Comprendre le Fonctionnement de la Loterie NBA

Chaque année, la NBA organise la loterie pré-draft, un événement crucial pour l'avenir des franchises. Cette loterie détermine l'ordre dans lequel les équipes pourront sélectionner les jeunes talents lors de la draft NBA. Cet article détaille le fonctionnement de cet événement.

Introduction à la Loterie NBA

La loterie NBA est une cérémonie annuelle qui se tient généralement en mai, à Chicago. Elle précède la draft NBA d'environ un mois, laissant aux équipes le temps d'évaluer leurs options et de préparer leurs sélections. Elle détermine l’ordre des choix de draft entre les quatorze équipes n’ayant pas accédé aux Playoffs.

Objectif de la Loterie

La loterie de la draft a lieu un mois avant celle-ci, afin de laisser le temps à chaque franchise d’étudier ses options et de préparer ses futures sélections. Par un système de tirage au sort, elle désigne l’ordre du recrutement à venir. La draft est l’événement majeur de la NBA, au cours duquel les 30 franchises sélectionnent à tour de rôle un joueur issu de l’université, du lycée, ou de l’étranger. Pour avoir le premier choix, le tirage au sort se fait en fonction du classement de la saison régulière passée. Et étonnamment, ce ne sont pas les meilleures équipes qui sont récompensées mais bien les moins performantes !

Les Participants : Qui est concerné ?

En théorie, la “lottery” concerne les franchises non qualifiées en playoffs, soit les 14 équipes avec les plus mauvais bilans. On leur attribue une place, et donc des chances de remporter le premier choix, en fonction de leur bilan en saison régulière. L’arrivée du “play-in” a un peu bouleversé la théorie puisque la NBA doit attendre les éliminations des barrages pour déterminer les “lottery teams”.

Le Mécanisme de la Loterie : Comment ça marche ?

Le système de la loterie est simple. La NBA utilise des balles de ping-pong numérotées de 1 à 14. Quatorze balles de ping-pong, numérotées de 1 à 14, sont placées dans une machine qui en tire au sort quatre. Les quatre nombres obtenus forment une combinaison. Avant la loterie, 1000 combinaisons sont réparties entre les franchises en lice : de 140 pour Detroit et Washington à 6 pour Golden State.

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Avant la cérémonie, 1 001 combinaisons sont attribuées aux équipes selon leurs résultats de l’année passée. Les trois franchises avec le plus mauvais bilan reçoivent 140 combinaisons, la dernière seulement 5.

Les balles sont ensuite placées dans un tambour qui tourne pendant 20 secondes. Au bout de 20 secondes de mélange, une balle sort du tambour : le premier numéro est tiré. Ensuite, on prend les mêmes boules et on recommence. Le second numéro est tiré. Au total, il y a 1001 combinaisons possibles. Le processus est ainsi répété pour avoir une combinaison finale de quatre chiffres. L’équipe qui possède la combinaison finale remporte le jackpot, c’est-à-dire l’opportunité de choisir en premier lors de la draft.

Le propriétaire de la première combinaison tirée repart avec le premier choix de la draft le 26 juin prochain, puis la machine tire trois autres combinaisons qui offriront à leur propriétaire (moins la franchise déjà sélectionnée) les deuxième, troisième et quatrième choix. L'ordre du reste de la draft correspond au classement inverse de la saison régulière.

Ce processus de tirage au sort (déterminer une combinaison de quatre chiffres) est réutilisé pour les deuxième, troisième et quatrième choix. Le reste de la draft se déroulera dans l’ordre du classement de la saison régulière. Le 8e pire bilan - si pas inclus dans le Top 4 - draftera en 8e position ou plus bas.

Probabilités et Chances : Qui a le plus de chances ?

Plus le bilan d’une équipe est mauvais, et plus elle aura de chances de drafter haut. Les franchises ayant le pire bilan sont celles qui ont le plus de chances d’avoir le premier choix. Les pires bilans de NBA sont les grands favoris pour tirer les plus hauts choix de draft. Mais ce n’est pas aussi rangé : les trois pires bilans ont autant de chances de tirer le first pick et d’obtenir un choix du Top 4. Cela pour éviter que les mauvaises équipes « tankent » trop pendant la saison régulière, c’est-à-dire qu’elles fassent exprès de perdre pour obtenir les meilleurs pourcentages à la loterie de fin de saison - et finalement drafter très haut.

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Depuis 2019, les trois pires équipes de la saison régulière ont chacune 14% de chance de remporter le jackpot. Avant cela, la dernière équipe de la saison régulière avait 25% de chance d’avoir le premier choix, l’avant-dernière 19,9% et l’antépénultième 15,6%. De sacrés écarts qui favorisaient le tanking, cette fameuse course à la dernière place.

Cette année, Detroit et Washington comptent chacun 14 % de chances d'obtenir le premier choix. Suivent Charlotte et Portland - 21 victoires chacun en phase régulière - avec 13,3 % et 13,2 % de chances, puis San Antonio à 10,5 %. Les pourcentages continuent de baisser jusqu'à Sacramento (0,8 %) et Golden State (0,7 %), qui auront besoin d'un miracle pour obtenir le choix numéro 1 de la draft, organisée les 26 et 27 juin prochains.

Exemples de Probabilités

  • Detroit Pistons: 14%
  • San Antonio Spurs: 14%
  • Houston Rockets: 14%
  • Charlotte Hornets: 12,5%
  • Portland Trail Blazers: 10,5%
  • Orlando Magic: 9%
  • Indiana Pacers: 6,8%
  • Washington Wizards: 6,7%
  • Utah Jazz: 4,5%
  • Dallas Mavericks: 3%
  • Chicago Bulls: 1,8%
  • Oklahoma City Thunder: 1,7%
  • Toronto Raptors: 1%
  • New Orleans Pelicans: 0,5%

Les Enjeux et les Risques

Des 13 représentants invités à Chicago, certains pourraient repartir les mains vides. Toronto a 9 % de chances de voir son choix du premier tour être le choix numéro 1, mais si le sort place la franchise hors top 6, son choix de draft ira à San Antonio, en vertu d'un échange conclu lors du trade de Jakob Poetl en 2023. Même danger pour Utah (leur choix ira à OKC s'il est hors top 10) et Golden State qui est quasiment certain de voir son « pick » s'envoler vers Portland, à moins qu'il ne termine dans le top 4. Houston pourrait aussi perdre son premier tour s'il n'est pas dans le top 4 (il irait alors à OKC), mais les Rockets ont récupéré entre-temps le choix de Brooklyn grâce à l'échange qui a vu partir James Harden chez les Nets.

Les Représentants des Franchises

Quatorze personnalités, choisies directement par les franchises. Elles ont souvent (toujours) un lien très étroit avec les franchises qui les envoient : GM, anciennes gloires, joueurs actuels, directeur des opérations basket, président… everything’s possible. Franchement ? C’est incroyable. On se souvient du « F**K YEAH ! » de Alvin Gentry - alors entraîneur des Pelicans - quand son équipe a tiré le first pick en 2019.

Influence sur les Prospects Français

Comme en 2023 avec Victor Wembanyama et Bilal Coulibaly, les principaux « prospects » français auront l'oeil attentif sur les mains de Mark Tatum, numéro 2 de la NBA, qui révélera les résultats de la loterie. Pour The Ringer et The Athletic, Alexandre Sarr est même le meilleur espoir de la cuvée et pourrait donc faire ses bagages pour la franchise victorieuse de la loterie. Aperçu à Perth cette saison en Ligue océanienne (NBL), le pivot est notamment en concurrence avec un compatriote : l'ailier néo-international Zaccharie Risacher (Bourg-en-Bresse), meilleur espoir selon le classement d'ESPN (10e selon The Ringer et 8e pour The Athletic). Selon les prévisions outre-Atlantique, un troisième joueur français pourrait devenir un « lottery pick » - choix dans le top 14 de la draft - le 26 juin prochain : Tidjane Salaün. L'ailier choletais (18 ans), plus jeune joueur professionnel au coup d'envoi de la saison de Betclic Elite, navigue autour du top 15 : 12e pour The Ringer, 15e pour ESPN et 18e selon The Athletic. Mais sa côte est en pleine ascension aux États-Unis avec en ligne de mire l'exemple de Bilal Coulibaly qui avait été choisi en 7e position en 2023 au bout de sa première saison professionnelle.

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Controverses et Théories du Complot

Mis en place pour éviter une course à la dernière place, ce système a donc créé un autre problème en réveillant les théories du complot. Le fait que le tirage au sort des balles de ping-pong ne soit pas diffusé ouvre la porte à toutes les imaginations. Même si les doutes existaient déjà à l’époque où le tirage au sort était télévisé.

L’exemple le plus connu date de 1985, année de la draft du phénomène universitaire Patrick Ewing. À l’époque, les fameuses boules de ping-pong n’ont pas encore été mises en place. Les sept équipes les moins performantes de la saison régulière sont départagées avec un système d’enveloppe, une par franchise. Celles-ci sont placées dans une boule de plastique géante, mélangées puis tirées au sort une par une pour déterminer l’ordre de la draft. La dernière enveloppe tirée est celle des New York Knicks, qui ont donc la possibilité de faire venir Patrick Ewing. Le dénouement de cette loterie provoque immédiatement un tollé. Certains fans et patrons de franchises estiment que New York a été avantagé pour les fortes retombées économiques qu'offre la présence d’une superstar à Big Apple. Pour les adeptes de cette théorie, l’enveloppe des Knicks aurait été réfrigérée et écornée pour permettre à David Stern, alors patron de la NBA, de la reconnaître. L’identité de l’homme qui a placé les enveloppes dans la boule géante, un expert-comptable du cabinet Ersnt & Whinney, qui gère l’audit du groupe propriétaire des Knicks, n’aide pas.

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