Depuis l'époque de la Dreamcast, les jeux de basket de Visual Concepts ont toujours suscité une grande anticipation chaque année, et souvent à juste titre. NBA 2K7, déjà disponible depuis fin octobre sur 360, est finalement arrivé sur PlayStation 3 dans une version pratiquement identique. Sans véritable rival pour cette fin de saison au moins, 2K Games avait plus que jamais le champ libre pour imposer sa simulation comme la référence absolue du genre sur un support encore vierge.
Une offre de jeu complète et améliorée
La série des NBA 2K rechausse donc ses baskets montantes pour une nouvelle saison plus prometteuse que jamais et une toute première apparition sur PS3. Comme le veut la tradition, NBA 2K7 est un titre fort complet, mais le niveau des modes de jeux proposé cette année est encore plus satisfaisant qu'à l'accoutumée. Chez Visual Concepts, on n'aime apparemment pas trop faire du surplace, ce dont personne ne se plaindra.
Le mode 24/7 est de retour, proposant comme toujours de sillonner les playgrounds de tous les États-Unis en recrutant des joueurs de plus en plus forts au fil des victoires. Ce mode a toutefois été un peu modifié dans cette version avec une véritable scénarisation et des cinématiques plutôt marrantes qui lui donnent un peu plus de personnalité.
La partie The Association (franchise) constitue pour sa part le véritable plat de résistance du solo. Ses options sont très nombreuses, et le joueur pourra vraiment y gérer son club de A à Z en supervisant les entraînements avec des ateliers particuliers pour faire progresser ses recrues dans des domaines précis. Recherche de la future star à l'aide des scoots, gestion des transferts…
En plus de ces modes connus, mais améliorés, on trouve les autres ingrédients habituels de tout jeu de basket qui se respecte dans NBA 2K7 : match rapide, saison, playoffs, création de personnage, entraînements et salle des trophées seront donc là comme prévu, mais on apprécie aussi des ajouts plus exclusifs comme les shoots "signature" qui permettent d'attribuer à son joueur le style de jump shoot de l'un des joueurs de la NBA. Le travail de motion capture effectué a été énorme, et cela paie car les différences de mouvements sauteront vite aux yeux des fans de la NBA.
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Jeu en ligne : une expérience enrichissante
Le jeu signe aussi une copie satisfaisante pour le jeu online. Le jeu en ligne de NBA 2K7 ne souffre pas trop du lag, même s'il est sensible, il peut gérer jusqu'à 10 joueurs (soit deux de plus que sur 360), et il propose suffisamment de filtres et de choses à faire pour que les parties soient un plaisir. League, tournois, contenu téléchargeable pour remettre les effectifs à jour, pénalisation des petits malins qui se déconnectent au 4e quart temps quand le vent tourne en leur défaveur… C'est carré et efficace. Autant dire que la durée de vie du jeu déjà monstrueuse gagne encore en consistance avec ces possibilités en ligne.
Un gameplay toujours plus réaliste
Fort sur le papier, NBA 2K7 ne se dégonfle pas non plus comme une baudruche sur le terrain, bien au contraire. Plus "simu" encore que l'an passé, le titre reprend ses solides bases en les améliorant inlassablement, et le résultat obtenu commence à vraiment avoir de l'allure. Les alley-oops sont par exemple plus durs à placer, tout comme les lancers francs qui demandent un timing différent en fonction du geste du joueur (bon courage avec le Shaq) avec une gestion du . Les dribbles "casseurs de chevilles" à réaliser avec l'isomotion (en combinant l'utilisation du stick et des gâchettes) sont délicats à maîtriser, mais finalement si nombreux et utiles qu'ils offrent une réelle marge de progression aux joueurs esthètes.
Le tir est pour sa part une nouvelle fois accessible avec un bouton ou avec le stick droit. Plus délicat à utiliser, ce dernier permettra par exemple de sortir un double pas main gauche ou main droite, un finger roll ou divers sky hooks en fonction de l'inclinaison choisie. Même topo pour le jeu dos au panier qui permettra aux joueurs puissants de faire des ravages dans les raquettes adverses et de finir en finesse ou en puissance, selon les circonstances et leur style personnel.
En défense, les prises à deux ont aussi été revues pour éviter que les joueurs en abusent. Bien qu'encore imparfaite, l'I.A. a progressé dans de nombreux cas et n'hésitera pas à vite passer la balle au joueur démarqué pour s'offrir un shoot tout ouvert alors que dans ce cas précis, la version 2006 déclenchait un entre-deux dans deux cas sur cinq. Les interceptions, toutefois, semblent un peu trop fréquentes par rapport à la réalité d'un véritable match de basket. Enfin, soulignons l'efficacité du spin move qui permet de littéralement enrouler son défenseur pour partir au dunk ou shooter avec un temps d'avance. Comme d'habitude, l'équilibre du jeu reste bon malgré tout puisqu'un défenseur aux bons réflexes pourra alors provoquer le passage en force d'un attaquant qui aurait tendance à abuser de ces petites pirouettes. Les Phil Jackson en herbe auront pour leur part accès à toutes sortes de schémas tactiques à activer en cours de match à l'aide de la croix. L'interface a globalement bien progressé et on apprécie particulièrement la possibilité de faire des changements à la volée entre chaque temps mort, sans avoir à passer les menus habituels.
Une réalisation visuelle et sonore immersive
Pour ne rien gâcher, la réalisation de NBA 2K7 se met au diapason de ses nombreuses qualités de gameplay, ce qui renforce encore son intérêt global. Le jeu a encore progressé sur le plan visuel avec des animations parfois époustouflantes de réalisme, des contacts entre les joueurs qui s'améliorent de saison en saison, et de gros efforts pour soigner l'ambiance. Pour un peu, on se croirait véritablement dans une salle de NBA avec d'innombrables types de caméra sélectionnables, un parquet magnifique (surtout en HD), un public en 3D crédible, des mascottes ou des pom-pom girls qui entrent sur le terrain lors des temps morts, et des entraîneurs ou des photographes qui bougent avec un naturel qu'on n'avait pas encore connu dans un jeu de basket. Visuellement, le résultat est le même que sur 360 et seule la modélisation de certains visages laisse encore à désirer, et on espère que ce point sera corrigé dans le futur. A noter que le Sixaxis est très légèrement utilisé, juste pour tirer les lancers-francs en faisant pivoter la manette. L'aspect sonore est pour sa part un peu en dessous avec des commentaires en anglais seulement et des interventions du trio Kevin Harlan/Kenny Smith/Craig Sager qui commencent à sentir sérieusement le recyclé. Les musiques des menus sont par contre tout à fait dans le ton avec des morceaux de A Tribe Called Quest, Mos Def, et quelques d'autres artistes renommés.
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L'évolution constante de NBA 2K
Comme chaque année, NBA 2K aura le droit à son nouvel opus : NBA 2K23. Les prémices de la mythique licence de jeux de NBA de Take-Two sur les consoles next gen nous avaient fait saliver avec NBA 2K22. Et quoi de plus efficace pour commencer ce test que de faire un petit match amical pour vérifier si le gameplay a encore évolué. Je dis bien encore, puisque NBA 2K22 avait déjà offert aux heureux possesseurs de consoles next gen de sacrés changements. Si on était conquis par la version précédente, on manque de qualificatifs pour celle-ci. 2K a encore réussi à ajouter des gestes supplémentaires, dans un jeu qui ne manquait pourtant pas de possibilités.
Du côté de la mécanique de tirs, le système de jauge est toujours présent mais désormais, les tirs parfaits ne sont plus indiqués au moment du déclenchement mais bien une fois que le ballon a atterri dans l’arceau. Autant dire que le défenseur doit rester encore plus vigilant qu’avant au rebond. Le sens du timing est toujours aussi essentiel et on ne cessera jamais d’être bluffé face à la crédibilité des choix de vitesses de shoot selon le joueur. Vous avez toujours le choix entre tirer avec la touche carré ou à la gâchette. En revanche, prenez encore plus en compte qu’avec la fatigue accumulée, votre joueur ne pourra pas enchaîner autant qu’il veut. Dernier gros changement, le takeover (quand votre équipe prend feu) n’est plus collectif, mais individuel. Il faut maintenant que chaque joueur sur le terrain soit en forme pour que cette option s’active, facilitant ensuite vos shoots et gestes techniques. Notons enfin que de nombreuses options de gameplay sont modifiables dans les paramètres.
Une critique qui pesait sur la licence NBA 2K depuis de nombreuses années a enfin été prise en compte. Finies l’ambiance et les animations limitées qui ne s’adaptaient pas à la franchise avec laquelle vous jouez ou au contexte. L’immersion est toujours aussi efficace grâce à des graphismes encore plus réalistes (notamment en termes d’animation de jeu). Le système de caméra est également bluffant, grâce à un suivi du joueur qui porte le ballon très naturel et de nombreux mouvements qui favorisent toujours plus cette sensation d’être sur le parquet. Enfin, impossible d’évoquer l’ambiance générale sans parler de la BO toujours aussi brillante. L’une des grandes forces de la licence 2K se confirme une fois de plus, avec une soundtrack parfaite principalement tournée vers le rap US. On y trouve aussi bien du Drake que du Kodak Black. Petite préférence pour le titre Love Nwantiti de CKay pour notre part !
Modes de jeu variés pour tous les types de joueurs
C’est maintenant l’heure d’aborder les nombreux modes de jeu de ce NBA 2K23. De quoi satisfaire tout le monde, joueurs en ligne comme solo. Depuis 2021, 2K a fusionné les modes Mon GM et Ma Ligue pour permettre aux joueurs une expérience complète. Et on peut dire que NBA 2K23 nous offre le paroxysme de ce mode de simulation de saison. Vous pouvez donc choisir d’incarner un seul joueur, option de puriste qui n’est - je dois l’avouer - pas ma tasse de thé, ou un manager de franchise. Bien entendu, vous pouvez ensuite choisir de jouer les rencontres ou les simuler !
Le mode Histoire de NBA 2K reprend les nouvelles options présentées dans NBA 2K22. Vous y incarnez un certain MJ (ceux qui y verront un rapport avec les initiales d’une légende du jeu auront tout à fait raison…), joueur talentueux qui sort de l’université et doit se présenter à la Draft. Cette année, on choisit nous-même notre équipe, c’est dommage de ne pas voir plusieurs franchises se battre pour notre profil même si ça permet de finir dans l’équipe dont on rêve. Vient ensuite la traditionnelle rivalité avec un certain Shep Owen, choisi plus loin dans la Draft mais au même poste, et préféré par les fans ! A vous de les convaincre qu’ils ont tort. Vous commencez par suivre des quêtes centrales pour arriver en NBA, avant de pouvoir choisir vers quelles parties de l’histoire principale vous souhaitez vous orienter pour progresser. Ces quêtes se font dans la ville, à travers un mode de déplacement très standard (vous pouvez même désormais choisir un skateboard !) et visuellement basique mais efficace.
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L'hommage à Michael Jordan
Qui dit 2K23 dit forcément Michael Jordan ! La raison ? La carrière du GOAT ne peut pas être dissociée de son mythique numéro 23, Take-Two n’avait donc pas d’autre choix que de mettre les petits plats dans les grands pour cette édition 2023. Mais forcément, le mode a été amélioré. Vous avez désormais accès à 15 défis principaux, correspondant aux 15 matchs les plus importants de la carrière de Michael Jordan. Une excellence occasion de se replonger dans la carrière de MJ avec une immersion parfaite grâce à un vrai souci du détail lors de chaque défi. Pour vous donner une idée, le premier match est la finale universitaire de 88 lors de laquelle Jordan avait marqué les esprits en dominant Patrick Ewing, alors considéré comme le meilleur joueur NCAA de sa génération. Pour rejouer le match, ne réglez pas votre téléviseur : le jeu vous plonge dans le grain d’image de l’époque !
MyTeam : un mode en ligne addictif
Dernier mode de jeu, l’un des plus attendus depuis qu’il est apparu il y a quelques années : MyTeam. L’équivalent de FUT dans la licence FIFA ne propose pas une multitude de changements puisqu’il était déjà très complet depuis l’année dernière. Mais les quelques options supplémentaires sont sympathiques. Vous pourrez ainsi désormais jouer en coopération avec des amis dans le mode 3 vs 3 en incarnant un seul joueur dont vous possédez la carte. Sinon, vous pouvez toujours varier les parties en réalisant des saisons en ligne, en choisissant avec ou sans contrainte pour le choix des adversaires. C’est là que nous allons citer le seul gros reproche que l’on fait à NBA 2K23 : les micro-transactions. C’est désormais la limite habituelle de ces modes Ultimate Team suivis sur plusieurs années par les joueurs : sans payer pour obtenir plus de monnaie virtuelle, il est très compliqué de faire progresser vos joueurs et votre effectif.
Améliorations du gameplay en défense et en attaque
Dans le dernier opus sorti en 2021, 2K Games nous avait offert de nombreuses fonctionnalités pour les phases de défense au cours des matchs. En premier lieu, place aux dunks, ces fameux paniers spectaculaires qui font du basketball un vrai spectacle. Si les jeux précédents nous proposaient bien évidemment les dunks, ceux-ci n’étaient pas spécialement modulables. Pour combler ce manque, le jeu nous donnera la possibilité de s’accrocher au panier de la manière dont on le souhaite (deux mains, rester accrocher…). Mais les dunks ne sont pas forcément les seules manières de marquer des points, et 2K Games le sait bien. Les tirs plus classiques sont gérés par une jauge de tir, qui changeait généralement tous les ans. Cette fois-ci, le studio a décidé de choisir une autre option en laissant le choix aux joueurs et propose plus de 20 jauges de tir différentes, dont 5 dès le début du jeu. L’autre changement majeur lié aux tirs à distance est l’animation des tirs parfaits. Si dans les autres opus on voyait la réussite du tir grâce à une animation verte au moment de lancer le ballon, ce sera maintenant au moment où ce dernier entrera en contact avec le panier. Ce changement d’animation en fin d’action sera aussi effectif pour les timing parfaits au cours de la défense. Ensuite, c’est le niveau des joueurs gérés par l’IA qui sera amélioré pour les niveaux de difficulté supérieur. Par exemple, les joueurs géreront mieux les picks & rolls lors de l’attaque, de même que les mismatchs seront mieux calculés par l’IA. En ce qui concerne les insignes lors de la création de personnage, de nouveaux seront présents. En plus de ça, il faudra maintenant améliorer les insignes plutôt que de simplement choisir la rareté. Parmi les 16 insignes qui seront disponibles, huit seront de niveau 1, quatre de niveau 2 et quatre de niveau 3.
Nouveautés du mode MyTeam
À l’instar de FIFA 23, les grandes nouveautés de NBA 2K23 seront portées sur le mode en ligne MyTeam. Tout d’abord, le mode Triple Menace sera jouable en coopération, avec un mode en ligne en 3v3. C’est ensuite au tour du mode Clutch Time d’avoir une amélioration avec une version solo du mode. Concernant les cartes de joueurs, beaucoup de petites nouveautés sont également annoncées. Par exemple les Cartes de Démarrage, où l’on pourra choisir entre Ja Morant, Jimmy Butler ou Joel Embiid pour diriger notre collection au début de MyTeam, puis la carte Fred Jones notée 90 sera offerte après 10 matchs. L’Armoire à Trophées fera aussi son apparition et sera appréciée puisqu’elle permet de gagner des joueurs de haut niveau.