Après un NBA 2K11 exceptionnel, qui a d’ailleurs contraint Electronic Arts à mettre sa licence NBA LIVE en stand-by, 2K Games revient avec une nouvelle itération toujours plus ambitieuse. NBA 2K12 est un jeu de basket disponible sur Playstation 3. Comme chaque année, le studio Visual Concepts s’est à nouveau creusé la tête pour pousser le réalisme encore plus loin et nous proposer toujours plus de nouveautés.
Des Légendes à l'Honneur
Si Magic Johnson et Larry Bird sont les deux nouvelles stars mises en avant par l’éditeur (on a le choix de la jaquette), d’autres légendes de la discipline ont droit également à leur quart d’heure de gloire. Après Michael Jordan en 2011, 2K Games se paie cette année les services de nouveaux parrains. En vrac, vous retrouverez Hakeem Olajuwon, Wilt Chamberlain, Patrick Ewing, Karl Malone, John Stockton, Scottie Pippen ou bien encore Karrem Abdul-Jabbar pour ne citer qu’eux. Chacune de ses stars (15 au total) se retrouvent ainsi dans le mode "Légendes" qui nous permet de revivre les meilleurs moments de leur carrière. Un roster d’une grande classe qui ne manquera pas de titiller la fibre nostalgique des joueurs trentenaires et plus. Dans ce mode «Greatest Legends», vous n’avez malheureusement aucun objectif de points, de passes ou encore de rebonds. Tout ce que vous avez à faire c’est gagner le match. Mais une fois cette étape passée, vous débloquerez les deux équipes de ce défi.
En revanche, pas d’objectifs précis à réaliser comme ce fut le cas avec Michael Jordan dans NBA 2K11, il suffira de gagner le match et de sortir victorieux pour débloquer les bonus qui vont avec. Avec Bill Russel par exemple, on se replongera dans la saison 1964-65 afin de revivre le match des Celtics face aux Lakers, tandis que Oscar Robertson nous propulsera au début des années 70 pour le match des Bucks contre les Lakers (encore eux !).
Immersion Totale dans l'Histoire du Basket
Les développeurs de Visual Concepts ont poussé le fanservice encore plus loin en proposant un habillage spécifique en fonction de l’époque. Dans les années 60, l’image s’affiche en noir et blanc avec tous les défauts pelliculaires que l’on connaît, tandis que dans les années 70, le téléviseur affiche un grain d’image assez prononcé et une teinte proche du sepia. Le son des commentateurs est lui aussi d’époque avec des crépitements qui nous immergent littéralement dans l’ambiance. Autant vous dire que les concepteurs ont soigné leur jeu à tous les niveaux, afin d’être irréprochables.
Comme 2K fait bien les choses, le but est de rejouer les matches clés de ces grandes stars dans leur jus. Visuellement, c'est hyper réaliste et hyper réussi. L'INA n'a qu'à bien se tenir car on effectue une plongée dans les retransmissions TV d'antan. Le noir et blanc, les couleurs sepias, le halo, l'objectif un peu flou, le gros grain, la typo carré et les commentaires d'époque. Même les règles ont été respectées avec le retour de l'entre-deux où l'absence de tir à trois points.
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Graphismes et Présentation : Un Spectacle Visuel
Graphiquement d’ailleurs, NBA 2K12 reste le plus beau jeu de basket à l’heure actuelle, avec un ensemble d’une cohérence affolante. Les graphismes ont été légèrement retouchés mais le travail effectué sur plus de 200 visages donne une toute autre dimension à la fidélité du jeu. On peut toutefois reprocher que malgré un arsenal inimaginable de mouvements possibles, ils restent toujours aussi difficiles à réaliser en plein match. Et le nouveau mode d’entrainement, très mal réalisé, ne vous aidera guerre à tous les retenir.
Comme d’habitude, l’accent a été mis sur les animations, reproduites à l’aide de la motion capture, permettant de reproduire des gestes d’un naturel presque parfait et les signatures moves de certains des basketteurs. Le public est toujours aussi vivant et réagit différemment, contrairement à d’autres jeux de sports où la foule se contente de faire exactement la même chose. La sensation d’assister à une véritable retransmission télévisuelle est toujours de mise, d’autant que les commentateurs, toujours aussi pertinents, accentue cette sensation. Dommage en revanche que malgré le succès de la franchise en France (100 000 exemplaires vendus en moyenne dans l’Hexagone), l’éditeur ne se donne pas la peine de doubler les commentaires dans la langue de Molière. Cet ensemble si caractéristique et cohérente de la franchise permet ainsi de fermer les yeux sur ce moteur 3D vieillissant et l’absence d’expression dans le regard des sportifs.
Autre élément de réalisme, les caméras évoluent en fonction de la salle jouée afin de retranscrire les angles et hauteur des caméras réelles. Chaque salle offrant ainsi une expérience différente. Les commentaires quant à eux sont toujours de qualité et cette fois, il ne semble pas y avoir de problème de synchronisation avec les actions. Autres éléments de l’interface : les menus. Dans ce domaine, peu de nouveautés puisque l’on retrouve les menus simples, efficaces et surtout rapides de l’opus précédent. Seul changement : l’instauration d’un écran d’accueil animé reprenant sous forme de «cases» les différents modes de jeu proposés.
Des Détails Qui Font la Différence
En terme de contenu pur, les modes déjà présents l'année dernière s'étoffent et on est plutôt content dans le mode "Mon Joueur" d'évoluer avec un rookie déjà dans le grand bain de la compétition. Tranquillement, sans trop forcer, mais avec tout de même quinze des meilleurs joueurs de l'histoire de la NBA en invités exceptionnels, NBA 2K12 peaufine l'excellente édition 2011. Beau, diablement réaliste, profond dans son gameplay, riche dans son contenu, bluffant dans ses animations étoffées, NBA 2K12 perpétue la tradition d'excellence de la série.
Les (rares) grincheux diront qu’entre 2K11 et 2K12, les innovations en termes de jouabilité ou graphismes ne sautent pas aux yeux. C’est vrai, Erick Boenisch et ses hommes ont procédé par petites touches. Visuellement, le jeu a ainsi gagné en finesse. Surtout en ce qui concerne les joueurs. Tatouages, cicatrices, rides, rien n’est laissé de côté. Peu d’évolution en revanche concernant le public et l’environnement. Mais le travail effectué sur les retransmissions «à l’ancienne» est énorme.
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Gameplay : Un Réalisme Toujours Plus Poussé
Quoiqu’il arrive, c’est au niveau du gameplay que le titre de 2K Games met tout le monde d’accord. Et chaque épisode a beau repousser les limites du réalisme au niveau des actions, Visual Concepts a encore trouvé un moyen de rendre les gestes encore plus techniques. C’est en effet le jeu dos au panier qui a été amélioré dans NBA 2K12, permettant plus de feintes et ainsi approcher le panier plus facilement. Pour cela, il suffit d’appuyer sur la touche adéquate pour ensuite jouer du stick analogique droit et s’amuser avec les feinte, les roulements de bras ou mieux, chercher la faute pour s’offrir deux lancers-francs.
Les passes deviennent également décisives lorsqu’on tourne le dos à ses adversaires, ce qui permet quelques percées dans la raquette inattendues. Il est regrettable en revanche que certaines actions sous le panier n’aboutissent pas systématiquement à des dunks et qu’il faille davantage se retrouver seul pour marquer un point de façon spectaculaire.
NBA 2K11 avait construit les bases d’un basket reposant sur une défense omniprésente et sur une attaque calculée, équilibrée. Cette année, rien ne sera facile. Chaque action, chaque panier sera le résultat d’une bonne construction du jeu. Trouver un intervalle ou un trou dans la défense adverse sera chose compliquée. Les défenses sont compactes et les espaces rares. Une seule solution donc : faire tourner le ballon et attendre une ouverture. Cependant, soyez vigilant lors de vos passes car comme l’année dernière, les interceptions sont légions. Si les passes directes (en utilisant simplement la touche A ou X) ont toujours étés risquées car trop aléatoire. Les «chest-pass» (avec la sélection du joueur, puis passe) peuvent s'avérer dangereuses. Elles sont désormais plus lentes et s’effectuent généralement après libération du passeur.
Une Défense Plus Intelligente
D’un autre côté, la défense est donc étouffante et propose de nouvelles possibilités afin de stopper vos opposants. Comme le fait de pouvoir switcher entre trois modes de déplacements en utilisant soit la touche LT/L2 pour une défense intense, soit en combinant les touches LT+RT/L2+R2 pour des déplacements plus rapides. De même le stick droit vous permet, tout en mouvement, de contrôler les bras de votre joueur pour préparer une interception ou défendre sur une remise en jeu. L’idée est donc de proposer un arsenal complet permettant de rivaliser avec les stars de la NBA. L’IA quant à elle, ne cherchera pas longtemps la présence ou non d’une intervalle et se contentera de jouer avec vos nerfs en vous bombardant de tirs a 3 points.
Modes de Jeu : Une Richesse Inégalée
"L’autre point fort de NBA 2K12 réside évidemment dans son contenu, toujours aussi exhaustif. Il a également réajusté, notamment le monde Mon Joueur qui s’est débarrassé de certains aspects redondants, comme l’obligation d’enchaîner plusieurs matchs d’affilée avant d’être drafté pour passer chez les pros. Tout a été accéléré afin de créer un élan de dynamisme et donner envie au joueur de créer son propre basketteur et le faire grimper les différents échelons pour devenir l’égal de Michael Jordan.
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Comme d’habitude, on gagne des points en fonction des matchs remportés, qui permettent de faire évoluer les compétences. Pour ceux qui n’aiment pas se prendre la tête, sachez qu’il est possible d’acheter des compétences moyennant finance. Mais avoir du talent ne suffit pas pour devenir une star, il faut aussi gérer son image. Participer à des œuvres caritatives ou poser en une de certains magazines permet d’augmenter sa popularité et de faire grandir sa base de fans, toujours plus hystériques à chacune de vos apparitions. A noter qu’il est désormais possible de choisir un joueur déjà connu de la NBA dans le mode "Mon Joueur", pour ceux qui ont la flemme de personnaliser son avatar en début de carrière.
Après nous avoir proposé de revivre les exploits de Michael Jordan, 2KSports continue d’explorer le filon vintage avec le mode NBA’s Greatest. La victoire en poche, les deux équipes son ensuite jouables dans les autres modes. Déjà impressionnante en 2010 avec les différents matches référence de la carrière de Jordan, la réalisation de ces chocs de titans est carrément bluffante avec une degré d’immersion jamais vu dans un jeu de sport.
Mode "Mon Joueur" : Vers la Légende
De son côté, le Mode My Player a fait peau neuve. Considérablement plus difficile, vous n’aurez cette fois qu’un seul match pour faire vos preuves et espérer monter dans les pronostics de la draft. Vous laissant ainsi peu de temps pour vous accoutumer au nouveau gameplay, surtout avec un joueur dont les compétences sont faibles. Un joueur que vous aurez créé à 100% à l’aide de l’outil de création/personnalisation encore plus complet. Pas moins de 200 sliders vous permettront de créer un joueur unique. Mais aussi grâce aux points d’aptitudes, qui font leur apparition. Ces derniers vous permettront d’améliorer les mouvements de votre choix comme le double crossover, ou encore votre fadeaway. Si cela peut paraître accessoire aux premiers abords, cela peut constituer un moyen de développer votre propre «signature move».
De même, via le menu ACHATS, il vous sera possible d’acheter des pack de moves tels que le dunk de Vince Carter, ou encore le tir de Ray Allen. Sachez que ces packs sont relativement chers, les dunk de Michael Jordan par exemple sont au prix de 5 millions de dollars. Vous pourrez aussi choisir de mettre à profit votre salaire qui tombe chaque semaine, en organisant des soirées entre joueurs ou autres évènements caritatif. L’équivalent de NBA Cares mais à l’échelle de votre joueur. Ces décisions ne sont pas vaines car elles influencent votre popularité qui est désormais monitorée dans le menu Buzz. Cet écran regroupe les notes de votre entente au sein de l’équipe, votre popularité au sein de la ligue ainsi que celle auprès des supporters. En effet cette année, votre joueur, ou votre star de la ligue pourra faire partie des légendes du basket. Pour cela, rien de plus simple. Il vous faudra juste compléter 10 des 15 critères indispensables tels que marquer 10.000 points en carrière, réaliser 250 doubles-doubles ou disputer 5 All Star Game. De longues heures de jeu sont donc inévitables pour arriver à ce niveau d’exigence.