Le football américain, sport de stratégie et de physique, repose sur un ensemble de règles complexes dont l'application est confiée à une équipe d'arbitres. Ces officiels, souvent critiqués mais indispensables, garantissent le bon déroulement du jeu et l'équité entre les équipes. Cet article explore en profondeur le rôle et les responsabilités de l'arbitre de football américain, en détaillant les différents postes, leurs fonctions spécifiques et les défis rencontrés.
Le système des downs : clé du jeu et source de décisions arbitrales
Le football américain est rythmé par le système des downs. Lorsqu’une équipe entre en possession de la balle, elle dispose de quatre downs (actions) pour progresser d’au moins 10 yards. Dès que ce cap est franchi, elle obtient une nouvelle série de quatre downs. Sinon, le ballon passe à l’adversaire. Cela signifie que si une équipe n’a pas progressé de 10 yards après trois downs, elle tente souvent un coup de pied au but lors du quatrième afin de concrétiser par des points. Lors de chaque action, on pose d’abord le ballon sur la ligne de scrimmage (ou ligne de mêlée), ligne sur laquelle le ballon a été arrêté au terme de l’action précédente. Les joueurs prennent alors position, de part et d’autre. Les tactiques sont infinies et chaque équipe dispose de son propre cahier de jeu, où sont compilées toutes les combinaisons, mises au point durant les entrainements.
Il est à noter que le QB peut se faire plaquer (saquer) avant qu’il n’ait eu le temps de passer le ballon. Dans ce cas, l’action s’arrête et l’équipe en attaque a perdu du terrain puisque, généralement, le QB se trouvait derrière sa ligne de scrimmage.
En outre, deux cas de figure peuvent se présenter :
- Premier cas : le ballon tombe directement sur le sol.
- Second cas: le ballon est intercepté par un défenseur (soit juste après la passe du QB, soit après que l’attaquant l’ait lâchée).
Le jeu s’inverse. Ce défenseur tente alors de courir dans l’autre sens et de gagner du terrain pour son équipe. Les attaquants adverses, mués en défenseurs, essayent de plaquer, à leur tour, le porteur du ballon pour l’empêcher d’aller jusqu’à leur en-but.
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Enfin, les coups de pied sont déterminants.
- Premier cas: la mise en jeu (kickoff). Le kicker de l’équipe qui met en jeu balance de ballon le plus loin possible. Un adversaire le récupère. Là, deux possibilités. Primo, il tente de remonter le terrain le plus haut possible avant d’être plaqué.
- Deuxième cas: le punt. Il est généralement utilisé lors des quatrièmes downs, lorsque l’équipe qui attaque est trop loin de l’en-but pour tenter un field goal et craint de ne pas pouvoir atteindre la limite des 10 yards. Elle perd donc le ballon mais tente de repousser l’adversaire le plus loin possible.
Une équipe d'arbitrage complète pour une surveillance optimale
Pour minimiser les erreurs, il y a en tout 7 arbitres sur le terrain, avec chacun des rôles bien précis. Les arbitres sont équitablement répartis partout sur le terrain afin d’avoir un maximum de vision du jeu. Chaque arbitre a un rôle défini même si certains se recoupent fortement (notamment le Field Judge et le Side Judge).
L'équipe d'arbitrage est composée de sept officiels, chacun ayant une zone de responsabilité spécifique sur le terrain :
- Le Head Referee (R) ou l’Arbitre Principal: C’est un peu le chef des arbitres : en cas de désaccord sur une décision, il est le seul à pouvoir se prononcer sur la décision finale. Pendant les actions, il se positionne derrière l’équipe d’offense et compte qu’il n’y a pas plus de 11 attaquants sur le terrain. C’est également lui qui est chargé de veiller sur les joueurs les plus exposés pendant les phases d’action : il surveille le quarterback et signale les éventuelles pénalités "Roughing the Passer", idem pour les kickers et punters. Finalement, lors des replays vidéo, il est en lien direct avec la cellule d’arbitres à New-York qui revoit les actions au ralenti et il est chargé de la décision finale. Il y a encore peu de temps, c’est lui qui regardait directement les vidéos sur le bord du terrain. On le reconnait facilement car c’est le seul à avoir une casquette blanche. Avant l’action, il doit compter les joueurs offensifs et se place sur la droite du quarterback (s’il est droitier, à gauche dans le cas inverse). Une fois l’action lancée, si c’est une passe, sa mission sera de se focaliser sur les actions ou la défense touche le quarterback : sack, roughing the passer, et lorsque le qb perd la balle si c’est un fumble ou une passe incomplète. Lorsque c‘est une course, il doit rester sur le quarterback pour vérifier qu’aucun défenseur ne vient toucher le quarterback et vérifier que la course n’était pas une feinte. Sur équipe spéciale, la tache de l’arbitre en chef est de vérifier qu’aucun joueur ne vienne percuter le kicker ou le jouer qui tient le cuir. En plus, il a des fonctions que personne n’ignore : il est celui qui juge lors des révisions vidéo et c’est celui qui organise le toss et lance la pièce.
- L’Umpire (U) ou le Juge de Mêlée: L’Umpire est positionné du côté du Head Referee. Il était à l’époque placé derrière les linebackers en plein milieu de l’action. En 2009, suite à plusieurs blessures d’Umpires (2 commotions et 3 opérations du genou ou de l’épaule), la NFL a décidé de repositionner cet arbitre du côté de l’attaque. Il est lui aussi chargé de compter le nombre de joueurs offensifs mais son rôle principal est de contrôler les blocks et holdings ainsi que les faux départs de la ligne. Il doit également se concentrer sur les différentes fautes qu’il pourrait y avoir par rapport à l’attaque (les fautes liées aux blocks, les faux départs…). L’Umpire a longtemps été le poste le plus dangereux car il devait se tenir juste derrière la ligne défensive, c’est à dire a proximité des linebackers. A force d’avoir des télescopages et des blessures de ses arbitres, la NFL a décidé depuis 2001 de le déplacer en fonction des actions et du moment : 90% du temps le Umpire se met aux cotés du Referee, mais lors du money-time (2 dernières minutes de la première mi-temps et 5 dernières de la seconde) et des actions dans les 5 derniers yards, l’Umpire revient aux cotés des linebackers. S’il change de place, sa mission reste toujours la même : vérifier que les hommes de ligne offensive ne commettent pas de holding ou des blocs illégaux. De façon, plus rare il peut aussi se prononcer sur le fait que le quarterback a lancé le cuir après avoir franchi la ligne de scrimmage. Avant le match, l’Umpire est celui qui a le droit d’aller vérifier la légalité de l’équipement des joueurs.
- Le Down Judge (DJ) ou le Juge de Chaîne: Il suit le marquage grâce à la chaîne de marquage. Position lors des mêlées : perpendiculaire à la ligne de scrimmage, à l’extérieur du terrain face à la tribune de presse . Le Down Judge est placé le long de la touche du côté où se situent les fameuses chaînes qui comptabilisent les 10 yards à faire par l’attaque. Il vérifie les fautes qui peuvent être effectuées avant le snap. Il indique également quand un joueur est sorti du terrain de son côté. Avant l’action, il doit compter les joueurs offensifs et se place sur la droite du quarterback (s’il est droitier, à gauche dans le cas inverse).
- Le Line Judge (LJ) ou le Juge de Ligne: Position lors des mêlées : en face du linesman, sur la touche opposée. Le Line Judge est positionné à l’opposé du Down Judge et il a les mêmes responsabilités que lui. Il indique si un joueur est sorti du terrain de son côté et vérifie par contre si le Quarterback n’a pas dépassé la ligne de scrimmage quand il fait une passe. Le juge de ligne est positionné à l’opposé du Down Judge. Il a d’ailleurs à peu près le même rôle que lui (fautes pré-snap, sortie de l’aire de jeu, 7 premiers yards pour les receveurs). Lors d’un jeu de passe, il est chargé de savoir si une passe a été réalisée vers l’avant ou en arrière, ce qui est décisif sur certaines actions pour savoir si la passe est incomplète ou s’il s’agit d’un fumble.
- Le Field Judge (FJ) ou le Juge de Champ: Il est responsable du décompte des phases de jeu. Position lors des mêlées : côté JL à environ 20 yds de la ligne de mise en jeu à l’extérieur. Le Field Judge est positionné sur le bord de la touche du côté du Line Judge. Il se situe derrière les Defensive Back et va juger les fautes qu’il pourrait y avoir sur une passe (interférence de passe, usage illégal des mains…) mais également définir si la passe est complétée ou incomplète. Le Field Judge compte le nombre de joueurs en défense et signale quand un joueur sort du terrain de son côté. Lors de Field Goal ou de transformation, il est l’un des deux arbitres qui se situent à côté des poteaux. Le juge de terrain est celui qui travaille derrière la défense longue. Il se place sur le coté choisi par le juge de ligne. Comme il est derrière la défense longue il lui incombe de surveiller les contacts entre les cornerbacks et les receveurs et de suivre le coureur lorsque ce dernier perce la défense et vient de son coté. Dés lors il est celui qui siffle les interférences de passes, les blocs illégaux et qui détermine si une passe est complétée ou pas. En outre, il a 3 missions annexes : il compte les joueurs défensifs, détient le chronomètre et il est l’un des deux juges qui détermine si les field-goal passent ou pas entre les poteaux.
- Le Side Judge (SJ) ou le Juge de Côté: Le Side Judge a les mêmes responsabilités que le Field Judge, il se positionne à l’opposé de lui. Juge de Côté.
- Le Back Judge (BJ) ou le Juge de Champ Arrière: Position lors des mêlées : est positionné à 20 ou 25 yards derrière la défense côté fort de l’attaque. Le Back Judge est situé derrière les Safety au centre du terrain. Tout comme le Field Judge et le Side Judge, il va juger les différentes passes longues au centre du terrain et s’occuper également de superviser les Tight-End. C’est lui qui gère le chronomètre avant les remises en jeu et annonce si l’attaque a mis trop de temps pour lancer l’action (delay of game) ce qui constitue une faute. C’est celui qui est le plus loin de l’endroit du snap du coté défensif. Contrairement aux juges de terrain et de coté, il est en plein milieu du terrain. Il supervise les tracés axiaux des receveurs (il suit particulièrement les tight-end) et doit juger des courses plein axe dés lors qu’elle sorte de la zone de l’Umpire. Avec le juge de terrain, il se place derrière les poteaux en cas de field-goal pour déterminer si ce dernier passe ou pas entre les poteaux. Enfin il est celui qui est responsable du suivi du chronomètre entre 2 actions : c’est donc lui qui siffle les « delay of game ».
L'équipement des arbitres : bien plus que des rayures
Les arbitres sont équipés avec le fameux uniforme rayé noir et blanc d’où leur surnom de zèbres. Parmi les équipements des arbitres, on notera l’importance du sifflet, de la casquette et du mouchoir jaune de pénalité. Lorsqu’un arbitre voit une faute, il jette ce mouchoir jaune à peu près à l’endroit de la faute.
En plus de leur style vestimentaire bien distinct, l’arbitre possède des accessoires. Voici une liste plus ou moins exhaustive : un sifflet, un ou deux mouchoirs jaunes de pénalité, un bean bag qui est lancé par exemple lors d’un kickoff là où le returner à capter le ballon avant de commencer sa course pour remonter le terrain, un carnet et un petit crayon de papier pour noter les points et un élastique de down qui lui permet de compter les tentatives, il se met autour du poignet et des doigts.
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L’arbitre principal possède deux accessoires en plus dont une pièce de TOS qui est lancé au début du match pour savoir quelle équipe va commencer et quelle équipe va recevoir le ballon. Et un micro pour expliquer aux coachs et au public la décision qui a été prise. Ces paroles sont souvent complétées par différents gestes quand l’arbitre explique quel type de faute a été commise.
La procédure de signalement des fautes : un protocole rigoureux
Les fautes sont signalées par des flags : des petits mouchoirs jaunes lestés. Ces derniers sont jetés par l’arbitre ayant repéré une infraction. Ces mouchoirs peuvent être lancés par l’arbitre principal, mais également par n’importe quel membre du corps arbitral. Contrairement au football ou au rugby, une faute n’interrompt pas le jeu. Il est donc important de jeter le mouchoir à l’endroit où l’infraction est faite. C’est donc à la fin de l’action que les arbitres s’entretiennent pour évaluer la gravité de la faute ainsi que la sanction à appliquer (cinq yards, 10 yards ou 15 yards de recul).
Lorsqu’un de ces mouchoirs est jeté, cinq questions sont posées par l’homme à la casquette blanche : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Ces demandes permettent de sonder la situation et de se concerter avec les autres membres du corps arbitral pour évaluer la sanction. En effet, en fonction de la gravité, la pénalité peut être appliquée au point de faute ou bien à l’endroit où l’action s’est terminée. La décision est rapide : trois à quatre secondes.
L'arbitrage vidéo : un outil pour limiter les erreurs
L’erreur d’un arbitre peut être grave car elle peut changer la physionomie d’un match. Au football américain et surtout en NFL, les arbitres peuvent accéder à l’arbitrage vidéo. C’est une cellule basée à New York composé de plusieurs arbitres qui ont en charge de revoir les actions au ralenti. Pour cela, un grand nombre de caméras enregistrent le match, ce qui permet aux arbitres d’avoir des angles différents pour contrôler par exemple si un Touchdown est validé ou non.
L’arbitrage vidéo peut être utilisé à chaque action si l’arbitre le souhaite et le visionnage peut prendre parfois plusieurs minutes pour être sûr que la décision la plus juste sera prise. Les images de l’arbitrage sont souvent retransmises et nous pouvons ainsi décortiquer les actions litigieuses image par image comme un arbitre.
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En plus des arbitres, les entraîneurs ont la possibilité de demander l’arbitrage vidéo grâce à un mouchoir rouge (red flag). Ce mouchoir rouge est lancé quand l’entraîneur n’est pas d’accord avec la décision de l’arbitre alors il demande une révision vidéo de l’action et espère changer la décision de l’arbitre. Ce qu’il faut savoir, c’est que si l’entraîneur à tort, il ne pourra plus demander du match la révision vidéo d’une action et contester l’arbitrage.
Les défis de l'arbitrage au football américain
Être arbitre demande un sacrifice : sacrifier ses week-ends pour vadrouiller à travers le département, la région, voire le pays pour exercer sa passion. Ce choix n’est jamais facile et la rémunération, tout comme la reconnaissance sont souvent faibles. Exercer le rôle d’arbitre se fait, trop souvent, aux dépens de la vie sociale ou familiale. Mais, dans le milieu sportif, sans ces personnes prêtes à tout plaquer, aucun événement n’aurait lieu. Même au sein d’une fédération comptant presque 30 000 licenciés, il y a une pénurie d’arbitres et régulièrement, ce n’est pas une vocation, mais quelque chose qui arrive au fur et à mesure.
Outre le fait d’être concentré, il faut une présence. Tu es là pour que la partie se passe dans les règles, pour que les joueurs puissent jouer et se concentrer sur la partie. Il faut donc être un acteur discret, mais savoir s’affirmer et assumer ses décisions. Si tu es juste là parce qu’on te l’a demandé, autant rester dans la tribune. De ne pas regarder le match. Si tu te prends à regarder le match, c’est que tu n’arbitres plus. La concentration est totale, il faut être présent sur chaque jeu et savoir quel est son rôle, sa zone de responsabilité, prendre des décisions et les tenir. Quand tu signales une faute, il faut l’argumenter auprès de l’arbitre principal et être sûr de son propos, il faut être crédible. On fait partie d’une équipe, si tu n’es pas capable d’expliquer ce que tu as vu et pourquoi il y a une faute, alors les autres vont avoir du mal à te faire confiance. J’ai toujours apprécié le jeu en équipe et quand on arbitre il y a cette émulation entre les arbitres.
La complexité des règles et leur interprétation
Il n’est pas aisé de vérifier les comportements et le respect des règles quand 22 joueurs sont à surveiller. C’est pour cette raison que l’arbitrage d’une rencontre est réalisé par un corps arbitral. Dans le cadre du Foot US, ce corps est composé de trois à sept arbitres en fonction des divisions et des disponibilités, et peut monter jusqu’à huit dans le cadre des rencontres internationales. Ces derniers sont souvent considérés comme la troisième équipe sur le terrain. Suite à une formation, il y a 20 ans, de deux jours en salle et une demi-journée de pratique, l’Amiénois s’est retrouvé sur le terrain pour son premier match en tant qu’arbitre.
« Les joueurs n’ont pas forcément connaissance des règles, les coachs n’ont pas forcément non plus les bonnes connaissances, la bonne maîtrise. Certains croient tout savoir en regardant les matchs de NFL à la télévision alors que nous utilisons les règles du championnat universitaire américain : NCAA. » Une des grandes différences est sur la validité d’une réception. En NFL, pour valider un catch, il faut poser les deux pieds au sol après réception tandis qu’en NCAA un seul pied suffit. Cette différence, certes infime, peut faire basculer des matchs.
La pression des joueurs, des entraîneurs et du public
Entre les frustrations et l’adrénaline des joueurs et coachs, les matchs sont parfois difficiles à encadrer. Même si au final le plus important pour elle est : « de prendre des décisions et de les assumer ».
L'évolution du jeu et l'adaptation des règles
Une des problématiques, les plus importantes, actuellement, est le sujet de la commotion cérébrale. Dans un sport de contact, un choc arrive vite et, trop souvent, on n’y fait pas attention. Sébastien Robillard a pu constater une véritable évolution à ce sujet : « A mes débuts, c’était un peu un sport de bourrin. On pouvait taper dans tous les sens, notamment au niveau de la tête, mais plus j’ai avancé dans ma carrière d’arbitre, plus la sécurité et l’intégrité physique des joueurs étaient mises en avant. L’interdiction de toucher la tête des joueurs et de taper avec le casque a demandé un gros travail à la fois pour nous, les arbitres, et les joueurs, car il en va de la sécurité de l’athlète. » Cependant cette progression ne permet pas d’assurer la disparition des « commos » : « Une légère chute en avant avec le casque peut suffire pour provoquer une commotion. Il ne faut pas oublier que c’est un sport de contact. »
Si les règles mettent davantage l’accent sur la sécurité du joueur, qu’en est-il des équipements ? Encore de nos jours, trop de joueurs ont des séquelles graves suite à ces commotions non traitées/repérées. On commence à voir arriver des équipements capables de détecter ces chocs au niveau de la tête. Notamment dans le hockey sur glace où un boîtier, situé dans le casque, envoie l’intensité des impacts à une application disponible, accessible par le joueur, qui peut prévenir les risques en consultant. Cependant, ces innovations mettent du temps à arriver dans d’autres sports tels que le football américain.
Devenir arbitre : un engagement passionnant
Sébastien Robillard, qui est également formateur pour les jeunes arbitres, nous donne les qualités qu’il juge nécessaires, pour le devenir : « Bien évidemment, il faut être motivé et aimer le sport. Une soif d’apprentissage est requise car on apprend tous les jours, que ce soit en arbitrant ou en regardant un match à la télévision. Une bonne préparation physique est aussi obligatoire, les joueurs s’entraînent deux à trois fois par semaine. Donc, en tant qu’arbitre, on doit le faire au moins une fois par semaine pour suivre leur rythme.
Si tu es un ancien joueur cela permet de rester dans le sport, si tu joues cela permet de réellement améliorer ta connaissance de la règle et si tu démarres parce que tu aimes le foot US, cela te permet de découvrir les subtilités de ce sport. Si tu aimes les challenges en équipe, l’arbitrage de foot US est top. La notion d’équipe d’arbitrage est très forte contrairement à d’autres sports. Au foot US, tu fais partie d’une team de 5 à 7 arbitres pour t’entourer et t’accompagner.
Un parcours accessible à tous
Alia LESAFFRE transmet un message fort en confiant que la clé est de croire en soit. Sur les terrains depuis une dizaine d’année, c’est par le biais d’un passionné qu’elle pu trouver sa vocation. Des Vikings de Villeuve d’Ascq, aux Ours de Toulouse, en passant par les Servals de Clermont-Ferrand, Alia a su faire sa place au sein d’un monde majoritairement masculin. Elle s’exprime d’ailleurs à ce sujet : « C’était très dur au début, car la femme n’avait pas encore sa place ou très peu. Les premières réactions c’était de se demander ce que je faisais ici ». Finalement, c’est à force d’encouragements qu’elle a réussi à ne pas abandonner : « Je me répète souvent : quand tu tombes, il faut remettre le pied à l’étrier ! ». Au fil des ans, elle a su gagner en expérience et en poids pour atteindre le Championnat Élite. C’est lors de la rencontre Grizzlys Catalans VS Centaures de Grenoble, qu’on a pu l’apercevoir. Au début de sa carrière, lorsqu’elle décide de déménager pour ses études, Alia cherche avant tout une ville qui lui permettra de continuer à pratiquer sa fonction. Devenue une réelle passion, c’est grâce à elle qu’elle parviendra à faire le grand saut et entreprendre ce voyage vers l’inconnu. Notre jeune arbitre s’est ensuite très vite intégrée dans son nouvel environnement qu’elle décrit comme : « une grande famille ». Comme évoqué précédemment, notre arbitre féminine peut cocher la case du championnat Élite à son palmarès. Cependant, ses ambitions ne s’arrêtent pas là : « Si je reste en France, j’aimerais évidemment participer à la finale nationale Élite. Si je peux voir plus loin : un match européen et si je m’autorise à rêver, un match de la NFL ». Tout comme son collègue Guillaume ROUX, l’arbitre des Ours de Toulouse se prépare mentalement et physiquement pour remplir son rôle. Échauffement des articulations, relecture des règles, des mécaniques et du guide de l’AP, tout y est pour passer le meilleur moment possible. Un rituel qu’Alia reprend à chaque match afin de se mettre en confiance.
Les qualités requises
Pratiquer la même discipline pendant dix ans n’est pas facile, mais alors que dire de ceux qui le font pendant 20 ans ? Comment conserver l’envie ? Chacun a ses façons de faire et souvent, se fixer un objectif aide. Il arrive également qu’un aspect de notre discipline nous motive naturellement. C’est le cas pour S.Robillard qui, malgré toutes ces années de pratique, arrive encore à conserver sa passion en puisant dans les choses simples : « Faire de nouvelles rencontres est une des motivations. Mais, l’année dernière j’avais un objectif : obtenir la qualification d’arbitre pour la finale Elite. Je l’ai obtenu mais pas en tant qu’arbitre principal. Cette saison, je souhaite être encore meilleur et, pourquoi pas, avoir la casquette blanche pour la finale Elite mais, pour cela, je vais devoir travailler mon anglais !