L'histoire de l'équipe de France de rugby, bien que riche en moments de gloire et de prouesses sportives, est également marquée par des incidents extra-sportifs, des bagarres et des controverses qui ont parfois terni son image. Des Jeux olympiques de 1924 aux récents incidents en Argentine et en Écosse, cet article se penche sur les moments les plus tumultueux de l'histoire des Bleus.
Les JO de 1924 : Une finale qui tourne à la bagarre générale
Entre 1928 et 2016, le rugby n'a plus figuré au programme olympique. La raison principale de cette longue absence est la finale tristement célèbre des JO de Paris en 1924. Le match entre la France et les États-Unis s'est terminé en une bagarre générale mémorable, loin de l'idéal de fair-play prôné par Pierre de Coubertin, le père des Jeux olympiques modernes.
Seules la France, les États-Unis et la Roumanie étaient inscrites. En effet, les équipes des nations britanniques - Irlande, Angleterre, Pays de Galles et Écosse - décident de ne pas participer à la compétition car elles considèrent alors que le rugby est un sport d’hiver. Le voyage ne décourage pourtant pas l’équipe américaine, tenante du titre. Pourtant, la sélection des Eagles est composée en majorité d’étudiants pratiquant le basket ou le football américain et ne découvre les règles du rugby que quelques mois avant leur traversée de l’Atlantique.
Les Français présentés comme favoris face à ces « débutants », l’équipe de France est présentée comme favorite du tournoi. Le premier match contre la Roumanie vient conforter cette impression. Le pays d’Europe de l’Est est étrillé 61 à 3, avant de subir une nouvelle fois une lourde défaite face aux Américains, 37 à 0.
Le 19 mai 1924, la finale oppose donc la France aux États-Unis, dans le nouveau stade de Colombes. Les joueurs en viennent plusieurs fois aux mains, et le public commence à conspuer les rugbymen américains, les accusant de mauvais coup. À chacun des cinq essais inscrits par les Américains, la tension monte d’un cran, et les spectateurs soutenant la bannière étoilée trop enthousiastes sont molestés, huit d’entre eux sont même rossés à coups de canne ! Le score final est sans appel : la France s’incline lourdement 17 à 3. Après la remise des médailles, au moment où retentit les premières notes de l’hymne national américain, les supporters français huent l’équipe des Eagles, qui doit retourner aux vestiaires précipitamment sous protection policière !
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Suite à cette démonstration de haine et ce pugilat sur le terrain, bien loin des idéaux prônés par les organisateurs, le Comité international olympique accuse ce sport d’avoir entaché l’image des Jeux olympiques. En 1928, à Amsterdam, les Hollandais refusent d’inscrire le rugby au programme. Et le monde de l’ovalie a perdu l’un de ses plus fervents soutiens : Pierre de Coubertin, bien que promoteur des JO modernes, vient de prendre du recul et a quitté la présidence du CIO en 1925. Le rugby n’aura plus sa place dans le monde de l’olympisme pendant près d’un siècle.
Les "troisièmes mi-temps" qui dérapent
C'est un moment qu'affectionne tout rugbyman qui se respecte. Après s'être échangé coups, ruades et autres bourre-pifs, les taquineurs de ballon ovale aiment prolonger les festivités autour d'une bonne table ou d'un comptoir. Pourtant, au milieu des innombrables récits de joyeuses paillardises, certaines histoires révèlent le côté moins reluisant de ces fêtes qui tournent parfois au vinaigre. Il est parfois difficile d'attendre retenue et politesse de la part de quinze rugbymen décidé à "s'amuser".
En 1992, l'équipe de France de rugby a choisi de prendre "quelques" verres au bar du Royal Monceau, un palace parisien. Le kiné des Bleus, un ancien joueur mélomane, reconnaît une silhouette familière accoudée au comptoir : Michel Polnareff. Il accoste le chanteur, alors en pleine déprime, et lui demande de jouer pour les Bleus, sur le piano du bar. Refus poli de l'artiste, Michel Polnareff rit jaune et finit par accepter de se mettre au piano. Il ne parviendra à se sortir de ce piège qu'au bout de vingt chansons, dont certaines massacrées par les joueurs.
Le rugby n'est pas le seul sport concerné par les après-matchs qui finissent en pugilat, mais le monde ovale regorge d'histoires de dérapages violents. En 2011, à Biarritz, après une nuit consacrée à célébrer une victoire, trois rugbymen qui n'ont pas encore 20 ans en viennent aux mains avec trois autres jeunes à une station de taxi.
Parfois, derrière les bagarres, se cachent des célébrités. En 2002, à Pau, le pilier d'un club gallois agresse sexuellement une cliente d'un restaurant, provoquant une bagarre générale. Gareth Thomas, alors capitaine du XV du Poireau, est convoqué devant le juge et condamné à 1 500 euros d'amende.
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Certains coups de poing sont entrés dans la légende. En 1972, à Cardiff, la troisième mi-temps endiablée des All Blacks, qui viennent de battre les Gallois, tourne court : le pilier Keith Murdoch assomme un vigile dans le bar où se déroule la fête. Face au scandale rendu public, le joueur est banni de l'équipe à vie.
La consommation d'alcool est impliquée dans la plupart des incidents graves survenus lors d'une troisième mi-temps. C'est ainsi que, quelques heures après un après-match particulièrement arrosé dans l'hôtel des joueurs à Cardiff, Andy Powell, troisième ligne du pays de Galles, a la bonne idée d'emprunter une voiturette de golf pour prendre l'autoroute et aller chercher un petit déjeuner. Rattrapé par la police, il souffle dans un éthylotest qui s'avère évidemment positif.
C'est aussi à la sortie d'une soirée où l'alcool a coulé à flots que Mike Tindall, ex-capitaine de l'équipe d'Angleterre, voit sa vie basculer. En pleine Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, en 2011, le joueur flirte avec une jeune femme dans un bar d'Auckland. Sauf que Mike Tindall est alors marié avec Zara Phillips, petite-fille de la reine d'Angleterre, et qu'une vidéo de son incartade surgit rapidement sur le web.
En 1997, les joueurs de l'équipe de Brive, tout juste sacrée championne d'Europe, n'ont pas attendu leur retour en France pour lâcher les chevaux. Dans l'avion qui les ramène de Cardiff, le champagne coule à (très gros) flots, les joueurs se déchaînent et une hôtesse de Brit Air se voit rapidement bombardée de propositions indécentes.
L'affaire Bastareaud : mensonge et conséquences
En 2009, l'équipe de France avait fait la Une de l'actualité à l'occasion d'une bagarre en Nouvelle-Zélande mêlant Mathieu Bastareaud. Le 21 juin, au lendemain d'une défaite, le trois-quart centre est apparu le visage tuméfié et, pour expliquer ses blessures, a prétexté une bagarre provoquée par des Néo-Zélandais juste avant de rentrer à son hôtel dans la nuit de samedi à dimanche.
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Le 25 juin, après que l'enquête de la police néo-zélandaise a mis en évidence que le joueur était arrivé à l'hôtel en parfaite santé, ce dernier, déjà rentré en France, a diffusé un communiqué par l'intermédiaire de son club, le Stade français. "Je dois la vérité à tout le monde, précisait Mathieu Bastareaud. Samedi soir, je suis rentré à l'hôtel après avoir trop bu. Je suis tombé dans ma chambre, j'ai heurté la table de nuit et je me suis ouvert la pommette. J'ai eu honte, j'ai paniqué et j'ai cru que j'allais être renvoyé de l'équipe de France. J'ai raconté cette histoire, pensant que cela allait passer. (…) Je tiens à m'excuser auprès de la Fédération néo-zélandaise, de la ville de Wellington, des joueurs de l'équipe de France, du staff, de mon club, de mes amis et auprès de tous ceux touchés par cette histoire." Scandalisée par le comportement du joueur, la presse néo-zélandaise est allée jusqu'à évoquer un "Rainbow-Warrior" du rugby. Le mystère persiste cependant sur ce qui s'est réellement passé au cours de cette soirée, l'histoire de la "table de nuit" paraissant suspecte. Jo Maso, le manager du XV de France, a de son côté évoqué une bagarre entre joueurs français.
Président de la Fédération française de rugby (FFR), Pierre Camou a adressé ses excuses à la Nouvelle-Zélande. "Etre international, c'est être responsable, exemplaire dans la représentation de son pays et de sa fédération, est-il écrit dans le communiqué diffusé par la FFR. La FFR est choquée qu'un joueur du XV de France ait menti. La nation néo-zélandaise et le monde du rugby ont pu légitimement se sentir blessés par les déclarations initiales du joueur qui portent également atteinte à l'image du rugby français." Logique avec ces déclarations, Pierre Camou a saisi la commission de discipline de la FFR. Pour sa part, Marc Lièvremont considère cette affaire comme un "épiphénomène" malgré le tapage médiatique auquel elle a donné lieu. "Pour moi, ça reste un gamin qui a pété un plomb. Il mérite certainement d'être puni, mais j'ai plutôt envie de l'encourager et, de manière générale, j'ai envie de garder le positif", conclut l'entraîneur.
L'affaire d'Edimbourg : bagarre et agression sexuelle présumée
Déjà accablés par les défaites, les joueurs du XV de France sont depuis 24 heures au cœur d'une sombre histoire extra-sportive. Ce lundi, alors qu'ils s'apprêtaient à quitter Edimbourg, où ils ont affronté l'Ecosse dimanche dans le Tournoi des 6 Nations (32-26), sept d'entre-eux ont été retenus par la police locale pour témoigner sur une accusation de bagarre et d'agression sexuelle présumée avec des supporters. Anthony Belleau (Toulon), Jonathan Danty (Stade Français), Yacouba Camara (Montpellier), Félix Lambey (Lyon), Louis Picamoles (Montpellier) et Rémi Lamerat ont ainsi été entendus pendant plusieurs heures. Si la police écossaise a indiqué dans un second temps qu' « aucun crime n'a été commis », le mystère reste entier sur cette soirée visiblement très arrosée. A leur arrivée à l'aéroport d'Orly en fin d'après-midi, le reste du groupe tricolore semblait ainsi particulièrement tendu. « L'odeur du sang vous attire », a lancé un joueur aux journalistes présents rapporte Eurosport. Si le Président de la Fédération Française de Rugby Bernard Laporte a tenté de désamorcer l'affaire en déclarant « ce n'est pas méchant », deux joueurs portaient visiblement les stigmates d'un accrochage. Toujours selon les informations d'Eurosport, le Clermontois Arthur Iturria avait une compresse au niveau du nez, laissant suspecter une fracture. Le Castrais Geoffrey Palis arborait quant à lui un pansement au niveau de l'arcade.
Le Journal du Dimanche fait de nouvelles révélations tout sauf glorieuses pour certains joueurs tricolores qui très éméchés, auraient pris part à une bagarre contre des supporters écossais, y compris des femmes. Cette rixe aurait éclaté à la sortie de deux établissements, le Tigerlily et le Lulu, dans lesquels aucun incident n’a en revanche été recensé.
Lundi matin, au lendemain du match, deux joueurs portaient des traces au visage qu’ils n’avaient pas la veille : pour le deuxième ligne clermontois Arthur Iturria (nez fracturé, lèvre ouverte), la version officielle parle d’un saut dans son lit mal contrôlé après une soirée arrosée, alors que l’arrière castrais Geoffrey Palis est censé s’être ouvert l’arcade lors d’un jeu à boire.
Toujours selon le JDD, après le retour des fêtards à l’hôtel, une jeune femme a été agressée dans la chambre d’un joueur, avec « des claques très appuyées ». Elle a déposé une plainte pour agression sexuelle, très vite retirée, mais ses parents ne s’interdiraient pas de saisir de nouveau la justice.
Teddy Thomas s’est exprimé dans une vidéo privée sur les circonstances de cette soirée en Ecosse, avec ses coéquipiers du XV de France. L’ailier a raconté sa version des faits : « En rentrant à l’hôtel, je suis allé dans la chambre d’un joueur pour manger, on avait commandé au room service. En fait, dans cette chambre, il y avait une gonzesse et d’autres joueurs. […] Et quand je suis parti, apparemment, il se serait passé quelque chose avec cette gonzesse. Quoi, je sais pas, mais il se serait passé quelque chose. »
L’ailier tricolore plaide donc son innocence. Mais il ajoute que la femme en question aurait en effet porté plainte pour agression sexuelle contre les joueurs français présents dans cette chambre. Il affirme ne pas faire partie des rugbymen ciblés par cette plainte mais avoir été auditionné car la plaignante l’aurait cité comme témoin.
Le rugby à XIII : Une bagarre qui coûte cher
Le rugby à XIII est associé à l’image positive des Dragons Catalans depuis bientôt 20 ans, mais il a connu l’enfer en France. Son histoire hexagonale doit beaucoup à Jean Galia, natif d’Ille-sur-Têt, premier capitaine d’une sélection de rugbymen français partie s’initier en Angleterre en 1934. La Ligue française de rugby à XIII naît le 6 avril, le premier championnat débute en octobre avec 10 équipes, dont le XIII Catalan. Plus vif, davantage associé à la pratique populaire, moins bourgeois que le rugby à XV, le XIII connaît un essor fulgurant. Il compte 225 clubs en France à la veille de la guerre et vise la professionnalisation de son élite. Parallèlement, le XV recule depuis que l’équipe de France a été éjectée du Tournoi des Cinq Nations, en 1931, pour cause de violences et de rémunération des joueurs.
Un coup fatal est porté par le régime de Vichy, conseillé par le militaire Port-Vendrais Jep Pascot. En 1940, cet ancien demi d’ouverture international de rugby à XV devient commissaire général aux Sports du gouvernement. Il pousse carrément le pouvoir à dissoudre la Ligue française de rugby à XIII. C’est chose faite, par décret, le 19 décembre 1941.
Suite à la dissolution vichyste, la pratique du rugby à XIII ne disparaît pas, une « Fédération française de jeu à XIII » est même autorisée le 17 septembre 1944 : ce rugby-là devient juste un « jeu », cruelle combinaison d’insulte et d’officialisation. Au demeurant, il reprend des couleurs dès l’après-guerre et finit par retrouver sa dignité lorsque la Fédération française de rugby à XIII est reconnue le 4 juin 1993 par la Cour de cassation.
Mais avant ce retour en grâce, la malédiction semble coller à ce sport : le 17 mai 1981, dans les premiers jours de l’ère Mitterrand, survient un nouveau drame, celui-là occasionné par les joueurs. Le match est interrompu au bout de trois minutes par une bagarre générale alors que Villeneuve mène 2-0.
La fregada éclate devant 6700 spectateurs et des milliers de téléspectateurs de la chaîne Antenne 2. Les coups partent dans tous les sens, la confusion est absolue, l’arbitre et le public n’ont pas vu l’origine des hostilités. L’entraîneur occitan Raymond Gruppi retire ses joueurs de la pelouse, la rencontre est terminée. Les programmes de la chaîne sont bousculés, la sidération est totale, cette bataille rangée est reprise dans les journaux télévisés. Dès lors, le rugby à XIII, déjà considéré comme de seconde zone, a mauvaise réputation auprès des journalistes sportifs. Le XIII Catalan, tenu pour responsable, est privé de participation à la finale de la Coupe de France, le week-end suivant.
La bagarre du 17 mai a pour toile de fond une colère sourde, car la commission de discipline de la ligue a suspendu - et privé de finale - Bernard Guasch et Jean-Jacques Cologni suite à la demi-finale de la coupe Lord Derby, contre Tonneins, la semaine précédente.
La rixe globale entraîne la démission du président René Mauries, il n’y a pas de champion de France 1981 et le XIII Catalan est sévèrement sanctionné. Le rugby à XIII avait retrouvé sa dignité depuis 1941, mais, bis repetita, il replonge, par autosabotage de 1981. Le voilà « grillé » pour un bout de temps en matière de médiatisation de masse.
Toulon - Bègles : La chronique d’une rixe annoncée
Ce huitième Toulon - Bègles, c’était la chronique d’une rixe annoncée. « Le matin du match, Var Matin avait titré un édito : « C’est la guerre. » Alimentée par les médias, c’est vrai », se souvient Francis Larribe, envoyé spécial de Midi Olympique. « Je crois aussi me souvenir que Serge Simon avait déclaré dans la presse : « À Mayol, nous nous préparons à faire faire un bond de 2 000 ans en arrière à l’humanité. »
Yves Appriou, le coach avait laissé la motivation à Serge Simon, originaire de Nice, qui avait ferraillé contre les Varois dans son adolescence. En fait, les deux clubs n’avaient pas de contentieux particulier, mais ils se croisaient dans l’ascenseur. « À Toulon, une génération laissait la place à une autre. Les Diaz, Bernard Herrero, Orso, Melville partaient. On sentait que les Béglais voulaient les imiter. Mais les jeunes chez nous voulaient aussi reprendre le flambeau », poursuit Éric Champ.
M. Doulcet était un arbitre expérimenté de 49 ans, avec une finale dans les jambes. Ce match a ressemblé à une campagne militaire, rythmée par plusieurs batailles qui mériteraient chacune un petit chapitre.
Dans le couloir, Éric Champ se baisse soudain pour lacer sa chaussure. Son but : laisser les Béglais entrer seuls pour se faire huer et prendre la pression négative. Simon et Laporte comprennent la manœuvre et refrènent leurs troupes. L’instant dure une éternité, Champ soigne au maximum ses gestes de fée, mais rien n’y fait les deux équipes pénètrent ensemble, au pas. Comble du culot : Gimbert rompt la ligne pour provoquer un adversaire. Moscato le retient. M. Doulcet ordonne une minute de silence : « Spontanément les joueurs se font face à face à un mètre de distance. Et là, ils commencent à s’insulter. »
Comme prévu, Christophe Deylaud balance le ballon en touche sur le coup d’envoi. Le public exulte. Bernard Laporte accepte le défi de Champ, il demande mêlée au centre, comme pour crever l’abcès tout de suite. Les deux premières lignes se toisent en tanguant, tout le monde veut en découdre. M. Doulcet est au milieu, son sens du devoir lui commande d’essayer d’éviter l’inéluctable. Au comble de l’énervement, Simon le saisit par le short, sans doute pour l’écarter. L’arbitre se sent déculotté et siffle la première pénalité, sans aucune action, sans aucun contact entre Bordelais et Toulonnais. 3-0 pour Toulon.
La paix a gagné quelques minutes, mais la première échauffourée sera dantesque : coups de poing, coups de pied, un bon vieux combat de rue. Deylaud, Gimbert, Loppy, Moscato… les plus jeunes diraient : « Octogone. » La foule rugit : « Toulon ; Toulon. » « C’était une ambiance de corrida, poursuit Larribe. J’ai cru qu’il y aurait un mort. Sur chaque regroupement, c’est une horde sauvage qui déboule et les faits d’armes se succèdent.
Le match se termine, sans essai mais avec une pluie de pénalités : 18-9 pour Toulon.
Anecdotes et controverses en Coupe d'Europe
La Coupe d'Europe, compétition prestigieuse, n'a pas été épargnée par les incidents. En 1997, une bagarre générale éclate dans le bar Le Toulzac à Brive après un match tendu contre Pontypridd, faisant plusieurs blessés. En 2005, Guy Novès, alors manager de Toulouse, est arrêté par la police à Édimbourg pour avoir insisté à faire rentrer un ami sur le terrain sans accréditation. En 2008, Fabien Pelous écope d'un carton jaune pour avoir donné un coup de pied dans les fesses d'Alan Quinlan lors de la finale contre le Munster.