Comprendre les règles du volleyball féminin : Un guide complet

Le volley-ball est un sport collectif captivant, où la cohésion est essentielle pour remporter des matchs. Que vous soyez un joueur de club, un spectateur occasionnel ou un passionné suivant les performances de l'équipe de France, il est crucial de bien comprendre les règles de ce sport. Cet article vous dévoile les règles spécifiques du volley-ball, vous permettant ainsi d'apprécier pleinement chaque match.

Les bases du jeu

Le but du volley-ball est simple : faire rebondir le ballon dans le camp de l’équipe adverse pour marquer des points. L’équipe qui laisse tomber le ballon au sol perd le point et le service. Un match se joue en trois sets gagnants, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes (contrairement au tennis). Pour gagner un set, il faut atteindre 25 points, mais il faut avoir au moins 2 points d’écart avec l’adversaire. L’équipe qui gagne 3 sets remporte le match. Si les deux équipes sont à égalité à 2 sets partout, le cinquième et dernier set décisif, appelé le tie-break, se joue en 15 points gagnants (toujours avec 2 points d’écart).

La durée d’un match de volley varie suivant le score. Un match déséquilibré gagné 3 - 0, peut se jouer d’un peu moins d’une heure, surtout depuis que les temps morts techniques ont été arrêté (le premier à 8 points et 16 points). À contrario, un match disputé en 5 sets peut durer jusqu’à 2 h 30. Ces dernières années, les règles évoluent régulièrement pour augmenter la spectacularité et s’adapter au format télévisuel.

Le terrain et l'équipement

Le volley-ball se joue sur un terrain rectangulaire de 18 mètres de long sur 9 mètres de large. Au milieu, il y a un filet tendu par deux poteaux. Autour du terrain, il doit y avoir une zone libre de 3 mètres sur chaque côté. Concernant la hauteur sous plafond, elle doit être d’au moins 7 mètres. La largeur des lignes du terrain doit être de 5 cm et de couleur claire et différente du sol.

La hauteur du filet est de 2,43 mètres chez les hommes et de 2,24 mètres chez les femmes. Des mires sont installés de chaque côté du filet pour indiquer la limite sur le filet. Il s’agit de baguettes ou d’antennes qui s’élèvent de 1 mètre au-dessus du filet. Le ballon de volley-ball répond à des critères stricts définis par les règles internationales de la FIVB pour garantir une expérience de jeu équitable et uniforme. Le ballon, de forme sphérique, a considérablement été allégé ces dernières années (maintenant entre 260 et 280 grammes) pour ralentir les ballons sur les smatchs, afin d’allonger la durée des échanges, surtout à haut niveau. La circonférence doit être entre 65 et 67 cm.

Lire aussi: Championnat mondial de volleyball : une histoire captivante

Le ballon doit être en cuir naturel ou en matériau synthétique. La surface doit être souple et non brillante. Cela signifie qu’elle ne doit pas être lisse ou glissante, pour permettre une meilleure prise en main par les joueurs. En compétition officielle, la pression interne du ballon (0,30 à 0,325 kg/cm²) est minutieusement ajustée pour garantir des trajectoires prévisibles et un rebond régulier. Les ballons utilisés doivent également être homologués par la FIVB (Fédération Internationale de Volley-ball), garantissant leur conformité aux normes techniques.

Le service

Chaque point commence par un service. Pour qu’un service soit valide, le joueur doit :

  • Se place derrière la ligne du fond du terrain et frapper le ballon pour l’envoyer dans le camp adverse.
  • Se positionner dans l’axe du terrain sans que son pied touche la ligne. Il peut reculer autant qu’il veut, tant qu’il reste dans l’axe du terrain.
  • Une fois le ballon lancé en l’air, il est obligé d’être frappé sinon c’est faute de service.
  • A partir du coup de sifflet de l’arbitre, le serveur a 8 secondes pour effectuer son service
  • Si le ballon touche la bande du filet, puis passe dans le camp adverse, le ballon est toujours en jeu, il n’y a plus faute depuis maintenant de nombreuses années (on n’est toujours pas au tennis)
  • Quand une équipe sert, les joueurs présent sur le terrain n’ont pas le droit de faire écran aux réceptionneur adverse .

En compétition, il y a deux styles de services :

  • Le service smatché : le joueur lance le ballon haut et saute comme un smatch pour envoyer un ballon puissant.
  • Le service flottant : que ce soit pied au sol ou avec un petit saut, le serveur frappe la balle d’un geste sec, qui donne une trajectoire flottante au ballon.

Les touches de balle et les rotations

Chaque équipe a le droit de toucher le ballon trois fois avant de l’envoyer de l’autre côté. Ces trois touches sont souvent une réception, une passe et une attaque (ou smash). Mais attention, un joueur ne peut pas toucher deux fois de suite le ballon (excepté sur un contre, la touche ne balle ne compte pas dans les trois autorisées ). Quand une équipe récupère le point, l’ensemble des joueurs doivent tourner de position dans le sens des aiguilles d’une montre. La position 1 est celle du serveur. A chaque séquence, le serveur est différent. Le libéro n’a pas le droit de servir.

La numérotation des postes commence de la position du serveur, en poste 1, et remonte le terrain dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Certaines positions donnent le nom du poste des joueurs. L’attaquant réceptionneur placé à l’aile gauche du terrain en position 4, prend aussi le nom de poste 4 ou récept 4 (R4). Pour indiquer la position dans laquelle l’équipe se place, on a l’habitude de prendre en référence la position du passeur. Au moment du service, chaque joueur doit respecter son emplacement par rapport à ses coéquipiers. Les joueurs peuvent se décaler sur le terrain, tant qu’ils respectent le positionnement par rapport aux joueurs qui l’entourent. C’est pour cela qu’en réception, les joueurs ne sont pas parfaitement alignés.

Lire aussi: Rugby Espoirs : Nouvelles règles et ambitions

En réception, les réceptionneurs (les deux postes 4 + le libéro) couvrent un maximum de terrain. Les joueurs qui ne sont pas censés prendre la réception (le passeur, le central et le pointu) , « se cachent » pour être disponibles sur les touches de balle suivantes. Le central qui n’est pas censé réceptionner, peut être amené à le faire si le service est très court sur lui ou si le ballon touche la bande et retombe à ses pieds.

Le contre

Les joueurs près du filet peuvent lever les bras et sauter pour bloquer les smashes de l’adversaire. C’est ce qu’on appelle un contre. Le contre ne compte pas dans le nombre de touches de balle. Ce qui signifie qu’un contreur peut reprendre la balle dans la foulée, si le ballon reste dans son camp, bien qu’il l’ait touché au contre. Généralement, les équipes arrivent à se positionner à 2 joueurs au contre pour protéger une plus grande zone de terrain. Le contre est le premier rideau défensif d’une équipe. Chez les pros, ils arrivent même à contrer à 3.

Lors d’un contre, les bras franchissent le filet pour aller du côté de l’adversaire et fermer un plus grand-angle d’attaque. Ce franchissement est autorisé, à condition que les contreurs ne touche pas le ballon avant l’attaquant. Un bon franchissement des mains permet de faire un contre très spectaculaire, qui retombe vite dans le camp adverse : un monster Block !

Fautes courantes

Comme dans tous les sports collectifs, il y a des règles à respecter. Voici quelques fautes courantes :

  • Un joueur touche le ballon deux fois de suite. En cas de contact de balle de mauvaise qualité à deux mains, un doublé peut être aussi sifflé par l’arbitre.
  • Pour le premier contact défensif, la tolérance sur la qualité de la touche de balle est plus grande, car en général, le ballon est puissant et rapide. Il n’y a pas de doublé de sifflé quand le contact n’est pas propre. Par contre, si le ballon rebondi distinctement sur deux parties du corps, l’arbitre siffle la faute.
  • Ensuite, lors d’une passe, il n’y a pas de tolérance sur la qualité de la touche de balle pour une passe. C’est généralement le passeur, qui a un bon toucher de balle qui s’y colle.
  • Un joueur passe sous le filet et entre dans le camp adverse. Son pied peut toucher la ligne à condition qu’il ne gêne pas les joueurs adverses.
  • Beaucoup de blessures se font au volley quand un joueur retombe sur les pieds d’un attaquant (ou bloc adverse).
  • Les joueurs ne respectent pas l’ordre de rotation sur le terrain. Le passeur pénètre trop vite pour prendre sa position, avant le contact de balle au service.
  • Il arrive aussi que les joueurs se trompent dans leur position, que ce soit le mauvais joueur qui sert.
  • Un joueur ne peut pas toucher le filet. Le ballon, par contre, ce n’est pas un problème. Cette faute est courante pour un contreur qui tente d’aller chercher trop loin l’attaquant et qui touche le filet en retombant.
  • Si le ballon touche le sol à l’extérieur du terrain, c’est faute. S’il touche la ligne du bord du terrain, c’est point.
  • Si jamais le serveur lance le ballon, mais ne frappe pas, c’est faute aussi.
  • Lors de l’impulsion pour le service smatché, le joueur ne doit pas marcher sur la ligne. Latérallement, le joueur doit être dans l’axe du terrain pour servir.
  • Si le ballon touche la mire, c’est faute.
  • Il arrive que l’attaquant frappe la balle, qui ne franchit pas le filet en tapant sur la bande blanche et le bloc en même temps. Dans ce cas, ce n’est pas un contre, c’est juste que l’attaque ne franchit pas, car le ballon est trop bas. À ce moment, l’arbitre montre 4 doigts pour signifier que le ballon n’a pas changé de camp, et que le défenseur qui pense soutenir le bloc fait une quatrième touche sur l’échange. Cette règle est souvent litigieuse du fait que le contreur a les bras qui franchissent dans le camp adverse. L’attaque trop basse qui tape la bande blanche, touche ensuite le contre. Dans le cas où le contreur ne serait pas monté au filet, le ballon aurait tapé le filet sans le franchir.
  • Lors d’une attaque, le ballon peut toucher le contre. Si jamais, après le contact du contre, la balle sort du terrain (ou touche la mire), c’est faute de la part de la dernière équipe qui touche le ballon. C’est en général une stratégie de l’attaquant, qui se sert du bloc adverse pour mettre le ballon hors de portée des défenseurs. L’attaquant se sert aussi du bloc pour faire sortir le ballon hors du terrain par le bloc. On parle à ce moment de « jouer les mains« .
  • Il arrive aussi que deux joueurs adverses poussent le ballon en même temps. Pendant une à deux secondes, le ballon s’immobilise, puis un joueur prend le dessus sur l’adversaire, dans la poussée de balle.
  • Au moment de l’attaque, le joueur a la possibilité d’accompagner le ballon pour le déposer délicatement sur le terrain. Ce contact, prolongé avec le ballon, est autorisé à condition que la main accompagne le ballon en descendant. Si l’attaquant fait un mouvement latéral de la main, c’est faute de porté.
  • Lors d’une défense basse, le ballon ne doit pas être accompagné pour être relevé. Il doit forcément avoir un « contact tapé ». Pour cela, il faut défendre avec la main fermée ou le dessus de la main (en faisant une corse par exemple : le joueur plonge au sol, la main tendu a plat et posée au sol.

Le rôle de l'arbitre et des officiels

L’arbitre est positionné sur une échelle qui lui permet d’être à hauteur du filet pour mieux voir les fautes de fil. Aucun joueur n’a le droit de parler à l’arbitre, excepté le capitaine de chaque équipe. Comme dans la plupart des sports, l’arbitre peut avoir recours à l’utilisation de cartons pour faire respecter le bon esprit du match. Chaque équipe a le droit de demander 2 temps morts par set. Ils sont utilisés en général pour casser la dynamique positive de l’équipe adverse ou enrayer la spirale négative de son équipe.

Lire aussi: Mondial féminin: Un regard historique

Le Libéro : Spécialiste de la Défense

Le libero volley est un poste défensif dans le volley. Il y a des règles spécifiques à respecter. Il a plusieurs fonctions, mais ses missions principales sont la défense, la réception et la relance. Il n’a pas le droit d’attaquer. Le libero volley a un rôle très tactique, il est le pilier du jeu défensif de son équipe. Un libero volley ne peut pas attaquer, sur les changements il ne peut remplacer que les trois postes de la ligne arrière. Il ne peut pas attaquer ni contrer un ballon au filet, il peut néanmoins renvoyer le ballon de l’autre côté du camp. Un libero volley a le droit d’effectuer une passe à son attaquant. Le libéro peut entrer et sortir du terrain sans attendre le coup de sifflet de l’arbitre. Il remplace en général le central, pour apporter une meilleure qualité de réception et de défense. Il ressort du terrain quand il est censé passer devant, le central reprend sa place pour jouer son rôle au filet. Il n’y a pas de limites de changements avec le libéro.

Les remplacements et les temps morts

Pour les autres joueurs, les changements sont limités. Le coach peut changer deux joueurs. Un joueur qui est mis sur le banc, dans le même set, ne peut rentrer sur le terrain que s’il reprend sa place initiale. Chaque équipe a le droit de demander jusqu’à 6 remplacements par set.

Évolution récente des règles

Plusieurs ajustements ont été apportés aux règles du volley-ball ces dernières années. Les équipes ne pourront plus demander un Challenge en cours de rallye. Elles pourront toutefois le faire à la fin du rallye pour revoir la décision des arbitres concernant toute action survenue pendant l’échange, y compris le service. Le double contact sera autorisé lors de l’action de passe, tant que le ballon reste du même côté du terrain, avec faute seulement en cas de 2 contacts clairs consécutifs. Parmi les changements notables, on peut citer l'obligation pour les équipes féminines d'avoir des coachs féminines adjointes au minimum, afin de favoriser la représentativité des femmes sur les postes de coach. L’allégement de la règle sur le double contact vise à favoriser le jeu et d’éviter qu’il soit trop souvent interrompu par des fautes.

Composition d'une équipe

Une équipe de volley-ball est composée de six joueurs sur le terrain. Il y a trois postes avant et trois postes arrières. On désigne la position des joueurs par des numéros de 1 à 6.

  • Les réceptionneurs/attaquants : Ce sont des joueurs qui attaquent sur les ailes. Ils ont un rôle très complet. Un réceptionneur/attaquant est capable de réceptionner une attaque, d’être au bloc pour contrer et d’attaquer la zone d’adversaire.
  • Le pointu : C’est le joueur placé à l’opposé du passeur. Il est souvent considéré comme le meilleur attaquant de l'équipe.
  • Le central : Les centraux se positionnent au centre du terrain derrière le filet de volley. Un central a pour principale fonction d'attaquer soit en passe courte et rapide du passeur soit en décalée via une passe rapide où le central se trouve à 2m du passeur . Le central a également pour objectif de fixer, d’attirer la défense pour créer des espaces dans la défense adverse.
  • Le passeur : Le passeur aussi appelé le chef d’orchestre est le joueur en charge de l’organisation du jeu. Son objectif principal est de distribuer le jeu, pour créer de l’incertitude et des solutions d’attaques efficaces. Son travail est de varier le jeu en fonction du placement des adversaires. Sa vitesse d'exécution doit être parfaite pour mettre de la rapidité et déstabiliser l’équipe adverse. Il doit être en parfaite coordination avec ses attaquants et le ballon de volley pour mettre de la fluidité dans le jeu.
  • Le capitaine de l’équipe joue un rôle crucial, notamment en cas d’absence de l’entraîneur, sauf s’il y a un entraîneur adjoint désigné.
  • Concernant l’entraîneur, celui-ci a la possibilité de se déplacer à partir du prolongement de la ligne d’attaque jusqu’à l’extrémité du terrain qui concerne son équipe. Il ne doit pas représenter une gêne pour les juges. Désormais, un joueur placé sur la ligne arrière doit se positionner au même niveau que les autres joueurs dans la même position. Ou à minima, positionner un pied plus éloigné de la ligne central que le pied d’un autre joueur se trouvant sur la ligne devant.

Déroulement d'un match et tie-break

Un match de volley se déroule en 3 sets gagnants. Un set est gagné avec 25 points et au moins deux points d’écart. (exemple 25-23). Si le score est à 24-24, le set continue tant qu’une équipe n’a pas deux points d’écart sur l’autre. Si les deux équipes sont à deux sets, alors on joue un cinquième set décisif en 15 points. Il faut également au moins deux points d’écart comme pour les autres sets. Lorsque que deux équipes sont à égalité sur le set à 24-24 , commence alors un tie break volley-ball. Les règles d’un tie break volley-ball sont très simples.

Autres règles importantes

  • Chaque équipe peut toucher le ballon maximum trois fois avant que le ballon change de côté. Chaque contact consécutif doit être effectué par des joueurs différents.
  • Le volley-ball est joué avec les mains, bras ou les poings, mais par exemple, il existe une règle de jeu volley-ball qui permet aux joueurs de toucher le ballon avec n’importe quelle autre partie du corps.
  • Un adversaire effectue une faute de filet. Il est interdit de toucher le filet avec n’importe quelle partie du corps.
  • Lors d’un match de volley-ball, il est interdit de faire une demande d’interruption du match lorsqu’une demande a été refusée, notamment si celle-ci a été sanctionnée.
  • Désormais, il n’est plus possible de faire une demande de temps mort technique.

tags: #championnat #volleyball #feminin