Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont mis en lumière les performances exceptionnelles des athlètes français, notamment l'équipe de France de rugby à 7, qui a décroché la médaille d'or. Au-delà de la gloire et de la fierté nationale, une question se pose : quelles sont les récompenses financières pour ces champions olympiques ? Cet article explore en détail les primes et autres avantages accordés aux médaillés olympiques, en particulier ceux qui excellent dans le rugby à 7.
Primes pour les athlètes français médaillés
Les athlètes français qui montent sur le podium olympique bénéficient d'une prime, dont le montant varie en fonction du métal obtenu. Pour les Jeux de Paris 2024, l'État français a revu à la hausse ses tarifs pour encourager financièrement ses athlètes à briller. Ainsi, une médaille d'or rapporte 80 000 euros, une médaille d'argent 40 000 euros et une médaille de bronze 20 000 euros. Ces primes concernent aussi bien les athlètes olympiques que paralympiques et sont versées directement par le ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques.
Ces montants sont supérieurs à ceux attribués lors des Jeux olympiques de Tokyo en 2021, où les athlètes touchaient 65 000 euros pour l'or, 25 000 euros pour l'argent et 15 000 euros pour le bronze. Il est important de noter qu'un sportif multi-médaillé cumule autant de primes que de médailles. Par ailleurs, chaque sportif d'un collectif médaillé se voit attribuer la prime correspondant à son niveau de médaille. Par exemple, tous les membres de l'équipe de rugby à 7 médaillés d'or toucheront la prime de 80 000 euros. Antoine Dupont et ses coéquipiers recevront donc chacun la somme de 80 000 euros.
Primes pour l'encadrement
Des primes sont également attribuées aux entraîneurs et autres professionnels qui accompagnent les athlètes, en fonction "des missions et du degré de contribution à la performance du sportif médaillé, sur la base d'une grille". La totalité des sommes perçues par un même bénéficiaire membre de l'encadrement d'un sportif ne peut pas excéder la prime associée à la plus haute médaille à laquelle il a contribué. Pour les membres de l'encadrement, les primes s'apprécient distinctement pour les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques. L'encadrement de l'athlète se partage cette même somme, qu'il soit du premier cercle (entraîneur principal), du deuxième cercle (partenaire d'entraînement, entraîneur assistant, préparateur physique, analyste vidéo, kiné…) ou même du troisième cercle (Directeur technique national, sélectionneur, intendant…). Une chaîne de personnes indispensables à la performance individuelle ou collective qui percevra la même prime que le, la ou les athlètes médaillés, à condition qu'elle ne dépasse pas 80.000 euros.
Imposition des primes
Toutes ces primes sont toutefois imposables, ce qui a suscité des débats. Le double champion olympique de judo David Douillet a dénoncé cette fiscalisation, soulignant que pour certains athlètes, notamment dans les petits sports, ces primes représentent une somme importante. Une proposition a été faite pour exonérer d'impôts ces primes dans le prochain budget 2025.
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Récompenses insolites et primes étrangères
À l'étranger, les athlètes médaillés reçoivent aussi plusieurs récompenses, financières mais aussi plus insolites. Les athlètes sud-coréens médaillés se voient ainsi exemptés de service militaire. Un champion olympique polonais dans un sport individuel doit lui recevoir un diamant, une prime de 250.000 zlotys (58.000 euros), un appartement de deux pièces, un tableau et un bon pour les vacances. Les athlètes irakiens qualifiés aux JO-2024 ont eux reçu une parcelle de terre ainsi qu'un versement de quelque 6.600 euros, d'après le Comité olympique irakien. Ils bénéficieront aussi d'un traitement mensuel de 400.000 dinars (275 EUR) du gouvernement.
Comparaison avec d'autres pays
Les primes versées aux athlètes varient considérablement d'un pays à l'autre. La France, avec ses 80 000 euros pour une médaille d'or, se situe dans la moyenne. Par rapport à ses voisins européens, c'est moins que l'Italie, qui promet 180 000 euros à ses médaillés d'or, mais plus que l'Espagne où la prime pour un titre olympique est fixée à 50 000 euros. C'est également plus que la Grande-Bretagne, qui ne prévoit aucune prime pour ses médaillés olympiques.
Certains pays, comme Hong Kong et Singapour, offrent des primes beaucoup plus élevées, atteignant respectivement environ 707 000 euros et 685 000 euros pour une médaille d'or. En revanche, d'autres pays, comme la Suède et la Norvège, ne versent aucune prime à leurs médaillés olympiques.
Primes des fédérations internationales
Outre les primes versées par les pays, certaines fédérations internationales ont décidé de récompenser leurs champions. World Athletics verse environ 46 000 euros à chaque médaillé d'or en athlétisme, tandis que l'International Boxing Federation a promis plus de 92 000 euros aux champions olympiques de boxe.
Le cas d'Antoine Dupont
Antoine Dupont, la superstar du rugby français et capitaine de l'équipe de France de rugby à 7, a mené son équipe à la victoire et à la médaille d'or aux Jeux de Paris 2024. En plus de la prime de 80 000 euros qu'il recevra en tant que membre de l'équipe médaillée, Antoine Dupont bénéficie d'un salaire annuel d'environ 600 000 euros bruts en tant que joueur du Top 14. Il fait partie d'un groupe select de cinq joueurs du Top 14 qui perçoivent de tels émoluments, hors primes éventuelles, notamment en sélection nationale.
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