La victoire du Paris Saint-Germain (PSG) contre Arsenal en demi-finale retour de la Ligue des champions a suscité une vague d'enthousiasme et d'analyses approfondies dans la presse française et européenne. Le PSG a parfois eu chaud, mais Paris est en finale et impressionne toute l’Europe du football. Ce succès, qui envoie le club de la capitale disputer pour la deuxième fois de son histoire la finale de l’épreuve le 31 mai contre l’Inter Milan à Munich, est perçu comme une étape majeure dans l'évolution du club. Cet article explore les différentes perspectives et les points clés soulevés par les médias.
Une Victoire Collective Saluée par la Presse Européenne
Au lendemain de la qualification du PSG pour la finale de la Ligue des Champions, la presse européenne a tenu à saluer le travail de Luis Enrique. Les médias internationaux, qui louent le changement de direction du club amorcé par l’entraîneur Luis Enrique, ont salué la performance des Parisiens, tombeurs d’Arsenal en demi-finales.
La presse européenne a tenu à saluer le travail de Luis Enrique. L'entraîneur espagnol, qui a emmené Paris en demi-finale la saison passée, a cette fois guidé son groupe vers la finale. "La gloire est à Luis Enrique", titre le média espagnol As sur son site internet. Le journaliste qui a couvert la rencontre explique que "ce PSG aurait pu chuter par le passé à cause de cette soumission constante du rival. Cependant, la force avec laquelle il a surmonté les situations critiques dans cette Ligue des Champions, où il était dans les cordes en décembre, mérite l'admiration."
"Atteindre la finale est l'aboutissement de la transformation du PSG, d'une équipe à l'ego prétentieux à un collectif de football, ose Tom Kühner du média allemand Bild. Messi, Neymar, Mbappé, ils sont tous partis. Et l’entraîneur Luis Enrique affirme avec assurance : 'Nous avons une meilleure équipe en attaque et en défense.'"
La performance collective du PSG, sous la houlette de Luis Enrique, est un thème récurrent. Le club de la capitale va avoir une nouvelle occasion de soulever la C1 après avoir écarté trois clubs anglais de suite : Liverpool, Aston Villa, et désormais Arsenal. Le PSG est perçu comme une équipe transformée, où l'accent est mis sur le collectif plutôt que sur les individualités.
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Donnarumma, un Rempart Presque Imbattable
Les regards se tournent vers Gianluigi Donnarumma, auteur d’un nouveau match impressionnant après avoir déjà écœuré les Gunners il y a une semaine à Londres. La Gazzetta dello Sport, résume la finale en Bavière à un match « Donnarumma contre l’Inter ». En Allemagne, Bild salue « le réflexe incroyable » du portier italien sur la frappe à ras de terre de Martin Odegaard (8e).
Le gardien italien a été particulièrement mis en avant pour ses performances décisives tout au long de la compétition. Donnarumma « presque imbattable » a réalisé des arrêts cruciaux qui ont permis à son équipe de rester dans le match et de finalement s'imposer. Un arrêt « à couper le souffle », renchérit le Daily Mirror. « L’homme-montagne presque imbattable », poursuit l'édition britannique de Goal, qui lui attribue la note de 9 sur 10.
Finalement, le rêve d’Arsenal de remporter la Ligue des champions a connu le même sort que celui de Liverpool et d’Aston Villa : il a été broyé par les pattes monstrueuses de Gianluigi Donnarumma », confirme The Telegraph, qui estime que l’international italien va « hanter » pour longtemps l’ailier londonien Bukayo Saka. En finale de l’Euro 2021, le portier transalpin avait déjà repoussé le tir au but du virevoltant attaquant anglais, offrant le titre à l’Italie.
L'Analyse Tactique de Luis Enrique
Luis Enrique, vous servez-vous de la demi-finale retour perdue la saison dernière contre Dortmund (0-1) au Parc des Princes pour ne pas répéter les mêmes erreurs mercredi ?Luis Enrique. : Je n'utilise rien de particulier, il s'agit de vivre une date particulière comme l'est le match de demain. Nous sommes là parce que nous l'avons mérité, par rapport à ce que nous avons fait dans la saison. Nous avons gagné le match aller, l'objectif est de gagner le deuxième match.
La capacité de Luis Enrique à adapter sa tactique et à motiver son équipe est largement reconnue. Luis Enrique a donné les clefs du match face à Arsenal. Je n’utilise rien de particulier, il s’agit de vivre une date particulière comme l’est le match de demain. Nous sommes là parce que nous l’avons mérité, par rapport à ce que nous avons fait dans la saison. C’est normal, dans le processus, que la première année il y ait encore des choses à analyser. La seconde année est l’occasion d’une croissance plus claire en termes footballistiques et de confiance en nos ressources.
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Il a su créer une équipe équilibrée, capable de défendre solidement et d'attaquer avec efficacité. "Il faut féliciter Luis Enrique. D'accord, ils ont formé une bonne équipe pour Mbappé, mais ils devaient le faire jouer. L'Asturien, qui avait été secoué après la Coupe du monde, s'est lui aussi sans aucun doute remis sur pied. Ce PSG a le même courage et la même malice qui les ont tragiquement fait tomber dans le passé. Ce PSG ne spécule pas, il joue avec le ballon, en transition, et avec un rythme terrifiant." Au-delà des individualités, Luis Enrique a construit une équipe. Dans toutes ses lettres. Après des mois de décisions, certaines plus controversées que d'autres, il a réussi à amener le Paris Saint-Germain en finale de la plus haute compétition continentale." Là aussi, la journaliste salue le travail de l'entraîneur espagnol. "Un immense mérite, le sien. Sans Kylian Mbappé, il s'est redressé et a fait d'Ousmane Dembélé un footballeur plus meurtrier. Différentiel. Décisif. Et il a fait ressortir le meilleur de chacun des membres de son équipe."
Arsenal Face à ses Limites
L'analyse de la presse anglaise met en lumière les faiblesses d'Arsenal, notamment en termes d'efficacité offensive. L'Anglais estime que les Gunners ont été particulièrement défaillants sur un point. "Il leur manque encore ce petit plus qui fait la différence entre le triomphe et le désastre. Ils n'ont pas de buteur impitoyable. C'est la qualité la plus importante, et Arsenal en manque. C'est pourquoi ils n'ont pas été à la hauteur ici."
« Declan Rice avait appelé son équipe à montrer ses "grosses boules", mais ce dont elle avait vraiment besoin pour cette demi-finale, c'était d'un grand attaquant », résume Charlie Wyett du Sun. Selon Ronay, « Arteta, lui, n'a pas de Dembélé. Il n'a même pas un Gabriel Jesus. Il possède une machine bien huilée, mais sans lame, sans tranchant ; tout le gâteau, mais sans le glaçage ».
« Manchester City, Liverpool et maintenant le PSG. Arsenal a encore échoué. Pas de beaucoup. Ça n'aurait jamais dû être le cas. » Tout en rappelant que « le PSG était la meilleure équipe sur les deux manches ». Une équipe qui, rappelle Phil McNulty de la BBC, « a dévasté l'élite de la Premier League lors de cette Ligue des champions. (…) Arsenal a connu le même sort que Manchester City, Liverpool et Aston Villa ». À la suite de cette élimination, « sous la surface, se cache une vérité bien gênante pour Arteta et Arsenal. Arsenal est désormais sans trophée depuis cinq ans ». En ce qui concerne la rencontre, McNulty met en avant le gardien du PSG : « Gianluigi Donnarumma a de nouveau été l'ennemi juré d'Arsenal, tout comme à l'Emirates Stadium, réalisant deux arrêts exceptionnels en début de match. »
Le PSG, Favori Potentiel ?
Certains médias espagnols se demandent si le PSG pourrait remporter la Ligue des champions sans Mbappé. "Et si le PSG gagnait la Ligue des Champions sans Mbappé ?", ose Marca sur son site. Le journaliste espagnol Pablo Polo développe son argumentaire.
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L'équipe parisienne, emmenée par Lucho qui a remporté la bataille tactique face à Mikel Arteta, a montré qu’elle était une grande équipe, plus que capable de remporter cette Ligue des Champions», affirmait dans cette optique Mundo Deportivo.
C’était le PSG qui avait dominé Liverpool à domicile et à l’extérieur lors du tour précédent. C’était le PSG qui, inspiré par Khvicha Kvaratskhelia, Dembélé et l’excellence implacable de Vitinha au cœur du milieu de terrain, ressemble à la meilleure équipe d’Europe.
Préparatifs pour la Finale contre l'Inter Milan
En Italie, l'attention se tourne déjà vers la finale contre l'Inter Milan. En Italie, on analyse déjà ce PSG qui se frottera à l'Inter en finale le 31 mai à Munich. "En gros, le PSG alignera un 4-3-3. Est-ce vraiment possible de construire un plan anti-Yamal ?
Les médias italiens soulignent l'importance de Gianluigi Donnarumma, qui pourrait être un facteur clé dans la confrontation avec l'Inter. "En gros, le PSG alignera un 4-3-3. Mais il est réducteur de parler d'un schéma précis avec Luis Enrique, qui en réalité ne joue jamais avec un attaquant, préférant un trident variable. » Où « les buts proviennent des pieds de Dembélé : 33, du jamais vu en carrière. Ailier de formation, le Français peut évoluer sur tout le front l'attaque, évoluant avec Kvaratskhelia, Doué ou Barcola ». Il rappelle enfin que « l'essentiel, pour Luis Enrique, c'est la compacité d'une équipe où chacun court, défend, presse et se propose. Ainsi, celui qui a le ballon au pied peut avoir au moins deux options ». L'Inter est prévenu.
Le PSG et sa jeunesse, son aura d'équipe d'avenir, constitueront un obstacle de taille pour l'Inter. Comme Arsenal l'aurait été, arrêté non seulement par les arrêts de Gigio, mais aussi par ses propres limites offensives ».