Gianluigi Donnarumma : Performances et statistiques au PSG

Gianluigi Donnarumma, gardien de but italien né le 25 février 1999 à Castellammare di Stabia, a rejoint le Paris Saint-Germain le 14 juillet 2021. Son arrivée au club parisien s'est faite sans indemnité de transfert, puisqu'il était en fin de contrat avec l'AC Milan. La valeur marchande actuelle de Gianluigi Donnarumma est estimée à 30 millions d'euros.

Parcours professionnel et arrivée au PSG

Dès son plus jeune âge, Donnarumma a démontré un talent exceptionnel pour le football. Il a commencé sa carrière professionnelle à l'AC Milan, où il a rapidement gravi les échelons des équipes de jeunes. Sa précocité et ses compétences naturelles de gardien lui ont permis de faire ses débuts en Serie A dès l'âge de 16 ans, lors de la saison 2015-2016. Il est ainsi devenu le deuxième plus jeune gardien à jouer en première division italienne.

Le 14 juillet 2021, Donnarumma a quitté l'AC Milan pour rejoindre le Paris Saint-Germain en tant qu'agent libre. À Paris, il a rapidement trouvé sa place de titulaire, partageant initialement le poste avec le gardien expérimenté Keylor Navas. Son arrivée a considérablement renforcé l'effectif du PSG et il a été rapidement intégré dans la structure défensive de l'équipe. Donnarumma a contribué à la conquête de plusieurs titres nationaux, dont la Ligue 1, et a participé à des parcours prometteurs en Ligue des Champions.

Au-delà de ses performances en club, Donnarumma s’illustre également sur la scène internationale en représentant l'équipe nationale italienne.

Donnarumma et la Ligue des Champions : Une montée en puissance

Le Paris Saint-Germain s’apprête à disputer la deuxième finale de Ligue des champions de son histoire face à l’Inter. Un parcours européen qui a une chance de se terminer en apothéose du côté de Munich grâce à plusieurs hommes qui ont marqué cette campagne de leur empreinte. On peut citer Ousmane Dembélé, Luis Enrique, Vitinha ou Gianluigi Donnarumma. Là où le gardien italien, arrivé en 2021, avait « craqué » plusieurs fois dans les grands rendez-vous européens sur les saisons précédentes, il s’est montré intraitable en Ligue des champions ces derniers mois.

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Impérial contre Brest lors des barrages, il avait ensuite sorti le grand jeu sur la pelouse de Liverpool en 8e de finale retour. Élu homme du match, il avait écœuré les Reds durant le match, sa prolongation et la séance de tirs au but. Une spécialité pour celui qui a remporté 6 séances sur 7 en carrière. Lors des quarts de finale, il avait de nouveau été décisif durant le match retour à Villa Park, mettant notamment en échec Tielemans, Rashford ou Asensio. Et la demi-finale contre Arsenal alors ? Encore du grand Donnarumma. Tout le monde se souvient de ses premières minutes au retour au Parc des Princes et de ses arrêts sur Martinelli et Odegaard. Mais est-ce que cette impression se vérifie au niveau des chiffres ?

Si l’on s’intéresse aux performances du gardien parisien en Ligue des champions uniquement, Gianluigi Donnarumma est tout simplement celui qui totalise le plus de clean sheets parmi les portiers ayant joué plusieurs matchs en phase à élimination directe. Le gardien du PSG en compte 4, soit le double de ses premiers poursuivants, le Polonais Wojciech Szczesny (FC Barcelone) et le Suisse Gregor Kubel (Borussia Dortmund).

Gianluigi Donnarumma est aussi sur le podium des gardiens qui encaissent le moins de buts sur cette campagne, en l’occurrence 0,75 par match en moyenne. Seuls Alisson Becker (0,50) et Manuel Neuer (0,67) font mieux que l’international italien. En pourcentage de tirs arrêtés, Donnarumma figure là dans le top 5 avec une marque à 76,9% (Alisson Becker leader avec 94,1%). Des stats et des performances convaincantes selon l’ex-entraîneur français Arsène Wenger, finaliste de la Ligue des champions 2006 : « On sait que, par le passé, Courtois a fait gagner la C1 au Real. Sur ses dernières performances, Donnarumma est un peu dans la même vibration. Il a franchi un palier dans sa capacité à réaliser l'arrêt qu'il faut ».

Un déclic en cours de saison ?

Plusieurs observateurs parlent du match contre Monaco fin décembre et du choc avec Wilfried Singo qui a laissé à l’Italien une balafre comme d’un tournant dans sa saison. Ce qui est sûr, c’est que ses statistiques en Ligue des champions sont bien meilleures sur la phase à élimination directe que sur la phase de ligue. Sur les 6 premiers matchs disputés (sur 8), Donnarumma encaissait davantage de buts que lors de la phase à élimination directe tout en effectuant moins d’arrêts.

Pour entrer davantage dans le détail, le portier italien s’est transformé au fil de la saison comme l’un des gardiens « évitant » le plus de buts à son équipe. Si l’on prend les gardiens qui sont allés jusqu’à la phase à élimination directe et qu’on fait la différence entre les Expected goals cadrés subis et les buts réellement encaissés (hors csc), Gianluigi Donnarumma affiche le 4e meilleur bilan de la compétition (2,58 buts évités).

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Le paradoxe L1-C1

Mais si l’on prend un peu plus de recul, il convient d’admettre que l’Italien a connu une saison contrastée avec un bilan en championnat bien inférieur à ses standards mais une feuille de statistiques bien plus aboutie en Ligue des champions. Comme expliqué précédemment, le gardien parisien a vraiment connu une montée en puissance au fil de la compétition à l’image du reste de l’équipe.

En championnat, c'est au niveau des buts évités que l'ancien Milanais sous-performe cette saison par rapport aux précédentes, notamment par rapport à 2023/2024, sa première saison sous les ordres de Luis Enrique.

Mais sur la scène continentale, Gianluigi Donnarumma affiche de bien meilleurs chiffres. Il encaisse moins de buts, en évite davantage, le tout en ayant moins d'arrêts à effectuer. Il est donc moins sollicité cette saison mais encore plus décisif avec une quantité moindre d'arrêts à réaliser.

Il reste désormais au gardien parisien de continuer sur cette lancée face à l'Inter samedi soir.

Donnarumma, meilleur gardien de la Ligue des Champions 2024/2025

Après la finale qui opposait Le PSG à l’Inter Milan à Munich ce 31 mai 2025, Donnarumma s’est vu se faire offrir le titre de meilleur gardien de la ligue des champions de la saison 2024/2025. Solide, décisif et toujours au rendez-vous, Gianluigi Donnarumma a marqué cette édition de la Ligue des Champions par ses performances de haut vol. Le portier du Paris Saint-Germain s’est illustré tout au long de la compétition grâce à ses arrêts réflexes impressionnants, son calme dans les moments de tension et sa régularité face aux plus grandes attaques européennes.

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Gianluigi Donnarumma a disputé 15 matchs lors de la Ligue des Champions 2024/2025. Son implication constante sur le terrain n’est pas le fruit du hasard. Chaque minute passée entre les poteaux témoigne de la confiance que lui accorde son entraîneur.

Statistiques clés de Donnarumma en Ligue des Champions 2024/2025

  • Clean sheets : Avec 6 clean sheets à son actif cette saison en Ligue des Champions, Donnarumma s’impose comme un véritable mur dans les cages parisiennes.
  • Arrêts : Le portier italien a réalisé pas moins de 39 arrêts, pour une moyenne de 2,44 par match. Chacun de ces arrêts blancs a eu un impact direct sur la dynamique des rencontres.
  • Distribution du ballon : Donnarumma excelle également dans un domaine souvent négligé: la distribution du ballon. Cette statistique révèle l’évolution du poste de gardien moderne. Sa capacité à relancer proprement et rapidement permet au PSG de maintenir la pression sur l’adversaire. Lors des transitions défense-attaque, chaque passe précise de Donnarumma peut se transformer en occasion de but quelques secondes plus tard.
  • Buts encaissés : Avec seulement 0,9 but encaissé par 90 minutes, Donnarumma affiche un ratio d’efficacité remarquable en Ligue des Champions cette saison. La saison précédente, son ratio était de 1,2 but par match - une amélioration significative qui témoigne de sa progression constante.

Performance lors de la finale de la Ligue des Champions 2024/2025

Durant la finale de cette LDC à sens unique, Gigio n’a été que très peu sollicité. En effet, L’inter Milan n’a s’est vu frapper au but seulement 8 fois en 90 minutes avec tout juste 2 tirs cadrés. Mais c’est dans ces moements qu’un grand gardien se doit d’être présent. Lorsque qu’un match se déroule aussi bien, il est logique qu’un gardien se déconcentre, mais ce n’est pas le cas du gardien du PSG. Lui, il ne voulait seulement son clean-sheet et on l’a bien remarqué avec son arrêt impressionnant face à Barella à la 75e minute. Le milieu italien qui avait envoyé une très jolie frappe enroulée au sol voyait sa frappe terminer dans les filets. Mais c’était sans compté sur son compatriote de sélection qui a su se coucher et sortir le ballon comme il le fallait, même à 4-0.

Moments clés de Donnarumma en Ligue des Champions 2024/2025

  • Demi-finale contre Arsenal : La demi-finale contre Arsenal restera gravée dans les mémoires des supporters parisiens. Avec une série d’arrêts spectaculaires, il a littéralement porté son équipe vers la qualification. Son intervention à la 76e minute sur une frappe à bout portant de Saka a arraché des cris d’admiration même aux commentateurs britanniques. Sa lecture du jeu et son positionnement parfait lui ont permis d’anticiper les intentions offensives des Gunners.
  • Phase de groupes contre le Bayern Munich : La phase de groupes a servi de rampe de lancement pour la campagne européenne de Donnarumma. Contre le Bayern Munich, son triple arrêt consécutif à la 34e minute a électrisé le Parc des Princes. Les supporters n’en croyaient pas leurs yeux! Ces arrêts ont fait bien plus que sauver des buts - ils ont insufflé une confiance inébranlable à toute l’équipe parisienne.
  • Quarts de finale : Les quarts de finale ont mis en lumière une autre qualité exceptionnelle de Donnarumma: sa maîtrise des face-à-face. Les coups de pied arrêtés représentent souvent des moments de grande vulnérabilité pour une défense. Sa taille imposante de 1,96 m lui confère un avantage indéniable dans les airs. Mais c’est surtout sa technique de placement et sa détente qui font la différence. Lors du match retour contre Liverpool, sa parade sur un coup franc de Trent Alexander-Arnold a laissé tout le monde bouche bée. D’un bond félin, il s’est détendu pour aller chercher le ballon dans sa lucarne. Les statistiques confirment cette impression : Donnarumma affiche un taux de réussite de 87% sur les interventions suite à des coups de pied arrêtés.
  • 8ème de finale retour face à Liverpool : Petite remise dans le contexte, il est important de rappeler que Paris avait perdu son match aller, au Parc des Princes, 0-1. Son premier arrêt intervient à la 15e sur une frappe soudaine de Konaté qui se trouvait à une trentaine de mêtre de la cage. A la 57 ème minutes, le numéro 99 du Paris Saint-Germain va s’envoler pour sortir une superbe tête piquée décroisée de l’international colombien Luis Diaz. Ces arrêts ont été capitaux pour le PSG puisqu’ils leur ont permis de tenir jusqu’à la séance de pénaltys.

Comparaison avec d'autres gardiens d'élite

Dans le cercle très fermé des gardiens d’élite, Donnarumma occupe désormais une place de choix. Avec 0,9 but concédé par match, il surpasse des références comme Courtois (1,1) et Ederson (1,2). Seul Alisson présente un ratio similaire cette saison. Son pourcentage de passes réussies (81,72%) témoigne également de sa modernité.

Progression et adaptation au PSG

Depuis qu’il a posé ses valises à Paris, la progression de Donnarumma a été spectaculaire. Rappelez-vous ses débuts parfois hésitants. Sa communication avec la défense s’est considérablement améliorée. Au début, la barrière de la langue pouvait poser problème. Maintenant? Il dirige sa défense avec autorité, en français s’il vous plaît! Son jeu au pied a également franchi un cap. Là où il pouvait parfois sembler mal à l’aise avec le ballon, il affiche désormais une sérénité remarquable sous pression. Les supporters parisiens ont également noté sa progression dans la gestion du temps. Plus malin, plus expérimenté, Donnarumma sait désormais quand ralentir le jeu ou au contraire accélérer les relances.

Impact sur la stratégie défensive du PSG

Le Paris Saint-Germain a bâti une stratégie défensive qui maximise les qualités exceptionnelles de Donnarumma. La capacité du gardien italien à jouer haut permet aux défenseurs de maintenir une ligne défensive avancée. Son aisance balle au pied transforme chaque relance en potentielle occasion. Avec une précision de passes de 81,72%, Donnarumma n’est pas qu’un simple gardien : il est le premier attaquant du PSG. La confiance qu’il inspire rejaillit sur toute l’équipe. Les défenseurs prennent parfois plus de risques, sachant qu’ils ont un gardien capable de rattraper les situations compromises. Sa présence imposante sur les coups de pied arrêtés (1,96 m) dissuade souvent les adversaires de tenter leur chance directement.

Objectifs et perspectives d'avenir

Donnarumma se trouve à un tournant de sa carrière. Avec déjà cinq clean sheets à son actif, il s’approche du record en Ligue des Champions pour une seule campagne (9, détenu par Buffon). Pourra-t-il atteindre ou même dépasser cette marque historique? Le trophée ultime reste bien sûr la Ligue des Champions elle-même. Pour le PSG, ce serait une première historique. Ces objectifs ne sont pas de simples chimères. Match après match, Donnarumma prouve qu’il a l’étoffe des plus grands.

Contraste entre les performances en Ligue 1 et en Ligue des Champions

Ce qui était un problème pour le Paris Saint-Germain il y a quelques années n'en est plus un. Le club de la capitale n'a bien qu'un seul gardien de but sur lequel il mise, en Ligue 1 comme en Ligue des champions. Du moins, c'est ce que l'on croyait. Dans les faits, même si Gianluigi Donnarumma est un indiscutable titulaire, le dernier rempart parisien a bien deux visages. Et ce n'est pas sa prestation de mercredi soir, face au FC Barcelone en quart de finale de Ligue des champions (2-3), qui a démontré le contraire.

L'Italien, qui avait dégagé une impression de toute puissance en Ligue 1, au point d'en dégoûter certains rivaux historiques du PSG, de Monaco à Marseille, a subitement paru fragile dans la compétition reine. Et cette fois, contrairement à d'autres saisons où il avait parfois été l'une des incarnations d'une faillite collective - notamment lors du retour face au Real Madrid à Bernabeu il y a deux ans -, le gardien de 25 ans a marqué le contraste seul.

Analyse des statistiques en Ligue 1 et en Ligue des Champions

Au-delà de certaines approximations et boulettes marquantes pour un gardien de son statut, plusieurs chiffres illustrent la décrépitude de "Gigio" lorsque retentit la petite musique de la Ligue des champions. À commencer par son pourcentage d'arrêts. En Ligue 1, l'international italien affiche un taux tout bonnement impressionnant, qui s'élève à 84,7%. Parmi les cinq grands championnats, personne ne fait mieux.

Mais en C1, ce rapport chute à 71,4%. Cela s'explique, en partie, par une meilleure qualité des tirs adverses mais ce taux le place tout de même derrière… tous les gardiens titulaires des équipes disputant les quarts de finale, à l'exception d'Ederson* (Manchester City). Jan Oblak (Atletico, 77,5%), Manuel Neuer (Bayern Munich, 78,6%) et surtout Gregor Kobel (Borussia Dortmund, 86,8%), que le PSG a affronté en phase de groupes, sont loin devant.

Les "post-shots expected goals", une autre statistique intéressante pour jauger le caractère décisif d'un gardien de but, met assez bien en exergue les différences de performances de Donnarumma en championnat et en Coupe d'Europe. Concrètement, ce chiffre correspond aux buts attendus en fonction de la probabilité que le gardien arrête le tir. Pour vulgariser, un tir à bout portant face au but correspond à 1 "PSxG", puisque la probabilité que cela débouche sur un but est très élevée.

En Ligue 1, "Gigio" a concédé près de 28 "PSxG". Autrement dit, il aurait "dû" encaisser 28 buts. En réalité, il n'a ramassé le ballon dans ses filets qu'à 18 reprises et réalisé une dizaine de miracles. Et à ce petit jeu non plus, aucun autre portier ne fait mieux parmi les cinq grands championnats européens…

Mais en Ligue des champions, c'est encore une autre histoire puisque le meilleur joueur de l'Euro 2021 a concédé plus de buts (12) que de "PSxG" (11,7). Ce qui veut dire que le dernier parisien a été moins décisif qu'il aurait "dû" l'être, d'un point de vue statistique. Parmi les gardiens titulaires des clubs toujours en lice en quarts de finale, seuls Ederson (Manchester City) et David Raya (Arsenal) font moins bien.

Analyse des faiblesses de Donnarumma

Ces différences se lisent aussi parmi ses défauts. Si son jeu au pied, plus qu'imparfait, demeure assez constant en Ligue 1 et en Ligue des champions, son manque d'autorité dans sa surface, déjà perceptible en championnat, est encore plus criant sur la scène européenne. À l'œil nu, cela s'est vu avec ses sorties hasardeuses ou même avortées face au FC Barcelone. Avec les chiffres, c'est tout aussi évident.

S'il n'intercepte que 5,2% des centres adressés dans sa surface en L1, ce taux chute à 2,4% dans la compétition reine. Loin, très loin, derrière David Raya (19,2%), Andriy Lunin (12,7%) ou encore Ederson (10,8%).

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