Aix-en-Provence Handball: Une Histoire Riche et Passionnante

Le Pays d'Aix Handball, club emblématique de la région provençale, possède une histoire riche et passionnante, marquée par des moments de gloire, des défis surmontés et une identité forte ancrée dans son territoire. Cet article vous propose de plonger au cœur de cette aventure humaine et sportive, en explorant les différentes facettes qui ont façonné l'histoire du club.

Les Débuts et l'Ascension

Le club d'Aix-en-Provence fête son 70e anniversaire cette année, témoignant d'une longue histoire et d'un rôle d'identification important pour les habitants, notamment les jeunes qui peuvent grandir au club et s'identifier à lui.

Dans le passé, Nikola Karabatic a marqué d’une trace indélébile l’histoire du handball. Visage emblématique de la génération des Experts, l’ancien meilleur joueur du monde évoque sa demi-saison en 2013 au Provence Aix Université Club Handball, quand le Pauc, tout juste promu, luttait pour le maintien en première division.

Karabatic explique qu'il est allé à Aix suite à l’affaire des paris truqués qui l’a fait partir de Montpellier. Son petit frère Luka jouait déjà dans cette équipe et il éprouvait une grande envie d’évoluer avec lui en club pour l’accompagner dans sa carrière. Par ailleurs, son agent Bhakti Ong est d’Aix donc il y avait déjà un lien avec le Pauc.

Avant de rejoindre Aix, Karabatic avait l’habitude de jouer la gagne en championnat avec Montpellier et il comptait deux sacres olympiques avec les Bleus. Il a directement pris la mission très à cœur et c’était un véritable challenge de maintenir Aix au plus haut niveau français alors que le club venait de monter en D1. Il trouvait cela hyper excitant de devoir sauver le Pauc de la relégation. Il considère que ne pas descendre avec Aix était un plus grand défi que de jouer le titre avec une équipe comme Montpellier.

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Sportivement, ces six mois étaient assez fous. Le club a réussi à perdre très peu de rencontres à domicile au gymnase du Val de l’Arc, l’ancienne salle d’Aix. Avant son arrivée, le club avait remporté seulement deux victoires puis ensuite le club s’est imposé à six reprises pour terminer neuvièmes de ce championnat.

Humainement, il garde beaucoup de liens avec ses coéquipiers et la Ville comme par exemple l’adjoint au sport Francis Taulan. Quand il revient à Aix, il a l’impression d’être comme à la maison. Il se sent proche de la Provence, ça lui fait très plaisir de voir le club à ce niveau, c’est un peu comme s’il avait été une pierre fondatrice sur laquelle le club construit.

Par la suite, Aix a grandi très vite. Le Pauc s’est professionnalisé et de très grands joueurs sont passés par le club comme Jérôme Fernandez ou Wesley Pardin et d’autres internationaux. Structurellement, Aix s’est renforcé en ayant l’Aréna et a franchi un cap sur le plan sportif en disputant la Coupe d’Europe à plusieurs reprises.

L'Époque Moderne et les Défis Actuels

Nikola Karabatic a pu voir quelques matches dont ceux contre le PSG. Il sent que c’est une équipe pleine de potentiel, mais le Pauc est actuellement septième du championnat. Ce n’est pas sa place, ce club doit être dans le top 5 et talonner le trio de tête. Après, ils ont perdu de bons éléments comme l’international Romain Lagarde.

Le Pauc a un vrai rôle d’identification pour les habitants notamment pour les jeunes qui peuvent grandir au club et s’identifier à lui.

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Il y a deux clubs à haut niveau qui sont Aix et Istres chez les hommes et Plan-de-Cuques du côté féminin. Quand il venait jouer dans le sud, c’était toujours avec une grosse ambiance.

Duel face au PSG

Le club Parisien décroche ainsi un 11ème titre en Liqui Moly StarLigue, le 10ème consécutif. Ce duel face au Provence Aix Université Club aura été déterminant pour le classement final de Liqui Moly Starligue. Il s’agit de son 16eme titre de Champion de France, il détient désormais seul, le record devant son frère Luka (13). Cette dernière journée de Liqui Moly Starligue fut marquée par le départ d’un autre monument du handball français, M. Patrice Canayer.

En 2017, le PAUC tombait le grand PSG. Un exploit qui restera dans les annales. Le 22/11/2017 : la plus belle victoire (33-31) Un mois et dix jours après l'inauguration de l'Arena, Aix (6e) recevait le PSG (2e) de Mikkel Hansen devant plus de 6 000 spectateurs. Un vent de folie allait souffler sur l'enceinte aixoise. Les partenaires d'Aymeric Minne (9 buts) allaient prendre l'avantage au score dès la 10e (7-6)… pour ne plus être rattrapés au tableau d'affichage avec un succès 33-31. Les hommes de Jérôme Fernandez pouvaient laisser éclater leur joie. Cette première victoire à domicile restera à jamais dans les annales.

Le 30/04/2014 : la plus lourde défaite (24-40) Philippe Gardent était à la tête du PSG ce soir-là au Val de l'ARC. Sur le banc aixois, Noka Serdarusic lui avait la tête des mauvais jours. Sa formation venait de recevoir la plus humiliante des défaites avec un -16 au final (24-40) malgré un Vladica Stojanovic des grands soirs avec 9 buts. "Franchement, on ne pensait pas qu'il y ait un si gros écart à l'arrivée mais il faut reconnaître que les Parisiens ont fait un gros match sérieux et appliqué", expliquait après la rencontre le portier du PAUC Robin Cappelle. Sur les 22 confrontations face au PSG, le PAUC ne l'a emporté que deux fois.

Le 01/04/2015 : la plus frustrante (29-30) Dix minutes folles ! Dix dernières minutes où les deux équipes n'arrivaient pas à se départager dans un Val de l'Arc en fusion. Le mano a mano allait s'éterniser jusqu'à la dernière seconde. Le PAUC égalisait à 29-29 sur un tir en puissance de Iosu Goni Leoz. Derrière, Cappelle stoppait Daniel Narcisse et un jet de 7 m de Fahrudin Melic. A trente secondes de la fin, Aix avait la balle de la victoire dans les mains. Le malheureux Goni Leoz perdait le ballon. Dernière action ; Paris SG obtenait un penalty généreux… sur le buzzer. Mikkel Hansen ne tremblait pas. Défaite 29-30. Rageant.

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Karabatic fait ses adieux

Lors de la 30e et dernière journée de Liqui Moly Starligue, le PSG évoluait à l'Accor Arena de Paris. La raison était double : d'abord conquérir le titre de champion de France, le 11e du club et le 10e d'affilée et surtout célébrer Nikola Karabatic (40 ans), la légende du handball français dont la fabuleuse carrière prendra fin en août prochain à l'issue des Jeux Olympiques de Paris 2024 avec l'équipe de France. Et la fête n'a pas été gâchée. Paris n'avait qu'un point d'avance sur Nantes au classement. Une victoire ou nul et le PSG était champion. Aix-en-Provence, l'adversaire des Parisiens, s'est bien battu, mais n'a finalement pas pu empêcher Nikola Karabatic et ses coéquipiers d'être à nouveau sacrés.

Du beau monde était venu voir le meilleur joueur français de tous les temps (triple champion olympique, quatre fois champion du monde et d'Europe avec les Bleus ; trois titres en Ligue des champions, avec Montpellier, Kiel et Barcelone, et 21 couronnes de champion national) : Marie-José Pérec, la triple championne olympique d'athlétisme, le musicien Pascal Obispo, Arnaud Assoumani, le champion paralympique d'athlétisme, ou encore les tennismen Jo-Wilfried Tsonga et Novak Djokovic, et des anciens handballeurs, tel que Luc Abalo. La dernière de Philippe Gardent également… A son entrée sur le terrain, Karabatic a été chaleureusement accueilli par le public de l'Accor Arena. Il ne figurait cependant pas dans le 7 de départ. A la place, au poste d'arrière gauche, ce fut Elohim Prandi. Nikola Karabatic n'est entré en jeu qu'à la 17e minute. Pour son dernier match, il n'a pas pesé, ne marquant qu'un but, en trois tentatives. Mais l'essentiel n'était pas là. Une page s'est tournée ce vendredi soir. 22 ans d'une incroyable carrière, débutée à Montpellier et poursuivie à Kiel, à nouveau Montpellier, quelques mois à Aix, puis au FC Barcelone et enfin, depuis neuf ans, au PSG.

Face à Aix-en-Provence, l'homme fort du club parisien a été le pivot polonais Kamil Syprzak, auteur de 12 buts, bien secondé par Prandi (neuf buts). Pour Aix-en-Provence, Ian Tarrafeta (huit buts) et Gabriel Loesch (sept) ont été les plus en vue. Dans les rangs aixois, Philippe Gardent (60 ans), l'entraîneur, a également mis un terme à sa carrière. « Barjot » historique, champion du monde 1995 et médaillé de bronze aux JO en 1992 comme joueur, il entraînait depuis 1996 (Chambéry, PSG, Toulouse, Bordeaux et Aix).

Si le PSG avait perdu ce vendredi, Nantes aurait pu espérer être champion. Les Nantais devaient s'imposer contre Nîmes. Ils l'ont fait (36-32) mais pour du beurre finalement. La saison prochaine, le « H » disputera la Ligue européenne mais peut (et va sans doute) demander à prendre part à la Ligue des champions, pour laquelle le PSG est d'ores et déjà qualifié. Montpellier et Toulouse, qui s'affrontaient vendredi (victoire montpelliéraine 33-25) disputeront, eux aussi, la Ligue européenne. Patrice Canayer (63 ans), l'entraîneur de Montpellier, en poste depuis 1994, 14 fois champion de France et deux fois vainqueur de la Ligue des champions (2003 et 2018), a également mis fin à une exceptionnelle carrière. Saran, battu à domicile par Ivry (29-27), accompagnera Dijon, déjà relégué, en Proligue (la D2). Les Ivryens, tout comme Créteil, leur voisin, étaient menacés par la relégation avant les matches de vendredi. Paris sacré, la soirée à l'Accor Arena n'était pas terminée. Un son et lumière commençait, pour célébrer l'équipe championne de France et le grand champion qui s'en va après de bons - d'excellents - et loyaux services.

L'Affaire des paris douteux

Nikola Karabatic fait son retour vendredi avec Aix au stade Pierre-de-Coubertin, lieu de sinistre mémoire pour lui, pour y affronter le Paris SG, qui pourrait être sacré champion à l'issue de cette 21e journée de la D1 messieurs de handball.

Pour la star du handball français, ce match va faire remonter des souvenirs cruels, notamment ceux de son interpellation dans le cadre de l'affaire des paris douteux portant sur le match entre son ancien club de Montpellier et Cesson le 12 mai 2012.

Le 30 septembre dernier, dès la fin de la rencontre remportée par le PSG devant Montpellier (38-24), la police avait arrêté dans les vestiaires de Coubertin sept joueurs de Montpellier, dont Nikola Karabatic et son jeune frère Luka, qui quelques jours plus tard allaient être mis en examen.

Cette affaire a depuis connu de nombreux rebondissements, dont le transfert cet hiver de Montpellier à Aix des frères Karabatic. Si Nikola peut jouer vendredi, c'est qu'il a toujours nié avoir eu connaissance des paris. Le jury d'appel de la Fédération a ainsi annulé le 29 mars la suspension de six matches qui lui avait été infligée en première instance.

Luka a adopté une stratégie différente en reconnaissant avoir parié. Il a été suspendu pour six matches, dont deux avec sursis, et sera donc absent à Paris.

Ce match est important pour les deux équipes. Aix est à la lutte avec Créteil et Ivry pour le maintien. Et le PSG est tout près de décrocher le titre. Les Parisiens seront sacrés si Montpellier perd vendredi contre Sélestat et si Dunkerque s'incline dimanche à Créteil.

Il est cependant probable qu'ils doivent encore patienter une semaine, car la bagarre fait rage entre Montpellier, le tenant du titre, et Dunkerque pour la 2e place, qualificative pour la Ligue des champions, et il serait surprenant de les voir trébucher tous les deux.

Montpellier, en particulier, qui reste sur un revers à domicile devant Créteil (32-33), ne peut se permettre un nouveau faux pas.

11ème sacre national pour le PSG

Le PSG a désormais plus de titres de champion de France de handball que de doigts sur les deux mains d’un joueur. Paris a remporté son 11e sacre national. Ça n’a pas été une formalité. Pour le gagner, le PSG a dû attendre la dernière journée de championnat contre Aix et même les ultimes minutes du dernier match.

Avant le coup d’envoi de cette valse, le contrat était simple, sur le papier. Le PSG devait battre Aix pour conserver son avance sur Nantes. Pour se faire peur, l’équipe de Luka Karabatic pouvait aussi se contenter d’un match nul. Mais il valait mieux l’éviter. Le hasard a voulu que cet ultime challenge soit relevé face à un des rares anciens clubs de Nikola Karabatic, qui a évolué à Aix durant six mois en 2013. Aix qui est entraîné par celui qui a dirigé le PSG lorsque le jeune ambitieux a remporté son premier titre en 2013 justement.

22 titres nationaux en carrière pour Karabatic

On ne pouvait pas imaginer que la soirée d’adieu en club de Nikola Karabatic soit gâchée par une défaite. Ça n’est pas arrivé, mais il ne faut pas penser que les Aixois se sont laissés faire. Ils ont joué un vrai match de hand et comme souvent en fin de saison, Paris a dû puiser dans ses ressources pour s’imposer. À la pause, Paris n’avait que deux buts (21-19) d’avance et n’était à l’abri de rien.

Il a encore fallu qu’Elohim Prandi sorte son bras magique pour donner une avance un peu plus importante : 26-21 (36e). Aix a commencé doucement à se rendre à l’évidence : la fête ne pouvait pas être ratée. Elle ne l’a pas été, même si rien n’a été donné à ce PSG cette saison. À l’heure du bilan, ce Paris version 2023-2024 n’était sans doute pas le plus flamboyant, ni même le meilleur de sa courte histoire. Il a raté son rendez-vous de la Ligue des champions, n’a pas gagné la Coupe de France.

Mais il conserve son titre et on a oublié déjà qu’il s’est fait peur sur la fin. Il faudra néanmoins qu’à la rentrée, ce Paris revienne plus fort s’il ne veut pas que Nantes, qui n’attend que ça, lui chipe sa suprématie jamais remise en cause depuis dix ans. Elle est de plus en plus fragile. Revenir plus fort peut-être… mais sans Nikola Karabatic : c’est fini, la légende a joué son dernier match en club en gagnant son 16e titre de champion de France, le 22e de sa carrière si on ajoute ceux gagnés en Espagne et en Allemagne. C’est immense.

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