Le hockey, un sport d'équipe ancien et dynamique, possède une histoire riche et complexe qui remonte à des civilisations anciennes. Bien que l'origine exacte du jeu reste floue, des formes primitives de hockey étaient pratiquées dans diverses cultures, notamment dans la vallée du Nil (2000 ans av. J.-C.), en Chine, au Moyen-Orient et en Amérique.
Des origines antiques à la standardisation moderne
Selon les historiens, le hockey était déjà pratiqué dans bon nombre des premières civilisations. En effet, le hockey est l’un des sports les plus anciens, dont l’origine remonte probablement à plus de 1200 ans avant JC aux Jeux de l’Antiquité à Olympie. Il était pratiqué sous le nom de jeu de crosses.
L'histoire moderne du hockey a débuté en Angleterre avec la fondation du premier club, Blackheath, en 1851. L’Association anglaise de hockey nouvellement créée a contribué à la standardisation du jeu, notamment en fixant le nombre de joueurs par équipe à onze et en interdisant d'élever la crosse au-dessus des épaules (excepté le gardien). Au cours des années suivantes, l'armée britannique a joué un rôle crucial dans le développement du hockey moderne dans les colonies britanniques, notamment dans l'Empire des Indes.
Premières compétitions et reconnaissance olympique
Le hockey a fait sa première apparition aux Jeux olympiques de Londres en 1908. L’Angleterre a remporté la première place devant l’Irlande, l’Écosse, le Pays de Galles et l’Allemagne. Parallèlement, le reste du monde s'organisait, avec la création d'un championnat de France dès 1899 et de la Fédération française de hockey en 1920. Le hockey sur gazon figure parmi les premiers sports olympiques puisqu’il a été reconnu définitivement en 1928 aux Jeux d’Amsterdam. Aujourd’hui 127 pays adhèrent à la FIH dont le siège est à Bruxelles.
Équipement et règles du jeu
La crosse (ou stick en Belgique, bâton en français nord-américain) est un élément essentiel du jeu. Elle est droite dans sa partie haute, équipée d’une grip, similaire à celle d’une raquette de tennis, la partie basse est courbe et possède une face bombée (la face extérieure) et une face plane (la face intérieure). Seul l’usage de cette face plane est autorisé pour frapper ou dévier la balle. La crosse est traditionnellement en bois mais de plus en plus souvent de matières composites comme le carbone ou le Kevlar sont utilisées pour sa fabrication. La courbure de la crosse a aussi ses restrictions. Des courbures toujours plus importantes ont engendré ces dernières années des tirs aériens non sollicités, source potentielle d’accidents graves en cours de match. La courbe maximale donc a été ramenée à 25,4 mm (1″) et ce depuis le 1er septembre 2006. Dans la zone euro, il n’est pas rare de voir les deux arbitres d’une rencontre procéder avant le match à un contrôle de courbure avec comme seul outil une pièce de deux euros tenue verticalement qui ne peut pas passer sous le stick posé sur une surface plane.
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Le but du jeu est de marquer plus de buts que l'équipe adverse dans le temps règlementaire. S'il y a égalité de buts, alors le match est déclaré « match nul ».
La balle utilisée est généralement en plastique. il existe des balles plus légère pour les jeunes. Elle est lisse mais de très petits cratères sont acceptés.
En matière d'équipement de protection, le port du protège-dents et des protège-tibias est obligatoire. Les gardiens ont une grande liberté dans le choix de leur équipement, sans quoi l’arbitre siffle un pénalty-corner. Ils doivent se servir de leur stick. protège-tibias,protège-dents, plus éventuellement gants de protection. Chaussures équipées de crampons en fonction de la nature du terrain. Les autres joueurs peuvent porter des guêtres, coudières, short, sabots et gants. Certains peuvent également porter une protection supplémentaire afin de protéger leur cou.
L'Allemagne et l'Espagne sur la scène internationale
Bien que des nations comme l'Inde (entre 1928 et 1956), l'Australie, le Pakistan et les Pays-Bas aient dominé le hockey pendant une certaine période, il ne faut pas oublier l’Allemagne. Depuis quelques années, d’autres équipes font leur apparition et revendiquent leurs place dans l’élite internationale : la Corée du Sud, l’Argentine et surtout l’Espagne, qui gagne le prestigieux Champions Trophy, ainsi que la Belgique qui a fini 4e de trois des quatre dernières éditions de la coupe d’Europe et 3e du Champions Challenge en 2004.
L'Allemagne : Une puissance constante
L'Allemagne a une longue et riche histoire dans le hockey, avec de nombreux succès olympiques et mondiaux. En 2003, l’Allemagne remporte la coupe d’Europe des nations masculine en battant en finale l’Espagne.
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L'Espagne : Une ascension remarquable
L'Espagne a connu une ascension remarquable dans le monde du hockey ces dernières années. En 2019, L'Espagne a décroché le titre de Championne d'Europe U17 de rink hockey grâce à un match nul 1-1 face au Portugal. L’Espagne affronte une nouvelle fois son éternel rival en finale, le Portugal, à l’occasion du Championnat d’Europe de rink hockey U17 2019. Les deux équipes se rendent coup pour coup en première mi-temps, même si le Portugal semble en mesure de l’emporter. L’Espagne réalise le doublé après sa victoire de 2018 au Correggio. Elle remportant ainsi le 19e titre de son histoire en U17. En 2005, La victoire revient à l’Espagne qui bat en finale les Pays-Bas par 4 buts à 2 (0-0) lors des coupes d’Europe des nations masculine.
Le hockey français : Un aperçu
La France a également une histoire de hockey, bien que moins dominante sur la scène internationale. Le centenaire de la Fédération Française de Hockey, créée en 1920, est l’occasion de rassembler toutes les forces vives du hockey français en 2020. Retrouvez toutes les archives des Jeux Olympiques de hockey sur gazon (N. Retrouvez le palmarès complet des précédentes éditions des Jeux Olympiques de hockey sur gazon et accédez aux résultats détaillés. ma liste commenter réagir Pour consulter les résultats détaillés de chaque édition des Jeux Olympiques, cliquez sur l'année concernée. L'ÉQUIPE En vous abonnant, vous accédezà la source de référence sur l'actu sportive. En vous abonnant, vous accédez à la source de référence sur l'actu sportive. et traiter des données personnelles vous concernant. ou de votre localisation, de personnaliser le contenu éditorial, de mesurer l'audience de notre site et de permettre l'interaction avec les réseaux sociaux. En cas de refus, navigation et fonctionnalités seront limitées sur le site. L'ÉQUIPE Quel plaisir de vous retrouver, avant d'accéder à L'Équipe, merci d'accepter les cookies. Quel plaisir de vous retrouver, avant d'accéder à L'Équipe, merci d'accepter les cookies. et traiter des données personnelles vous concernant. ou de votre localisation, de personnaliser le contenu éditorial, de mesurer l'audience de notre site et de permettre l'interaction avec les réseaux sociaux. En cas de refus, navigation et fonctionnalités seront limitées sur le site.
L'ascension du hockey chinois : Stratégies et performances
L'histoire de l'équipe de hockey féminin chinoise illustre parfaitement la stratégie sportive de haut niveau "à la chinoise". Depuis que Pékin a obtenu l'organisation des JO de 2008, le gouvernement chinois a mis en place un plan d'action ambitieux pour maximiser le nombre de médailles d'or remportées à domicile.
Une stratégie ciblée
Les stratèges du sport chinois ont identifié les disciplines à fort potentiel, c'est-à-dire celles pratiquées par un nombre limité de nations, permettant ainsi une progression rapide et la conquête de médailles. Le hockey sur gazon, très populaire aux Pays-Bas et dans les pays du Commonwealth, mais moins ailleurs, faisait partie de cette catégorie.
Moyens et méthodes
Une équipe existait déjà en Chine, et les joueuses ont été regroupées et placées dans un centre sous haute protection. Le recrutement d'un entraîneur de niveau mondial, le Coréen Kim Chang-Back, a été rendu possible grâce à des moyens financiers importants. Kim Chang-Back avait déjà une solide expérience, ayant été coach de l'équipe féminine de Corée du Sud de 1988 à 1994. Depuis 1999, il entraînait les Chinoises, collectionnant les bons résultats, dont une 5e place inattendue aux JO de Sydney et deux titres de championnes d'Asie.
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Objectif : podium olympique
L'objectif principal de Kim Chang-Back était d'amener ses joueuses sur le podium olympique des JO de Pékin, de préférence sur la plus haute marche. Ma Yibo, la capitaine de l'équipe surnommée "les lotus blancs", incarnait l'espoir de la Chine de devenir une star en cas de victoire.
Préparation intensive
La préparation pour les JO de Pékin a débuté en 2004. Ma Yibo explique : "Huit des filles qui étaient aux Jeux d'Athènes sont encore dans le groupe. Nous sommes devenues des professionnelles: le hockey est désormais notre métier. Depuis quatre ans, il n'y a que les Jeux olympiques qui comptent. Je n'ai pas de vie en dehors du sport."
Un match historique
En battant les Allemandes, championnes olympiques en titre, les Chinoises se sont qualifiées pour la finale du hockey féminin aux JO de Pékin. Ce match fut d'une rare intensité, avec une égalité (2-2) à quelques minutes de la fin. La Chinoise Zhao Yudiao a inscrit le but de la victoire à la 58e minute, propulsant son équipe en finale contre les Pays-Bas.
Les JO de Pékin 2022
Après le 0-8 encaissé contre les Américains, on s’inquiète pour l’équipe de Chine : va-t-elle encaisser carton sur carton ? Les Chinois veulent tester Mathias Niederberger, qui a été confirmé dans les cages allemandes et doit absolument (se) rassurer. Tyler Wong s’y colle rapidement par un tir du poignet. Le danger principal vient à la huitième minute d’une passe de Spencer Foo reprise de volée par Luke Lockhart. La Chine tient donc un peu plus longtemps qu’au premier match. Avant-hier, elle avait encaissé le premier but sur sa première prison. Cette fois, elle tue la pénalité de Jason Fram (accrocher) malgré deux one-timers de Matthias Plachta. Mais quelques secondes après le retour à 5 contre 5, le défenseur Marcel Brandt perce à travers les lignes chinoises et prend son propre rebond (1-0). Ehliz est sanctionné trente secondes plus tard, mais la Chine n’en profite pas malgré un beau lancer lointain de Sproul. L’Allemagne est plus énergique et a logiquement l’avantage, mais après le 3-0 de Dominik Kahun, qui dévie le tir de Moritz Müller, le jeu se rééquilibre. Les Allemands sont peut-être moins intenses dans les duels, ils se compliquent aussi la vie par deux pénalités. La Chine est bien moins en danger et se procure des occasions de moins en moins sporadiques. La reprise de Denis Osipov - le seul Russe de cette équipe chinoise très nord-américaine sur le poteau - sert d’avertissement. Les Chinois se montrent opportunistes. Avec Ehliz en prison pour crosse haute, Tyler Wong tire dans le haut du filet à onze minutes de la fin (3-2). Le suspense est ainsi préservé. Une pénalité de Lockhart complique les choses, mais Zanatta peut utiliser son temps mort pour reposer ses joueurs, puis sortir son gardien. Ce succès a été chèrement payé pour le développement, car tous les joueurs asiatiques ont été laissés sur le banc en troisième période lorsque le score laissait entrevoir un retour possible. On pensait qu’avoir la Chine dans sa poule serait un avantage pour l’Allemagne pour être au pire meilleure troisième (et jouer un dernier de groupe en barrages). Ce ne sera pas le cas. Pour y parvenir, elle devra faire une bien meilleure performance demain contre les États-Unis, et enfin jouer 60 minutes.
Moritz Müller (capitaine de l’Allemagne, en photo ci-dessus) : « Nous avons eu un bon départ et nous nous sommes trop relâchés un moment. Nous étions sûrement soulagés d’avoir le dessus dans le jeu après le match difficile contre le Canada. Nous avons alors oublié que le travail doit être en première position. Nous avons donné une possibilité à la Chine de revenir dans le match.
Toni Söderholm (entraîneur de l’Allemagne) : « Hormis quelques présences au début, nous sommes bien entrés dans le match. Après le troisième but, nous avons abandonné notre plan de jeu. Cela a donné de l’air et de l’énergie à nos adversaires, et cela nous a complètement enlevé notre rythme. Nous avons dû nous mettre en mode combat pour ramener la victoire à la maison. En fin de compte cette victoire nous donne encore un peu de confiance.
Parker Foo (premier buteur de la Chine) : « C’est assez fou mais je ne peux pas prendre tout le crédit. C’est un effort de toute l’équipe. Ce fut un long voyage pour conduire à ce but. Pour moi, c’est un immense honneur. Je m’en souviendrai longtemps, c’est sûr. Notre équipe n’a absolument pas lâché ce soir. Avec trois buts de retard, beaucoup d’équipes pourraient être tentées de lâcher, mais nous avons travaillé si longtemps et si dur que nous n’étions pas prêts à céder.
Samedi 12 février 2022 à 16h40 au Palais national omnisports de Pékin.
3-1 à 39’14 : P.
3-2 à 49’00 : Wong assisté de Yip et Sproul (sup.Remplaçant : Danny aus den Birken (G).Remplaçants : Paris O’Brien Ouban Yongli, Zhang Pengfei (A).