 points de vous et ont le ballon ; dans quelques secondes, le coup de sifflet final retentira ; le public crie: "en défense, en défense" …

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L'arbitrage en NBA : Un sujet sensible

L'arbitrage en NBA est un sujet qui agace beaucoup les fans. Entre marchés non sifflés, traitements de faveur et changements de décisions au quotidien, suivre un match peut parfois devenir exténuant. Comment comprendre les hommes au sifflet ? Pas un jour ne se passe sans qu'une vidéo ne surgisse sur les réseaux sociaux et crée une discorde dans la communauté basket. La critique de l'arbitrage en NBA est devenue une habitude. "Non mais regarde, il marche ! Attends, genre y'a pas faute là au buzzer ?" Chaque jour, c'est la même chose.

Pour éviter cette frustration permanente, il est important de savoir à quel jeu on joue. Avant de se lancer dans un jeu de société, on lit les règles, non ? Il en va de même pour la NBA, qui a ses propres codes et règles, éloignées de celles enseignées dans toutes les écoles de basket. Bien qu'il puisse paraître étrange que nous ne partagions pas tous le même livre signé James Naismith, il est crucial d'établir cette base pour mieux comprendre la suite.

Relations entre joueurs et arbitres : Un fléau ?

Les relations entre joueurs et arbitres sont un véritable fléau qui s'est propagé dans la Ligue et a définitivement gangrené l'image des hommes au sifflet. En regardant la NBA actuelle, une évidence se dresse devant nous : la différence de traitement en pleine rencontre. Croire que tous les joueurs vont être arbitrés de la même manière est un doux rêve. LeBron James ne vit pas sous le même régime que Yogi Ferrell, c'est ainsi.

Dans un monde idéal, chaque arbitre évoluerait sans directive de la Ligue insistant sur la protection des stars, mais ce n'est pas le cas. Et même si cela existait, il y aurait toujours différentes façons d'aborder la gestion de ces joueurs aux différents palmarès sur le même terrain.

Auparavant, une simple main sur l'épaule d'un arbitre était considérée comme un acte intolérable, une question de distanciation pour rester objectif. La NBA a ouvert les portes à de véritables "buddies". On se lâche des sourires, on se fait des clins d'œil, on en voit même devenir potes. La profession a pris un coup de pompe dans le ventre, et d'anciens arbitres ont tout simplement décidé de ne plus regarder ce basket à la télévision, par dégoût de cette déformation.

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Dans l'ancien règlement de la Ligue, il était interdit d'engager la moindre conversation avec un coach ou un joueur. Cette règle a totalement disparu, comme on le voit avec les interactions actuelles : câlins avant le match, blagues entre deux lancers, tape sur les fesses lorsqu'un call est abusé. Ce qui faisait la pureté de l'arbitrage a disparu en grande partie, et les actions de jeu ont été impactées par cette liberté globale.

Il est difficile de croire qu'un arbitre sera totalement objectif s'il entretient une véritable amitié avec certains joueurs qu'il doit pourtant juger. Ce serait comme croire qu'un juré d'assises condamnerait un assassin si l'homme en question était un proche. Cet oubli des principes de base, cette "copinisation" des relations entre joueurs et arbitres, a mené à des situations parfois troublantes. Voir Joey Crawford arbitrer LeBron était devenu une blague d'avant-match, tant le bilan du King sous ses ordres était proche de la perfection. Apercevoir Tony Brothers dans l'Oklahoma enclenchait des pronostics plus tristes qu'amusants, tant le Thunder alignait les victoires avec le vétéran en chef de file.

Ces statistiques sont-elles montées de toute pièce pour pointer la NBA du doigt ? Peut-être. Mais c'est aussi une attitude logique, après le scandale entourant Tim Donaghy et les Playoffs truqués de 2002. La Ligue doit composer avec ce lourd héritage. Adam Silver devra traiter ce point dans les prochaines années, s'il souhaite améliorer l'arbitrage en NBA : le retour nécessaire à cette distanciation, afin d'obtenir un jugement le plus pur possible.

Les "must have" de l'arbitrage en NBA

Maintenant, passons aux "must have", ces coups de sifflets que l'on retrouve tous les soirs et autres règles non-écrites, qui font la joie de la NBA. Ce sont des lois de cette Ligue, connues de tous, qui ne représentent pas une vérité fondée mais sont bien présentes au quotidien. Il est important de se rappeler chaque épisode précédent pour comprendre les calls expliqués ci-dessous : cela vous permettra notamment de capter qu'il ne faut pas attendre d'uniformisation, vue la cadence des matchs enchaînés et le sur-régime imposé aux hommes au sifflet. Vus les arbitres différents, relations différentes et situations différentes, il n'y a pas de véritable modèle prédéfini. Juste des répétitions souvent remarquées.

Le Superstar Call

Le Superstar Call est un coup de sifflet réservé aux superstars, comme son nom l'indique. Une patate dans un joueur peu connu ne provoquera qu'une faute simple, mais une joue effleurée sur un LeBron James par exemple ? Attention à l'expulsion. Depuis des décennies, la NBA a souhaité protéger ses stars et leur offrir certains avantages pour exceller : les Superstars Calls sont là pour veiller à la hiérarchie des joueurs. C'est le call le plus important à connaître, car il définit de nombreuses rencontres chaque saison. Par exemple, Jimmy Butler reçoit deux magnifiques lancers au buzzer, sur une pichenette de Marcus Smart.

Le Home Call

Le Home Call est un coup de sifflet qui va dans le sens de l'équipe jouant à domicile. Il est important de savoir que les directives ne sont pas tout à fait les mêmes pour les équipes jouant devant leur public et celles évoluant à l'extérieur. Chaque soir, on retrouve des situations qui seraient arbitrées totalement différemment si le lieu était lui aussi différent.

Le Make-up Call

Le Make-up Call est la plus belle façon de s'excuser auprès des joueurs, venant des arbitres. Ce coup de sifflet consiste à effacer une action précédente mal jugée, afin d'équilibrer la balance. Par exemple, si une faute offensive est sifflée contre un joueur alors que le trio arbitral réalise par la suite qu'elle n'aurait clairement pas dû avoir lieu, la possession suivante verra le même arbitre "rattraper" sa boulette en sifflant à l'avantage de l'équipe initialement pénalisée.

Le CV Call

Le CV Call peut faire allusion au Superstar Call, sauf qu'on parle de la version négative de ce coup de sifflet. Il s'agit des jugements faits en fonction des joueurs et de leurs antécédents, plutôt que le jeu lui-même. Ainsi, un DeMarcus Cousins recevra une faute technique plus rapidement, un James Harden recevra deux lancers plus aisément, Zaza Pachulia provoquera une faute offensive plus fréquemment, grâce ou à cause de leur parcours. Les arbitres connaissent parfaitement les joueurs et leurs habitudes, ce qui peut créer des coups de sifflets parfois automatiques, basés sur leur perception initiale.

L'International Call

L'International Call est réservé à ceux qui ne viennent malheureusement pas des Etats-Unis. Il ne s'agit pas de traiter les arbitres de racistes, mais les joueurs venant d'ailleurs auront parfois des coups de sifflets en leur défaveur. Marcher pour Tony Parker pendant que LeBron fait huit pas, flopping pour J.J. Barea alors que Marcus Smart fera comme bon lui semble, faute offensive de Gorgui Dieng alors qu'il se fait massacrer les bras, Hedo Turkoglu suspendu pour prise de stéroïdes pendant que Dwight ressemble à un Transformer : tous les registres existent en ce sens.

Le Ratings Call

Le Ratings Call est directement lié au spectacle proposé par chaque rencontre. Dans des situations de comebacks en plein dernier quart-temps, l'arbitrage suivra le flow du scénario en donnant davantage de soutien à l'équipe effectuant un grand retour. Fautes moins données, coups de pouce plus fréquents, il s'agit surtout de prolonger le script en évitant de briser un retournement de situation. Par exemple, le fameux comeback des Lakers en 2000, qui voit Steve Smith se prendre Shaq dans la figure alors qu'il aurait très certainement eu des lancers lorsque les Blazers menaient au score.

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