Leinster Rugby: Histoire, Joueurs et Triomphes d'une Équipe de Légende

Le Leinster, une province de l'est de l'Irlande, est bien plus qu'une simple équipe de rugby. C'est une institution, un symbole de fierté et de succès, ancré dans une histoire riche et porté par des joueurs d'exception. Cet article plonge au cœur de l'épopée du Leinster, explorant ses moments de gloire, ses figures emblématiques et son impact sur le rugby irlandais et européen.

Un Club Historique et Performant

Le Leinster est un club avec une longue et illustre histoire, ayant prouvé sa valeur au plus haut niveau de l'URC (United Rugby Championship, anciennement Ligue Celte) et du rugby européen. L'équipe a une exigence particulière pour cette compétition. On se doit d’être au niveau. L’équipe dublinoise a officialisé ce lundi la signature du natif de Sarcelles, sans préciser la durée du contrat.

Le Doublé Historique de 2018

Ce samedi 26 mai, le Leinster a gravé son nom dans l'histoire. En triomphant des Scarlets en finale, les hommes de Leo Cullen ont réalisé un doublé retentissant : Coupe d'Europe et Championnat. Déjà vainqueurs des joueurs de Llanelli en demi-finale de Champions Cup, les joueurs de Dublin ont cette fois-ci disposé des Gallois en finale de championnat dans un match ouvert avec pas moins de neuf réalisations.

Pourtant, rien ne laissait présager un score fleuve dans ce match qui a d’abord vu un duel à distance de buteur entre Jonathan Sexton et Leigh Halfpenny. Après un round d’observation de trente minutes, ce sont les champions d’Europe qui ont allumé la première mèche par l’intermédiaire du deuxième ligne Devin Toner. Suite à une réponse de l’ailier néo-zélandais Johnny Mc Nicholl pour les Scarlets, les coéquipiers d’Isa Nacewa vont enfoncer le clou à la mi-temps grâce à un essai de James Lowe après d’une passe laser de Sexton. Une réalisation qui va reléguer les Gallois à 10 points (21-11) à la mi-temps.

Revenus des vestiaires avec les mêmes intentions, les joueurs du Leinster vont inscrire un nouvel essai à la 52e minute. Sean Cronin, le talonneur irlandais est venu conclure un beau ballon porté. Juste avant l’heure de jeu, l’ailier international Jordan Larmour a lui assommé les joueurs de Llanelli avec un exploit personnel, grâce à un geste de grande classe. Le relâchement des Irlandais et le triplé de Mc Nicholl en fin de partie ne changeront rien, les joueurs du Leinster s’offrent un doublé historique pour le dernier match de leur capitaine Isa Nacewa.

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Joueurs Clés et Étoiles Montantes

Le Leinster est réputé pour avoir des joueurs de classe mondiale dans ses rangs. Voici quelques-uns des joueurs clés qui ont marqué et continuent de marquer l'histoire du club:

  • Jonathan Sexton: Demi d'ouverture et capitaine emblématique. Johnny Sexton, demi d'ouverture et capitaine du Leinster, appréciait d'avoir eu le temps de disséquer le jeu des Anglais des Saracens, leur adversaire en finale de Coupe d'Europe, samedi à Newcastle.
  • Tadhg Furlong: Pilier solide en mêlée. Un vieux de la vieille, fort d'une grande expérience. Voilà une bonne définition de ce que représente Furlong.
  • Rob Kearney: Arrière dominant sur les ballons hauts. Joe Schmidt avait laissé planer des incertitudes sur de nombreux cadres de son effectif : Kearney (dos), O’Driscoll (genou), D’Arcy (œil), et Cian Healy (cheville) sont finalement tous titulaires.
  • Garry Ringrose: Un centre de référence depuis de nombreuses années. Titulaire à 18 reprises sur 20 matchs, il a inscrit 9 essais cette saison toutes compétitions confondues dont 4 en 6 matchs dans la compétition. Mais par-dessus tout, il n'a jamais connu la défaite cette saison, que ce soit avec sa province ou son équipe nationale.
  • Jamison Gibson-Park: Le métronome offensif de cette équipe du Leinster c'est lui, notamment en l'absence de Jonathan Sexton à l'ouverture. Gibson-Park est celui qui donne le tempo par ses libérations rapides et des croisées dont la ligne d'attaque raffole. Véritable accélérateur de particules, c'est un joueur qui se fond parfaitement dans le collectif très bien établi du Leinster. Des qualités que le joueur né en Nouvelle-Zélande doit à Stuart Lancaster qui disputera son dernier match à la tête du Leinster avant de rejoindre le Racing 92 la saison prochaine. « Ça a été quelqu'un de crucial dans ma carrière. Et je ne suis pas le seul : pour beaucoup de gars ici au Leinster il a été primordial. À titre personnel, il m'a permis de changer ma vision des choses, sur le rugby lui-même.
  • James Lowe: Originaire de Nouvelle-Zélande, le trentenaire fera son retour au meilleur des moments, après avoir manqué la demi-finale contre Toulouse à la fin du mois d'avril. Une fois de plus, lorsque l'on cite les meilleurs ailiers sur la planète rugby à l'heure actuelle, son nom doit obligatoirement revenir dans la discussion. Facilement reconnaissable sur son aile gauche avec sa crinière ténébreuse, il est un véritable rock (1m88, 105 kg). Une masse de muscle difficile à bouger et à éliminer, Lowe est l'un des meilleurs en défense. Encore un joueur cadre du Leinster et de l'équipe d'Irlande.
  • Josh van der Flier: Élu meilleur joueur du monde World Rugby en 2022, Josh van der Flier est très probablement ce qui se fait de mieux à son poste dans le rugby mondial. L'Irlandais est tout simplement capable de tout faire sur un terrain. Aussi habile et agile balle en main qu'actif et redoutable dans le combat, il sait parfaitement allier puissance et gestuelle, chose assez rare, même s'il n'est pas excessivement grand pour un flanker, 1m83, 105 kg. Jamais sans son casque, le numéro 7 irlandais est un plaqueur acharné qui ratisse les pelouses à la recherche des ballons et souvent aussi de ses adversaires. Pour l'ancien spécialiste du poste chez les Bleus Yannick Nyanga, van der Flier est « la version moderne de Richie McCaw » dont le joueur du Leinster s'est beaucoup inspiré. Josh Van der Flier (casque rouge) est élu meilleur joueur européen. Le troisième ligne du Leinster Josh van der Flier, auteur d'un match énorme en finale de Coupe d'Europe face à La Rochelle malgré la défaite, succède au demi de mêlée de Toulouse Antoine Dupont.

L'Arrivée de Rabah Slimani

En fin de contrat avec l'ASM Clermont Auvergne, Rabah Slimani (34 ans, 57 sélections) s'est engagé avec la province irlandaise du Leinster. Christophe Urios l’avait annoncé et l’équipe dublinoise l’a officialisé ce lundi. Pour sa part, le manager Leo Cullen a déclaré : « Nous sommes ravis que Rabah ait décidé de nous rejoindre. C'est un joueur que nous admirons depuis longtemps et qui possède une grande expérience au plus haut niveau que ce soit en Top 14, au niveau européen et international. Nous pensons qu'il sera un excellent complément au groupe, non seulement en apportant de la concurrence à l'équipe première, mais aussi en aidant certains de nos jeunes joueurs de première ligne à apprendre et à se développer.

«J'aimerais remercier Leo Cullen (le manager) et le Leinster de m'avoir donné l'opportunité de rejoindre un club qui a une longue histoire et qui a fait ses preuves au plus haut niveau dans l’URC (United Rugby Championship, ex-Ligue celte) et dans le rugby européen. Je suis très enthousiaste à l'idée de découvrir un nouveau pays et une nouvelle ville où vivre et jouer au rugby, et c'est une expérience que ma famille et moi attendons avec impatience, a déclaré l’ex-international français sur le site du club. Rabah Slimani n'a connu que deux clubs de Top 14 durant sa longue carrière : le Stade Français Paris, avec lequel il a été sacré champion de France en 2015, puis Clermont à partir de 2017.

Parcours et Expérience de Slimani

Après avoir passé huit ans au Stade Français et sept à Clermont, Rabah Slimani ouvre une nouvelle page de sa carrière. Le pilier droit international français de 34 ans va vivre une nouvelle expérience à l’étranger, du côté du Leinster en Irlande. Rabah Slimani découvrira ses coéquipiers dès la semaine prochaine, à l’occasion de la reprise de l’entraînement. Rabah Slimani, sélectionné à 57 reprises avec les Bleus (4 essais) mais jamais depuis l’arrivée de Fabien Galthié, quitte la France sur un bilan assez impressionnant de 187 matchs toutes compétitions confondues avec le Stade Français et 149 avec Clermont, et à son palmarès un Bouclier de Brennus en 2015 et les Challenge Cup 2017 et 2019. Nul doute que le week-end du 14-15 décembre sera particulier pour lui, puisque le Leinster recevra Clermont à l’occasion de la 2eme journée de Champions Cup. L’été dernier, Rabah Slimani (35 ans) est devenu le premier joueur français à signer au Leinster, l’illustre province irlandaise basée à Dublin. Avant de retrouver Clermont, son ancien club, ce samedi 14 décembre (18 h 30) en Champions Cup, l’ancien pilier droit international (57 sélections) évoque ses premiers mois en Irlande. Cet été, Rabah Slimani a quitté Clermont pour rejoindre le Leinster.

Champions Cup: Un Objectif Constant

Le Leinster, triple finaliste malheureuse de la Champions Cup (deux défaites contre La Rochelle, puis une face à Toulouse), cherchait à se renforcer au poste de pilier droit après le départ du Samoan Michael Ala'alatoa pour… Mais cette fois-ci, la province de l'est de l'Irlande qu'est le Leinster n'aura pas la même détermination que l'an passé. L'explication est aussi limpide que compréhensible, elle affrontera l'équipe de La Rochelle, qui l'a écarté d'un cinquième graal européen l'an passé au Stade Vélodrome de Marseille (21-24). Sauf que maintenant c'est au tour des Irlandais d'évoluer à « domicile » puisque la finale aura lieu à Dublin.

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On connaît l’histoire du Leinster et de la Coupe d’Europe. Cette équipe a une exigence particulière pour cette compétition. On se doit d’être au niveau. Il y avait donc un peu d’appréhension. Mais le groupe et le staff savent mettre à l’aise. Toute la semaine, à l’entraînement, ça s’est bien passé. Tout le monde était confiant.

L'Irlande Bientôt sur le Toit du Monde ?

Avec une victoire dans le Pro 14, en Champions Cup, et un Grand Chelem dans le tournoi des 6 Nations, l’Irlande a réalisé une saison parfaite sur la scène européenne et internationale. Des performances qui tombent à point nommé à 16 mois de la Coupe du Monde au Japon. Performant en club, mais aussi en sélection, le rugby irlandais semble avoir trouvé la bonne formule. Avec l’éclosion de talents prometteurs comme le troisième ligne James Ryan ou l’ailier Jacob Stockdale, l’Irlande peut envisager un avenir radieux pour la prochaine Coupe du Monde. Eux, qui n’ont jamais passé l’étape des quarts de finale, peuvent enfin rêver de se joindre au dernier carré et pourquoi pas de remporter pour la première fois de leur histoire cette compétition prestigieuse. Notamment le Top 14, plus attractif et avec une meilleure économie que l’URC. Durant le mandat du nouveau sélectionneur de la Nouvelle-Zélande, Scott Robertson. Même tarif du côté de l’Ulster. La province du nord de l’Irlande n’a pas fait beaucoup mieux, sans solution face à l’ASM en quart de Challenge Cup. TRANSFERT. Pendant ce temps, le Connacht ne possède qu’un seul joueur sous contrat avec l’IRFU, le centre Bundee Aki. D’autant plus que le Leinster se situe à Dublin et bénéficie plus facilement de meilleurs sponsors et d’une meilleure visibilité avec des écoles plus performantes.

Devenir la Plus Grande Équipe de Rugby d’Europe

Le Leinster dispose déjà d’un palmarès époustouflant. Les entraîneurs passent, les saisons se succèdent, mais les résultats perdurent. Les titres de 2009 et 2011 déjà digérés, les hommes en bleu lorgnent déjà sur un troisième. Insatiables Leinstermen… L’Ulster sera t-il en mesure d’arrêter l’ogre ? L’intox a tourné à plein cette semaine. Seul changement par rapport à la demi-finale, le flanker Kevin Mc Laughlin remplace Shane Jennings qui prend place sur le banc.

Préparation et Confiance

Johnny Sexton, capitaine du Leinster, appréciait d'avoir eu le temps de disséquer le jeu des Anglais des Saracens, leur adversaire en finale de Coupe d'Europe, samedi à Newcastle.

«Que pensez-vous de l'équipe des Saracens? On a eu deux semaines pour se préparer, on a pu bien les étudier! Si vous regardez la composition d'équipe, vous voyez qu'ils ont récupéré beaucoup des joueurs qui leur manquaient la saison dernière (en quart de finale de la Coupe d'Europe). Ils vont tout faire pour nous compliquer la tache, on a hâte de relever ce défi ! On est en confiance parce qu'on est sortis d'une poule difficile et qu'on a su faire face cette saison à plusieurs problèmes. L'Ulster avait répondu présent contre nous et Toulouse, c'était l'équipe en forme du moment… Et on s'est très bien débrouillés contre eux. Et bien sûr, notre victoire en Coupe d'Europe de la saison dernière augmente notre confiance. C'est un des derniers matches de Sean O'Brien pour le Leinster, avant son départ aux London Irish. C'est une source de motivation pour l'équipe, de lui offrir un départ sur un nouveau titre? On l'a à l'esprit, mais on n'en parle pas. C'est un joueur fantastique, un mec fantastique et on veut qu'il quitte le club par le haut. Mais ça n'aura pas d'importance sur le terrain et je ne crois pas que ça influera sur les Saracens non plus. On a tiré des leçons du passé et si je remonte à l'époque où un Nathan Hines ou un Malcom O'Kelly s'apprêtaient à partir, on faisait tout tourner autour d'eux et on voulait leur offrir ça. Mais l'émotion grimpait très haut et ça peut vous retomber dessus, si vous l'ajoutez à la pression d'un match comme celui-là. C'est pour ça que cette fois, on ne l'a pas évoqué. Votre préparation de la finale a-t-elle été différente par rapport à l'année dernière? Avoir un coach comme Leo Cullen, qui connaît si bien le club, si bien ses joueurs et ce qui les fait avancer, c'est important. C'est difficile de comparer deux finales. On jouait contre une équipe très différente (le Racing 92). On a travaillé très dur la semaine dernière, c'était un peu plus léger cette semaine par rapport à ce qu'on faisait avant pour un gros match comme ça. Mais ça nous montre l'importance d'être frais et on est tous prêts pour ce match. On prend les mêmes et on recommence.

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Mais cette fois-ci, la province de l'est de l'Irlande qu'est le Leinster n'aura pas la même détermination que l'an passé. L'explication est aussi limpide que compréhensible, elle affrontera l'équipe de La Rochelle, qui l'a écarté d'un cinquième graal européen l'an passé au Stade Vélodrome de Marseille (21-24). Sauf que maintenant c'est au tour des Irlandais d'évoluer à « domicile » puisque la finale aura lieu à Dublin.

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