Depuis le départ de Bernard Lama en 2000, le Paris Saint-Germain s’est fait un spécialiste de chercher un digne remplaçant, sans jamais vraiment en trouver un. Le poste de gardien de but au Paris Saint-Germain s’avère être une fonction à hauts risques. S’imposer comme un dernier rempart légitime au sein de l’équipe de football la plus exposée de l’Hexagone d’un point de vue médiatique n’est clairement pas sans risque. Entre pression du résultat, surexposition et moqueries, le tout étant aujourd’hui exacerbé par les réseaux sociaux, occuper la cage du PSG s’est imposé comme un défi réservé aux hommes de caractère. S’ils sont nombreux à s’y être brûlé les ailes, d’autres ont malgré tout réussi à marquer très durablement la jeune histoire du club pour se faire une place dans le cœur des supporters. Cet article explore l'histoire des gardiens de but du PSG, des légendes incontestées aux espoirs les plus récents, en passant par les figures marquantes et les passages plus contrastés.
Les gardiens emblématiques du PSG
Certains gardiens ont marqué l'histoire du PSG par leur talent, leur longévité et leur contribution aux succès du club. Parmi eux, on peut citer :
- Bernard Lama : Avec 318 matchs disputés sous les couleurs parisiennes (entre 1992 et 1997 puis 1998 et 2000), Lama est considéré comme l'un des plus grands gardiens de l'histoire du club. Son flow inoubliable, son allure unique et féline, son attachement viscéral et surtout, une place dans l’album souvenirs de certaines des plus belles pages de l’Histoire du club. Il a notamment remporté le championnat de France en 1994 et la Coupe des Coupes en 1996.
- Joël Bats : Gardien du PSG de 1985 à 1992, Bats a disputé près de 300 rencontres avec le club. L’un des plus grands gardiens de l’Histoire du foot français est logiquement l’un des plus importants de celle du PSG, avec qui il a disputé pas loin de 300 rencontres, non sans contribuer au premier championnat remporté par le club en 1986. Il a été un acteur majeur du premier championnat remporté par le club en 1986.
- Dominique Baratelli : Avec 281 matchs pour le PSG dont 272 joués de suite, Baratelli n’a pas seulement marqué statistiquement le PSG, il a également contribué à ses premiers succès dans les années 1980, en étant l’un des acteurs majeurs des deux premières Coupes de France gagnées (1982, 1983). Avec 593 rencontres, il occupe la 4e place des joueurs les plus capés de l’Histoire de la Ligue 1.
Les gardiens de l'ère QSI
L'arrivée de QSI en 2011 a marqué un tournant dans l'histoire du PSG, avec des investissements massifs et l'arrivée de joueurs de renommée mondiale. Parmi les gardiens qui ont évolué au club durant cette période, on peut citer :
- Salvatore Sirigu : Le premier gardien recruté par QSI n’a jamais fait moins bien qu’un quart de finale de Ligue des champions avec le PSG lorsqu’il était titulaire, à savoir entre 2011 et 2015. Souvent tancé pour son jeu au pied, Sirigu avait su se rendre légitime au sein d’une équipe de stars de par sa régularité et ses réflexes salvateurs.
- Keylor Navas : Lorsqu’il recrute le Costaricien en 2019, ça ressemblait au coup du siècle pour le PSG. Alors qu’il galère depuis plusieurs saisons à trouver un gardien fiable, voilà que débarque un portier triple vainqueur de la Ligue des champions avec le Real Madrid et habitué au très haut niveau. Ce qu’il confirmera à Paris, avec deux saisons où il atteindra la finale (2020) et les demi-finales (2021) en étant au passage l’auteur de quelques matches dantesques.
- Gianluigi Donnarumma : Par sa précocité, celle d’un titulaire dans les buts de l’AC Milan à 16 ans, « Gigio » s’est imposé comme l’une des références en devenir du poste de gardien de but. Un statut qu’il a parfois du mal à confirmer depuis son arrivée au PSG, où il souffle le chaud et le froid : capable d’arrêts monstrueux sur sa ligne, mais ô combien déficitaire dans le jeu au pied et pas toujours rassurant pour sa défense.
Les gardiens de but et leurs particularités
Chaque gardien de but a son propre style et ses propres forces et faiblesses. Certains sont réputés pour leurs réflexes, d'autres pour leur jeu aérien ou leur qualité de relance.
- Lucas Chevalier : Depuis qu'il est arrivé au Campus du PSG, Lucas Chevalier affiche toujours un large sourire. Les habitués du centre d'entraînement du PSG évoquent un garçon avenant qui n'a pas eu de mal à s'intégrer dans un vestiaire où il connaissait déjà des garçons comme Barcola, Doué ou encore Zaïre-Emery, qu'il a côtoyé chez les jeunes en équipe de France. Il a demandé au PSG de conserver numéro puisqu'il s'agit de l'addition de sa date de naissance et de celle de son frère. Il aime beaucoup le jardinage. Il aime beaucoup son côté courageux, il n'hésite jamais à plonger pour capter le ballon dans les pieds de ses adversaires et une chose aussi qui m'impressionne : son calme, il dégage une vraie force. Il a une bonne vision de jeu et il est très calme quand il reçoit le ballon. Il se trompe rarement dans ses choix au pied et effectue des relances courtes ou longues d'une grande précision.
Les gardiens qui ont marqué l'histoire du club de manière différente
Certains gardiens ont marqué l'histoire du club de manière différente, que ce soit par leur longévité, leur rôle de doublure ou les circonstances particulières de leur passage au club.
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- Lionel Letizi : Quand il arrive de Metz, où il s’est imposé comme l’une des valeurs sûres du championnat à son poste, Letizi aspire à grandir en même temps que les ambitions du PSG. Mais il sera à l’image de cette période pour le club, surtout symbole des frustrations et des déceptions. Titulaire lors de cinq de ses six saisons au PSG, il doit se contenter de deux Coupes de France, sans jamais avoir pu jouer les trouble-fêtes en sélection.
- Jérôme Alonzo : Pendant les sept années qu’il a passées dans la capitale, le portier formé à Nice et révélé à Saint-Étienne a principalement évolué comme doublure, d’abord de Lionel Letizi puis de Mickaël Landreau. Sept saisons sauf une, en 2003-2004, durant laquelle le PSG de Vahid Halilhodzic a très longtemps flirté avec le titre de champion, grâce notamment à un très bon Alonzo, certainement auteur de la meilleure saison de sa carrière.
- Apoula Edel : Arrivé dans la cage parisienne au prix d’un concours de circonstances favorables, le portier camerounais international arménien est l’incarnation du pire des gardiens du PSG. Malgré une Coupe de France remportée en 2010, il aura surtout marqué les esprits par des erreurs qui ont trop souvent tutoyé le burlesque.
- Ronan Le Crom : Avant d’être joueur du PSG, Le Crom est aussi connu pour avoir encaissé l’un des plus beaux buts de Ronaldinho avec le PSG. S’il vient, ce n’est pas pour être titulaire, mais pour être le quatrième gardien. Challenge accepté et le breton signe pour 6 mois, puis verra son bail prolongé d’une saison. Il ne jouera qu’un seul match avec le PSG. Un match comptant pour la dernière journée de Ligue 1, chez lui à Lorient. Le PSG, qui est déjà champion de France, mène par trois buts d’avance. Dans un match plutôt tranquille et bon enfant, le plan de faire rentrer Le Crom pour qu’il soit champion de France est mis en route. Il remplace Areola à l’heure de jeu et joue ses premières minutes en L1 depuis 3 ans. Une demi-heure de football en plus avant de raccrocher les gants, chez lui et devant sa famille. Malheureusement, à 10 minutes du terme, et après deux parades, il provoque un penalty sur Quercia et est expulsé.
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