Hatem Ben Arfa, bien que n'ayant pas officiellement annoncé sa retraite sportive, n'a plus foulé les terrains depuis la fin de son contrat avec le LOSC Lille. Malgré son absence prolongée, le talent du natif de Clamart reste indéniable. Son passage à l'OGC Nice, où il a perçu son plus gros salaire en carrière (450 000 euros brut mensuels), reste un moment fort. Cependant, la suite de sa carrière a été marquée par des choix sportifs et personnels discutables, le conduisant à ne jamais rester plus d'une saison dans un même club, exception faite de son passage au Paris SG.
Les détails du contrat parisien révélés au grand jour
L'opacité entourant habituellement les contrats des footballeurs a été levée dans le cas de Hatem Ben Arfa lors d'une audience au conseil des prud'hommes, où les détails de son contrat avec le PSG ont été exposés. Signé le 1er juillet 2016 pour une durée de deux saisons, le contrat prévoyait un salaire mensuel brut de 500 000 euros, décomposé en une rémunération forfaitaire de 425 000 euros et une prime d'éthique de 75 000 euros.
La prime d'éthique : une source de discorde
La prime d'éthique était soumise à des conditions strictes, notamment l'interdiction de critiquer le club dans les médias et le respect des horaires d'entraînement. Cette prime a été refusée une fois au joueur, en décembre 2017, suite à son absence au stage au Qatar.
Une rémunération variable substantielle
Une part importante de la rémunération de Ben Arfa était variable. Il pouvait prétendre à une prime individuelle de 2,12 millions d'euros par semestre s'il disputait au moins 60 % des matches du PSG (titularisations et entrées en jeu comprises). Cependant, il n'a touché cette prime qu'une seule fois, lors de son premier semestre au club, et réclame les 6,36 millions d'euros restants en dommages et intérêts.
De plus, l'accord prévoyait une prime collective annuelle, qu'Hatem Ben Arfa n'a pas perçue lors de sa seconde année au club. Cette prime, qui pouvait atteindre 416 000 euros au maximum si le joueur disputait dix matches sur au moins huit mois, est également réclamée par le joueur.
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Litige aux prud'hommes : harcèlement moral et primes impayées
La relation entre Hatem Ben Arfa et le PSG s'est détériorée au point de se retrouver devant le conseil des prud'hommes. Mis à l'écart pendant plus d'un an (d'avril 2017 à juin 2018) pour des raisons extra-sportives, "HBA" réclame 8 millions d'euros pour "perte de chance" et un euro symbolique de dommages et intérêts pour harcèlement moral.
Les arguments de Ben Arfa
Ben Arfa estime avoir été injustement privé des chances de remporter ses primes en raison de sa mise à l'écart. Il accuse le PSG de "harcèlement moral", mettant en avant son éviction du stage de préparation de pré-saison aux États-Unis en juillet 2017 et sa demande de s'entraîner avec l'équipe de National 2 en septembre de la même année. Il a déclaré avoir été surpris par sa mise à l'écart, soulignant qu'il était très performant à l'entraînement.
La défense du PSG
Le PSG, de son côté, soutient que la mise à l'écart de Ben Arfa était purement sportive. Le club a été condamné en première instance, puis en appel, pour harcèlement moral dans cette affaire.
Décisions de justice
La Cour d'appel de Paris a condamné le PSG pour harcèlement moral et des impayés. Ben Arfa a obtenu l'euro symbolique qu'il demandait, ainsi qu'environ 100 000 euros de rappels de salaire et de prime éthique. Cette somme correspond à deux jours de retenue de salaire (27 419,35 euros) suite à son absence au stage au Qatar en décembre 2017, ainsi qu'à 75 000 euros de la prime d'éthique du même mois. Toutefois, ce montant reste bien inférieur aux 7,7 millions d'euros réclamés par le joueur.
Un salaire conséquent, mais des attentes non comblées
L'arrivée de Hatem Ben Arfa au PSG avait suscité de grandes attentes, d'autant plus qu'il avait consenti des efforts financiers pour rejoindre Nice après une aventure anglaise difficile. Son salaire de 10 millions d'euros par an (incluant sa prime à la signature lissée sur 24 mois) le plaçait parmi les joueurs les mieux rémunérés du club, aux côtés de David Luiz et Matuidi. Cependant, sa mise à l'écart et les litiges qui ont suivi ont terni son passage au PSG, laissant un goût amer tant pour le joueur que pour le club.
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Avant le PSG : L'OGC Nice et les convoitises
Avant de rejoindre le PSG, Hatem Ben Arfa avait brillé à l'OGC Nice, où il avait perçu un salaire de 450 000 euros brut mensuels. Ses performances avaient attiré l'attention de plusieurs clubs, dont Barcelone, le FC Séville et l'Olympique Lyonnais. Finalement, il avait opté pour le PSG, séduit par le projet sportif du club et la perspective de jouer sous les ordres d'un entraîneur qui souhaitait le recruter.
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