Daniel Costantini, figure emblématique du handball français, a marqué l'histoire de ce sport en France. Son influence s'étend sur plus de quinze années à la tête de l'équipe de France, de 1985 à 2001, une période riche en succès et en transformations. Cet article explore son parcours, son impact sur le jeu, et son héritage durable.
Un Nouveau Chapitre en 2000
En l'an 2000, Daniel Costantini, fort de deux titres de champion du monde et de plus de 500 matchs à la tête de l'équipe de France, exprime le désir de tourner la page de l'époque dite des « Barjots ». Cette volonté de renouveau se manifeste par l'intégration de jeunes talents, à l'instar de Guillaume Gilles, âgé de vingt ans, le plus jeune du groupe France.
L'Émergence d'un Nouveau Talent
Guillaume Gilles, nouveau venu dans l'équipe nationale en provenance de Chambéry, incarne cette nouvelle génération. Sa rencontre avec Costantini à Besançon symbolise le changement de cap entrepris par l'entraîneur national.
Le Parcours d'un Entraîneur Visionnaire
Avant de devenir le sélectionneur emblématique de l'équipe de France, Daniel Costantini a exercé ses talents d'entraîneur à Marseille en 1985. Il reprend les rênes d'une équipe en quête de succès internationaux.
Les Premières Récompenses
La patience et la persévérance de Costantini sont récompensées en 1992, lorsque l'équipe de France remporte la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Barcelone. Cette victoire marque le début d'une ère de succès pour le handball tricolore.
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L'Héritage de Costantini et la Rivalité avec Bengt Johansson
L'influence de Costantini ne se limite pas aux frontières françaises. Son homologue suédois, Bengt Johansson, décédé récemment, a également marqué l'histoire du handball avec l'équipe masculine de Suède de 1988 à 2004.
L'Ère des "Bengan Boys"
Surnommés « Les Bengan Boys », les joueurs suédois tels que Magnus Andersson, Stefan Lövgren, Staffan Olsson et Magnus Wislander ont dominé la scène internationale sous la direction de Johansson. Cette période a été marquée par de nombreux affrontements entre les équipes de France et de Suède.
Une Rivalité Respectueuse
La rivalité entre Costantini et Johansson a été intense, mais empreinte de respect mutuel. Costantini se souvient de Johansson comme d'un homme charmant et avant-gardiste dans le management des hommes. Il admirait la gestion participative de Johansson, qui contrastait avec son propre style, qu'il qualifie d'« adjudant-chef insupportable ».
Victoires et Défaites Face à la Suède
L'histoire retiendra que Daniel Costantini a remporté le premier duel face à son homologue suédois lors de la Polar cup en Norvège, le 25 novembre 1988, par 18 à 17 et un jet de 7m de Denis Lathoud. Le mano-à-mano entre les deux techniciens s’achèvera par une huitième victoire, 13 ans plus tard, dans un Bercy incandescent, synonyme de deuxième couronne mondiale des Bleus (28 à 25). « J’ai le sentiment de me retrouver quitte avec les Suédois, après cette superbe victoire à Bercy, sourit Daniel Costantini. Ce fût une fête inoubliable avec ce but à la dernière seconde de Greg Anquetil qui nous a emmenés en prolongations. C’était presque un scénario de film. »
Le Jeu et la Tactique : Une Vision Équilibrée
Costantini avait une vision claire du jeu, mettant l'accent sur l'équilibre et la polyvalence. Il admirait le jeu complet des Suédois, où chaque poste était valorisé et où les ailiers étaient de véritables finisseurs.
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L'Évolution du Handball Suédois
La Suède a retrouvé son lustre d'antan, devenant vice-championne du monde en 2020 et championne d'Europe en janvier dernier. Costantini souligne les liens entre le jeu actuel de la Suède et celui développé à l'époque de Johansson.
Le Sacre des "Barjots" en Islande : Un Moment Clé
Le Mondial de handball 2025 sera l'occasion de célébrer le trentième anniversaire du sacre des « Barjots » en Islande. Cet événement a marqué un tournant dans l'histoire du handball français.
Akureyri : Un Lieu Propice à la Victoire
Akureyri, un village de pêcheurs islandais, a été le théâtre de moments décisifs pour l'équipe de France. Costantini décrit l'atmosphère surréaliste de ce lieu, où les « Barjots » ont puisé leur énergie pour surmonter les obstacles.
La Remobilisation des Énergies
Après une phase de poules laborieuse, l'équipe de France s'est retrouvée dos au mur à Akureyri. C'est dans ce contexte difficile que les « Barjots » ont réussi à se remobiliser et à trouver la voie du succès.
L'Après-Barcelone et la Quête de l'Excellence
Après une 6e place aux Jeux olympiques de Sydney 2000, la formation dirigée par Daniel Costantini ne s'arrête pas là puisqu'en 2001, devant son public, l'équipe de France décroche une deuxième couronne mondiale obtenue lors d'une finale mémorable pour le handball français avec un public surchauffé et un suspense hors du commun face à la Suède. Daniel Costantini se souvient avec émotion de cette victoire à Bercy, et de la liesse populaire qui a suivi.
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Les Défis de l'Ère Onesta
La première compétition de l’ère Onesta est le championnat d'Europe 2002 en Suède, terminé à la 6e place, manquant de peu la qualification en demi-finale. Deux ans plus tard, les Français perdent leur dernier match du tour principal de l’Euro 2004 face à la Slovénie, hôte de la compétition. Aux Jeux olympiques de 2004, l'équipe de France, outsider du tournoi porté par la doublette Jackson Richardson et Nikola Karabatic au poste d'arrière, réalise un premier tour parfait avec cinq victoires en cinq matchs et retrouve la Russie, moyenne depuis le début de la compétition. Dans un match couperet, très tendu, la France tombe sur une grosse performance du gardien Andreï Lavrov ; les Costauds sont éliminés dès les quarts de finale.
Transmission et Héritage
Peu après, le Championnats du monde 2005 organisé en Tunisie est la dernière participation pour les derniers des barjots, Jackson Richardson, Grégory Anquetil et Guéric Kervadec. Le début de la compétition est difficile pour les français, perdant à la surprise générale face à la Grèce et tenu en échec par le pays hôte. L'équipe de France est au bord de l'élimination lors du tour principal et le sélectionneur Claude Onesta est contesté. Pour le dernier match de la poule, les Costauds doivent compter sur une défaite de la Grèce, qui est battue par la République Tchèque, déjà éliminée. En demi-finale, la France s'incline face à la Croatie d'Ivano Balic et perd sur blessure Jackson Richardson, dont c'est le dernier match en équipe nationale. Les bleus retrouvent la Tunisie pour le bronze : dans une partie engagée et tendue, les Français arrachent la victoire d'un but. Lors des Championnats du monde 2007, les Bleus partent parmi les favoris avec un effectif de vedettes évoluant presque toutes dans le championnat allemand, le meilleur au monde. Ils termineront à la 4e place, étant éliminés par l'Allemagne, qui évolue à domicile. Au Championnat d'Europe 2008 disputé en Norvège, après un tour préliminaire sans défaite et un tour principal où les Bleus n'en ont concédé qu'une seule, la France rencontre en demi-finale la Croatie menée par Ivano Balić et s'incline 23-24. Pour la petite finale, elle rencontre les Allemands, champions du monde en titre et découragés à la suite de leur défaite contre le Danemark, futur champion d'Europe. L'autre objectif majeur est la qualification pour le tournoi olympique 2008 de Pékin qui se fait lors du tournoi de qualification olympique. Ce dernier se déroule à Paris face à l'Espagne, la Tunisie et à la Norvège. La compétition s'annonce dure car seuls les 1er et 2e seront qualifiés.
Barcelone 1992 : Le Baptême Olympique et les Regrets
C'est chez lui à Marseille, où il est retourné vivre une retraite paisible, que Daniel Costantini (78 ans) a pris le temps de revisiter l'épopée des JO de Barcelone soldée par une médaille de bronze, le 8 août 1992. La première du hand français pour son baptême olympique. Qui validait sept ans d'un travail de titan de l'ancien sélectionneur (1985-2001). Trente ans après, Costantini s'en veut pourtant encore pour son coaching en demi-finales contre l'ogre suédois (défaite 25-22). Incorrigible.
Souvenirs et Émotions
« Barcelone, ça remonte à trente ans maintenant. Vous y repensez souvent ? Souvent, non. La compétition dont j'aimerais me souvenir encore plus, c'est 2001, la dernière, parce que c'est la plus épanouissante. Tous les matches gagnés (2e titre mondial français, après celui de 1995). Pourtant, Barcelone est celle qui enclenche tout… Oui, mais Barcelone, tu as la trouille sans arrêt que ça s'arrête le lendemain. Il y avait toujours cette angoisse de dire : je vais me réveiller, finalement l'Espagne peut-être que tu ne l'as pas battue (victoire 18-16). J'aurais dû me dire que Barcelone serait mon meilleur souvenir olympique parce que derrière… (4e en 1996 ; 6e en 2000.) C'est la première médaille du hand français, c'est une satisfaction quand même ! Oui, mais c'est aussi la preuve que cette équipe était particulière. Elle n'allait pas se qualifier en 1990… Mais le travail accompli - je pense beaucoup à l'intensité de la préparation et à la capacité de certains joueurs à aller au bout d'eux-mêmes, voire au-delà - a débouché sur cette performance. La présence à Barcelone passe en effet par ce fameux match à 9 heures du matin à Prague au Mondial 1990 contre l'Islande… On part de Bratislava en car vers Prague en se disant qu'on va jouer un match pour la neuvième place qui, au départ, ne qualifiait pour rien. Mais comme les Espagnols sont sûrs d'être dans les cinq premiers, ça dégage une place pour le neuvième et ce match qualificatif pour les JO de 92 et le Mondial 93. « Les gars avaient un moral d'acier. Ils ont toujours été comme ça : il y a toujours eu chez eux une forme de surestimation qui faisait que par moments, ils te prouvaient qu'ils avaient les moyens de leurs ambitions » Quel est votre discours avant le match ? Ça va être dur mais les JO à Barcelone, le Mondial en Suède, il y a des perspectives pour chacun d'entre nous. Les gars avaient un moral d'acier. Ils ont toujours été comme ça : il y a toujours eu chez eux une forme de surestimation qui faisait que par moments, ils te prouvaient qu'ils avaient les moyens de leurs ambitions. Avez-vous vu venir cette première médaille ? Pas du tout. En 1990, on gagne deux tournois. En 1991, on n'est pas ridicules mais, pour moi, le juge de paix était le tournoi de Bercy, où je ne rigolais pas : j'invitais les Russes, les Suédois. On prend une "dorba" (raclée) contre les Russes, ça te calme. C'est le moment où j'ai voulu réintégrer Denis Lathoud, écarté en 1990. Avec Laurent Munier, je trouvais qu'ils n'étaient pas dans le ton. Il y avait Gilles Derot comme meneur de jeu. Lathoud c'était un individualiste, Munier un joueur imprévisible. Mais je me dis que peut-être des joueurs vont atteindre leurs limites… Derrière, on obtient que le Championnat s'arrête fin avril 1992. Ça fait près de trois mois de préparation pour les JO. Que vous terminez à Banyuls… Oui, parce que c'était à 2 heures de car de Barcelone. Alain Mouchel, le DTN, avait dit ça coûtera moins cher. Et vous êtes dans un centre de vacances au milieu des touristes… Le directeur du centre, qui appartenait à Elf Aquitaine, était un ami. On était au milieu des touristes, dont beaucoup de Norvégiens, parce que Elf-Aquitaine avait énormément de gisements en Norvège. Les joueurs ont été relativement sérieux. On travaillait énormément. Victime d'une fracture d'un pied, Laurent Munier avait tenu à continuer à s'entraîner… La base de mon entraînement cardio-pulmonaire, c'étaient les séries de 400 m. Les autres les faisaient, lui ne pouvait pas mais il me disait : "Je ne peux pas les faire à cloche-pied ?" Quel objectif aviez-vous fixé ? La sixième place. Un objectif élevé, vu d'où on venait, et on tombe sur une poule, quand même… L'Espagne chez elle, la CEI qui va être championne olympique à Barcelone, l'Allemagne, réunifiée, la grosse équipe Est-Ouest, la Roumanie et l'Égypte. Vous écartez Gilles Derot, votre maître à jouer… J'ai considéré que les performances de Gilles Derot n'étaient pas à la hauteur de ce que j'espérais. Ça ronronnait. Je savais que ça n'allait pas suffire pour surprendre. Tout le monde nous avait filmés. Il fallait trouver autre chose… Denis Lathoud. Oui. Lathoud s'était pas mal transcendé dans la préparation physique. Déjà qu'il était intéressant, créatif, il est devenu indiscutable. Donc arrière gauche, Lathoud. Qu'est-ce que tu fais de Fred Volle, qui était quand même un joueur important depuis des années ? Je me suis dit : on va essayer de mettre les deux ensemble. On l'a fait en Tchécoslovaquie, en Hongrie, loin des regards. Comment avez-vous annoncé son éviction à Derot, qui était un peu plus que votre meneur de jeu ? Je suis allé le voir dans sa chambre, il tombe en larmes. Après, nos relations… catastrophiques. Je l'avais eu quatre ans en section sport-études. Je l'avais amené passer l'oral de rattrapage du bac… À Barcelone, avant le fameux premier match contre l'Espagne, Munier intimide Alemany… Quelques-uns avaient décidé de se mettre sur le chemin des Espagnols au réfectoire : soit ils arrivaient avant, soit ils les attendaient à la sortie. Et Munier regardait Alemany, l'arrière gauche, lui faisait le signe : je vais t'égorger. Au début, les Espagnols rigolaient, sauf que ça a duré quatre jours… Et que la France bat l'Espagne d'entrée (18-16) ! On n'a pas été très brillants jusqu'à la 45e, jusqu'à la rentrée de Philippe Médard, qui fait des arrêts décisifs. Quand les Espagnols voient qu'on leur résiste, ils perdent complètement le sens tactique du match. Ils veulent nous rentrer dedans. Ç'a été un match d'une violence rarement égalée. Sauf que plus le match avançait, plus on était sereins. Que se passe-t-il dans votre tête après cette victoire ? Une joie incommensurable. Mais cet exploit arrive le premier jour. Et on joue la CEI derrière. Donc on n'est pas en train de se dire qu'on va avoir une médaille à la sortie. J'avais dit : les deux premiers matches, c'est pour se régler, donc il faut que tout le monde rentre dans la compétition. Comme je l'avais dit, je me suis senti obligé de le faire. Quand je vois comment on perd le deuxième match d'un but contre la CEI (23-22)… À la fin, Munier se fait piquer la balle par Talent Dujshebaev. Si vous aviez battu la CEI, vous preniez l'Islande en demi-finales, pas la Suède. Le regret, ce n'est pas d'avoir changé l'équipe entre le premier et le deuxième match. C'est mon management en demies contre la Suède où j'attends trop pour déclencher des (défenses) strictes parce que les Suédois sont devant, de peu, deux buts d'avance. Éric Quintin me regarde : "Double stricte, double stricte !" Je ne veux pas le faire tout de suite. Parce que ça vient d'un joueur ? Parce qu'il reste un quart d'heure à jouer. Je pense que ce genre de truc marche quand tu le fais sur un laps de temps court. Entre Richardson et Quintin, il y avait une compréhension mutuelle de leurs actions défensives qui posait beaucoup de problèmes à l'adversaire. Chaque fois qu'on le faisait en fin de match, c'était payant. Sauf que là, on l'a fait un peu trop tard. « Munier m'en a voulu puisque le lendemain matin, il était incapable de s'entraîner. J'ai été obligé d'arrêter l'entraînement au bout d'un quart d'heure. Je leur ai dit : certains ne veulent pas s'entraîner avec nous, donc on arrête. » Les gars vous en ont voulu ? Pas tous. Munier m'en a voulu puisque le lendemain matin, il était incapable de s'entraîner. J'ai été obligé d'arrêter l'entraînement au bout d'un quart d'heure. Je leur ai dit : certains ne veulent pas s'entraîner avec nous, donc on arrête. J'espère que tout à l'heure pour le match (pour la 3e place), on va se retrouver ensemble. Munier met huit buts parce que les Islandais prennent Volle et Lathoud en stricte, pensant que c'était une solution ! C'est vrai que ce n'était pas idiot. Dans le match pour le bronze contre l'Islande (24-20), vous n'avez pas fait jouer les anciens (Debureau, Tristant, Portes et Ménard), pour préparer l'avenir. Je leur ai dit : ce match n'est pas un jubilé. C'est un match qui s'inscrit dans l'aventure de l'équipe de France et qui va devoir conditionner l'avenir. Donc, je veux que ne le jouent que ceux qui seront encore là avec moi à la rentrée. Vous savez très bien tous les quatre que vous ne jouerez plus en équipe de France après. Pourquoi avoir choisi de ne pas faire jouer Médard mais Thiébaut dans le but ? Médard a joué ses JO sur les premiers matches. Il avait été en difficulté dans la préparation. Médard (décédé en 2017), c'était un personnage… Un garçon extraordinaire, insatiable en tout. Il jouait aux cartes, il voulait gagner. Une fille passait, il voulait l'avoir. Il voulait jouer tous les matches, là, il était un peu au bout. Le match qu'il fait contre l'Espagne, il me rembourse tous les efforts que j'ai faits pour lui. Après, ce n'est pas à lui d'assurer parce qu'il était sur une espèce de don de soi qui n'allait pas pouvoir durer pendant quinze jours. Après le bronze, Munier porte Médard en triomphe. La plupart des joueurs n'étaient pas d'accord avec ma composition, il y avait des liens d'amitié entre eux. Et vous faites la bise à Thiébaut, du jamais vu chez vous… Oui. Surtout celui-là. On n'avait pas d'atomes crochus. C'était pour le remercier. Parce que j'avais pris un risque : tu te dis que Médard, sur l'hystérisation du match pour une médaille, il allait peut-être pouvoir faire quelque chose. Ça fait quoi d'être le premier entraîneur à amener une médaille ? Plaisir, mais tu te dis toujours qu'il va y en avoir de plus belles encore. Quelle était la force de cette équipe ? De croire en ses rêves, de n'avoir peur de personne. Ils n'ont pas eu peur des Espagnols le premier jour et, en demi-finales, ils n'avaient pas peur des Suédois. Ça s'est joué à peu de chose. Vous changeriez quelque chose ? La troisième stricte contre la Suède (en demi-finales) parce que Quintin avait raison, je pense. Ça fait trente ans et vous l'avez encore en tête… Oui. Je ne pensais pas que ce soit aussi impactant pour une équipe comme la Suède, que cette pirouette tactique allait leur poser autant de problèmes. C'est une limite. Je n'aurais pas dû être aussi respectueux de l'adversaire . » Les Bleus de Barcelone 1992 P. Debureau, P. Gardent, D. Lathoud, P. Mahé, P. Médard, G. Monthurel, L. Munier, F. Perez, T. Perreux, A. Portes (cap.), E. Quintin, J. Richardson, S. Stoecklin, JL. Thiébaut, D. Tristant, F. Volle. Sélectionneur : D. Costantini.
Les Championnats d'Europe 2000 : Un Nouveau Défi
Zagreb, envoyé spécial. L'équipe de France participe en Croatie aux quatrièmes championnats d'Europe de handball. Pour leur premier match dans la poule A (Espagne, Allemagne, Norvège, Croatie, Ukraine), les Tricolores ont battu, hier, la Norvège (24-21). Ce samedi, les Français rencontrent l'Ukraine. Déjà qualifiés pour les JO de Sydney, les Bleus de Daniel Costantini, privés de leur capitaine Guéric Kervadec (pivot), de Guillaume Gille et de Jérôme Fernandez (arrières), s'avancent modestement dans cette compétition qui ne leur a jamais souri, même quand ils alignaient les champions du monde 1995.
L'Influence de Costantini sur le Jeu des Bleus
Dans un entretien accordé à cette occasion, Daniel Costantini explique : « Je me suis rendu compte que je n'étais qu'un médecin de laboratoire qui fait des prélèvements, évalue ce qu'il y a dans la pipette et fait un diagnostic. Aujourd'hui, notre production offensive est insuffisante. Or je ne peux en aucun cas combler cette carence aux tirs, car le temps me manque. Alors je bricole, je n'ai pas de pièces de rechange. Quand, en plus, je dois tenir compte de trois forfaits sur blessures, tout ça devient de la bidouille. Je vois que l'équipe d'Allemagne est un peu dans ce cas-là. Elle a perdu son meneur Bogdan Wenta et son pivot titulaire sur blessures, et elle rappelle en catastrophe un pivot de 38 ans qui sait qu'il ne participera pas aux Jeux de Sydney. »
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