Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont été le théâtre de moments inoubliables, et le parcours de l'équipe de France masculine de rugby à 7 en est un exemple éclatant. Portés par une ferveur populaire inégalée, les Bleus ont gravé leur nom dans l'histoire du sport français en décrochant une médaille, au terme d'une compétition intense et riche en émotions.
Un Début de Tournoi en Demi-Teinte
Le 27 juillet 2024, l'équipe de France de rugby à 7 entrait dans l'histoire. Pour lancer des Jeux olympiques historiques et mémorables sur le sol parisien, les coéquipiers d'un Antoine Dupont réinventé se sont sublimés, livrant la plus belle prestation de leur carrière. Une performance majuscule qui leur a permis d’inscrire leur nom au panthéon du sport français en devenant champions olympiques… Rien que ça !
Après un match nul et une victoire, les joueurs français de rugby à VII ont affronté les Fidji, un des favoris. En soirée, l’équipe de France féminine de handball a débuté son parcours à l’Arena Paris Sud contre la Hongrie avec l’ambition de défendre son titre olympique.
Après une phase de poules en demi-teinte (une victoire, un nul, une défaite), les joueurs de l'équipe de France de rugby à 7 ont sorti un grand match pour dominer (26-14) l'Argentine, meilleure nation de la saison, en quarts de finale du tournoi olympique, jeudi soir.
Quart de Finale Épique contre l'Argentine
Le sursaut d'orgueil des Bleus. En quart de finale, l'équipe de France masculine de rugby à 7 a éliminé l’Argentine (26-14) au Stade de France, dans une superbe ambiance. Remake de la finale des World Series que les Bleus avaient remportés le 2 juin dernier à Madrid, ce France-Argentine s'annonçait comme un énorme défi pour les hommes de Jérôme Daret, champions du monde certes, mais qui avaient achevé, plus tôt dans l'après-midi par une défaite face aux Fidji une phase de poules en dedans. L'Argentine, elle, et malgré une défaite surprise contre l'Australie, avait montré un visage bien plus conquérant.
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L'impact player Antoine Dupont 21-0 à la pause : ne manquait plus qu'à tenir en deuxième période pour que les Bleus s'offrent une demi-finale, et le scalp de l'un des grands favoris à la médaille d'or. Ce qu'ils firent, dans la douleur et au courage, après tout de même deux essais argentins (9e, 11e), profitant notamment du carton jaune de Jordan Sepho. Mais, alors que tout le Stade de France commençait à trembler, un homme a (encore) su faire la différence.
Antoine Dupont, fraîchement entré en jeu, remontait d'abord le ballon sur une dizaine de mètres dans le couloir des 15 puis guidait l'attaque des Bleus, qui regagnaient la moitié de terrain adverse. Une dernière minute de possession parfaitement gérée plus tard, la sirène retentissait et, sur le gong, Antoine Dupont décidait d'aller marquer un essai, en filou (26-14, 14e). Le coup de grâce pour ces Argentins que les Bleus aiment décidément tant châtier.
Les Bleus du rugby à 7 se sont qualifiés pour les demi-finales aux dépends de l'Argentine (26-14) et ils ne risquent pas d'oublier cette soirée. "Jouer ici au Stade de France avec tout le public qui crie Allez les Bleus, qui chantent la Marseillaise, c’est quelque chose de très rare", a confié Stephen Parez-Edo en zone mixte. "Oui ça nous a poussé. Je pense que ça a déstabilisé l’adversaire et j’espère qu’ils nous pousseront samedi."
Aaron Grandidier a réagi après la victoire des Bleus contre l'Argentine (26-14) en quart de finale: "On avait vraiment à coeur de faire un match propre et complet, de mettre notre jeu en place, ce qui nous avait manqué en début de tournoi. On s'est peut-être rendu compte qu'on était aux JO, à la maison. On a peut-être retrouvé cette 'dalle' qu'on n'avait pas forcément le premier jour."
Une Demi-Finale Intense face à l'Afrique du Sud
En demi-finales, Antoine Dupont et les siens ont affronté l'Afrique du Sud, tombeuse de la Nouvelle-Zélande un peu plus tôt. Samedi, le parfum de revanche qui a embaumé Saint-Denis concernait principalement le public, voire Antoine Dupont, stoppé par les Boks avec le XV de France, en octobre dernier. Mais la notion de remake était très relative : il s'agissait cette fois de Sevens, aux Jeux Olympiques de Paris 2024, et non plus de Coupe du monde de rugby à quinze.
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Oubliez la fameuse "physicalité" (comprenez brutalité, ndlr) des adversaires des Bleus, même si Ryan Oosthuizen est un garant de leur rugosité. Ils étaient surtout à craindre pour leur explosivité, à en croire Antoine Zeghdar : "Ce sont des joueurs qui ont plutôt un petit gabarit, qui sont très rapides, avec beaucoup de 'steps'. Il va falloir se méfier de leurs appuis." Une description qui dépeint parfaitement Rosko Specman (en bronze à Rio en 2016) ou encore le capitaine Selvyn Davids, décisif en quart face aux Néo-Zélandais (14-7) avec un essai et une passe décisive.
L'Afrique du sud a battu la Nouvelle-Zélande lors des quarts de finale.
Après des débuts poussifs, les Français ont enfin réussi à hausser leur niveau de jeu ce jeudi soir pour battre l’Argentine en quart de finale du tournoi de rugby à 7 (26-14). "Je suis vraiment fier de l’équipe, parce que mine de rien quand on est dans le dur comme ça, c’est vraiment difficile de s’en sortir. Il y a peut-être eu un déclic : on s’est souvenus de ce qu’on était capables de faire.
Les Bleus du 7 se sont enfin qualifiés, ce samedi, pour la finale du tournoi olympique en dominant l'Afrique du Sud (19-5), dans un Stade de France encore une fois chaud bouillant. Les «Blitzboks» - auteurs d’une saison décevante sur le circuit mondial (7e au classement) mais qui avaient créé la surprise en sortant en demie la Nouvelle-Zélande, une des prétendantes au titre - étaient d’entrée acculés dans leur camp, agressés en défense, mais les Français manquaient de réalisme. Sur la première incursion sud-africaine dans le camp français, en fin de première période, Stephen Parez-Edo et ses coéquipiers tenaient bon défense. Même rigueur défensive des Bleus, dès le début du second acte, avec une occasion sud-africaine bien stoppée. Antoine Dupont pouvait alors entrer sur le terrain, ovationné par la foule. Comme depuis le début du match, les Tricolores commettaient des petites fautes de main qui brisaient leur élan. L’Afrique du Sud en profitait alors pour marquer par Tristan Leyds (10e, 0-5). Ce dernier, intenable, était à deux doigts de doubler la mise mais son essai n’était pas correctement aplati (13e). Mais France 7 enfonçait le clou et marquait l’essai de la victoire (14-5), parfaitement servi par Antoine Dupont sur pénalité vite jouée. Le Stade de France, encore plein comme un œuf (70.000 personnes), a encore poussé fort derrière son équipe, en entonnant régulièrement La Marseillaise. Les joueurs de Jêrome Daret, qui ont confirmé leur montée en puissance après leur superbe victoire en demi-finale face aux Argentins, numéros 1 mondiaux. Les Bleus du 7 ont «vengé» ceux du XV, battus à Saint-Denis, il y a neuf mois, en quarts de finale de la Coupe du monde 2023. L'ambiance devrait, une nouvelle fois, être complètement folle à Saint-Denis en début de soirée.
Il n’était pas question pour la France du rugby de subir un deuxième échec en moins d’un an face à l’Afrique du Sud. Après une première mi-temps marquée par plusieurs imprécisions de part et d’autre entre deux équipes qui n’ont pas joué la veille en raison de la cérémonie d’ouverture, le rythme s’est accéléré. La réaction a été immédiate, et les Bleus se sont remis sur le bon chemin grâce à deux essais inscrits par Rayan Rebbadj, aussitôt transformés (7-5, puis 14-5).
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Les champions olympiques en titre ont validé leur succès face à l'Australie grâce à une pénalité et un dernier essai (31-7).
Malgré une erreur, la France profite de l'avantage et joue vite le coup. Rebbadj, file aplatir entre les perches. 7-5. 7-5, 11'. Incroyable ! Les Français récupèrent le ballon sur le coup d'envoi et percent immédiatement le rideau adverse. Tout juste entré en jeu, Pasquet perce le rideau français et offre l'essai à Rebbadj malgré le retour de la défense sud-africaine. Dupont est pénalisé, l'Afrique du sud joue vite et le premier essai est aplati en coin, malgré la tentative de retour de Riva.
Le nom d'Antoine Dupont, même remplaçant, est celui qui a été le plus scandé à l'annonce de la composition française. Est-ce une manière de se venger de la défaite des Bleus lors du Mondial de rugby à 15 à l'automne dernier ? En tout cas, la composition sud-africaine est sifflée par le public très chauvin du Stade de France.
Les Blitzboks sud-africains se sont qualifiés pour les demi-finales des Jeux olympiques en battant la Nouvelle-Zélande, alors qu'ils avaient terminé « seulement » 3es de la phase de poules.
D’abord déstabilisés, les Bleus ont fait de l’ambiance du Stade de France une force. Ce sera un atout pour aller chercher la médaille, dans une ambiance qui promet d’être incandescente.
Le timing de la journée faisant, les partenaires d’Antoine Dupont pourraient bien être les premiers à valider une médaille française dans ces Jeux olympiques de Paris. Une victoire face à l’Afrique du Sud leur permettrait en effet de glaner - au pire - l’argent.
Après des débuts poussifs, les Français ont enfin réussi à hausser leur niveau de jeu ce jeudi soir pour battre l’Argentine en quart de finale du tournoi de rugby à 7 (26-14).
Les «Blitzboks» - auteurs d’une saison décevante sur le circuit mondial (7e au classement) mais qui avaient créé la surprise en sortant en demie la Nouvelle-Zélande, une des prétendantes au titre - étaient d’entrée acculés dans leur camp, agressés en défense, mais les Français manquaient de réalisme. Sur la première incursion sud-africaine dans le camp français, en fin de première période, Stephen Parez-Edo et ses coéquipiers tenaient bon défense. Même rigueur défensive des Bleus, dès le début du second acte, avec une occasion sud-africaine bien stoppée. Antoine Dupont pouvait alors entrer sur le terrain, ovationné par la foule. Comme depuis le début du match, les Tricolores commettaient des petites fautes de main qui brisaient leur élan. L’Afrique du Sud en profitait alors pour marquer par Tristan Leyds (10e, 0-5). Ce dernier, intenable, était à deux doigts de doubler la mise mais son essai n’était pas correctement aplati (13e). Mais France 7 enfonçait le clou et marquait l’essai de la victoire (14-5), parfaitement servi par Antoine Dupont sur pénalité vite jouée.
"Ce que ça fait d’inscrire un essai sur un match comme ça ? (Il rigole) Franchement, c’est beaucoup d’émotions, c’est un quart de finale… Tu es à la maison, devant un public en feu. Quand tu marques ton essai, tu arrives à te déconcentrer, à entendre les gens qui hurlent, c’est magique.
L’équipe de France de rugby à 7 a dominé l’Afrique du Sud en demi-finale (19-5). La France à une marche du titre olympique !
En Route vers la Finale : Une Équipe Portée par la Ferveur Populaire
Les joueurs de Jêrome Daret, qui ont confirmé leur montée en puissance après leur superbe victoire en demi-finale face aux Argentins, numéros 1 mondiaux. Les Bleus du 7 ont «vengé» ceux du XV, battus à Saint-Denis, il y a neuf mois, en quarts de finale de la Coupe du monde 2023. L'ambiance devrait, une nouvelle fois, être complètement folle à Saint-Denis en début de soirée.
"On a gagné que le quart de finale, mais jouer dans un stade comme ça, ça procure des émotions que je n’avais jamais vécues dans ma vie. À la fin, j’étais presque en larmes… 69 000 personnes pour un match de rugby à VII, on a dû faire x2 ou x3 par rapport au record. On a une équipe complète du 1 jusqu’au 14 : on a cet état d’esprit d’être efficace pour l’équipe. Même si j’ai commencé le tournoi sur le banc, je savais que j’aurai une opportunité pour montrer ce que je sais faire. L’Afrique du Sud, c’est un pays mythique du rugby, double champion du monde à XV. On sait que dans une compétition comme ça, ils sont redoutables.
En zone mixte, le Français s'est épanché plus longuement sur ses émotions: "Jouer dans un stade comme ça procure des émotions que je n'ai jamais vécues de ma vie. Je n'aurais jamais imaginé jouer un jour devant 69.000 personnes. Ce n'est que le quart, il nous reste un grand bout de chemin, mais ça nous procure des émotions de malade. J'étais presque en larmes à la fin du match. Merci aux supporters de nous avoir portés comme ça, je n'ai pas les mots. Je me sens tellement privilégié et honoré d'être ici."
Paulin Riva : "On voulait monter en puissance. On a été un bon diesel on va dire. Je retiens l'état d'esprit des mecs, on a enfoncé le clou d'entrée. On savait qu'ils pouvaent revenir, on n'a rien lâché, on a essayé d'être malins. Il faut vraiment savoir gérer les temps forts et les temps faibles. Ce carton jaune (pris à la deuxième période) fait mal à la tête et au corps mais on est restés soudés. On ne remerciera jamais assez les gens de nous pousser, même ceux derrière leur télé, ça nous fait avancer. La médille n'est plus très loin mais en même temps, elle est encore loin. On va recharger les batteries, soigner les bobos et samedi, feu !"
Jérôme Daret : "On avait coché ce rendez-vous. Ce n'était pas simple hier, il fallait qu'on s'approprie le stade, le public. On est bien rentrés aujourd'hui. Il n'y a pas de métamorphse, c'est le rugby à 7, il n'y a pas de petite équipe. On a eu du mal la première journée mais il y avait des signaux positifs quand même. La route est encore longue, l'objectif, c'est de donner le meilleur de soi même. Plus on maîtrisera ça, moins on sera loin du résultat final. Demain; c'est particulier, c'est repos, ça change pour tout le monde. Ce sera une journée d'optimisation de la performnce mais c'est une belle opportunité. On est flexibles, on va s'adapter", a réagi le coach des Bleus après le match.