Si votre dimanche soir est libre, ne prenez aucun engagement. Pas d'apéritif, pas de barbecue. Optez plutôt pour un bon vieux multiplex comme on les aime. Alors que quatre des cinq grands championnats sont déjà terminés, la Serie A reste palpitante. À deux journées de la fin, tous les objectifs sont encore en jeu : le maintien, les qualifications européennes… et surtout le titre. Pour garantir l'équité sportive, la Ligue de football italienne a décidé de faire jouer neuf matches à la même heure. Dimanche à 20h45, le coup d'envoi sera donné un peu partout en Italie, dans l'espoir de vivre une soirée mémorable. Tous les regards seront tournés vers deux stades : San Siro et le "Tardini". C'est en effet sur l'axe Milan-Parme que se jouera une bonne partie du titre. D'un côté, l'Inter, deuxième, affrontera la Lazio Rome, toujours en lice pour une qualification en Ligue des champions. De l'autre, le Napoli, leader avec un petit point d'avance, devra éviter le piège tendu par l'équipe de l'ancien défenseur Cristian Chivu, qui n'est pas encore mathématiquement sauvée.
Un "Spareggio" Possible : Une Finale pour le Titre ?
Alors, qui remportera la mise ? Le Napoli pour un quatrième titre ? Ou l'Inter pour un 21e ? Pour avoir la réponse, il suffira d'attendre deux matches… ou trois. Car si les deux équipes ne parviennent pas à se départager et terminent à égalité de points, ce qui est possible, oubliez la différence de buts ou les confrontations directes. Non, cela ne se passe plus vraiment comme ça en Italie. Depuis trois ans maintenant, la Lega a instauré une nouvelle règle. En cas d'égalité entre le premier et le deuxième, un "spareggio" doit avoir lieu. Soit littéralement un match sec, une sorte de grande finale avec le titre en jeu. Imaginons, par exemple, que l'Inter et le Napoli terminent avec 81 points chacun au terme de la 38e journée. Dans ce cas, les deux équipes s'affronteraient alors directement pour se départager dans une rencontre sans prolongation prévue en cas de match nul, mais directement une séance de tirs au but.
En ce qui concerne le lieu de la rencontre, certains critères entrent alors en jeu. Les deux premiers : les points remportés dans les confrontations directes et la différence de buts dans ces deux confrontations. À l'aller : Inter-Napoli 1-1. Au retour : Napoli-Inter 1-1. Pas de quoi faire avancer le Schmilblick. Le troisième est celui déterminant dans notre cas : la différence de buts générale. L'Inter est à +42, le Napoli à +30. La "finale" aurait donc lieu à Milan, sauf contre-indication des autorités en cas de craintes de trouble à l'ordre public. Elle pourrait être alors délocalisée au Stadio Olimpico de Rome, ce qui n'est pas à exclure pour un éventuel Inter-Napoli.
Toutefois, la Ligue italienne est bien contrainte de prendre cette éventualité en compte pour une raison de calendrier. Selon la presse locale, la 38e journée pourrait être anticipée au jeudi 22 mai, avec possibilité de disputer cette rencontre le week-end suivant, soit une semaine avant la finale de Ligue des champions. Ce qui ne serait pas vraiment une mauvaise nouvelle pour le PSG.
Un Précédent Historique
Dans l'histoire du championnat italien, un "spareggio" pour le titre n'est arrivé qu'à une seule reprise. C'était le 7 juin 1964 entre le Bologne de Fulvio Bernardini et l'Inter d'Helenio Herrera. Les deux équipes avaient terminé le championnat à égalité de points. Plus récemment, c'est un barrage pour le maintien qui a eu lieu. Après avoir terminé le championnat avec le même nombre de points (31), l'Hellas Vérone et Spezia avaient dû s'affronter en juin 2023 pour se départager, comme le veut cette nouvelle règle.
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Les Origines du Football en Italie
Le football moderne est né en Angleterre dans la seconde moitié du 19e siècle. Cependant, on a commencé à jouer au ballon rond beaucoup plus tôt, avec des représentations remontant à la Grèce antique ou à la Chine au 1er siècle avant JC. Le jeu avec le ballon a connu une évolution rapide en Europe grâce à l'Empire romain jusqu'au Moyen-Âge. Le Large Football a été interdit dans les îles britanniques, tandis que la famille Médicis a agi en tant que mécène pour le développement du Calcio Fiorentino à Florence. L'histoire du football moderne commence le 26 octobre 1863 avec la fondation de la Football Association en Angleterre. En Italie, le football (calcio) prendra son envol une trentaine d'années plus tard.
Edoardo Bosio, un marchand turinois qui avait trouvé du travail dans une entreprise textile à Nottingham, tombe amoureux du football lors de son séjour en Angleterre. De retour en Italie, en 1887, il décide de fonder 3 clubs dans les années suivantes : le club Torinese, l'Internazionale Torino et le Torino Football and Cricket Club. En 1893, le Genoa Cricket and Athletic Club a été fondé par l'Anglais James Spensley et doit son nom "anglophone" à son fondateur et à sa façon de prononcer Gênes, Genova en italien.
Depuis 1896, la Fédération nationale italienne de gymnastique (FGNI) organise un championnat national de football qui se déroulera jusqu'en 1913, avec des règles différentes de celles du football anglais, et qui ne sera jamais reconnu comme officiel par la future FIGC. C'est donc la nouvelle Federazione Italiana del Football, FIF, ancêtre de la FIGC -Federazione Italiana Giuoco Calcio - qui organise le premier Championnat italien de football. Le championnat se joue en une seule journée, le 8 mai 1898, au Velodromo Umberto I de Turin, entre quatre équipes avec deux demi-finales et une finale.
Dans la dernière décennie du XIXe siècle, de nombreux autres clubs voient le jour; le Liguria FBC en 1896, la Juventus en 1897, l'Ascoli en 1898, le Milan en 1899 et le Palerme en 1900. C'est l'AC Milan du fondateur Herbert Kilpin qui reprend l'hégémonie du Genoa en remportant le championnat de 1901. En 1905, avec l'entrée de la Fédération italienne de football, FIF, à la FIFA, le championnat italien est repensé et renommé «Première catégorie»: les tournois préliminaires régionaux et la formule des matches aller-retour sont introduits. Outre le club génois avec 9 championnats remportés lors de l'époque amateur, dans cette époque le club Pro Vercelli se démarque également avec 7 titres remportés entre 1908 et 1922.
L'Histoire de la Serie A : Le Championnat d'Italie de Football
En 1929, avec la professionnalisation du football italien, le championnat italien change son nom et devient la Serie A. Depuis lors, les règles n'ont pas changé, à l'exception du nombre d'équipes qui passe de 16 ou 18 à 20 lors de la saison 2004-2005. L'entrée dans les années 1930 marque un jalon dans l'histoire du football italien : c'est le début de l'ère des trois grandes équipes du Nord : la Juventus, le Milan et l'Inter. Dans cette période, le football commence à être le sport le plus populaire en Italie.
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En termes de compétitivité, la Serie A a connu une phase de déclin à partir des années 1970, qui a duré jusqu'au début des années 1980. Au cours de la saison 1981-1982, le championnat italien est tombé à la 12e place du classement de l'UEFA. Cette époque a atteint son apogée lors de la saison 1989-1990 avec la conquête historique des trois principales compétitions européennes par des clubs italiens : l'AC Milan de Sacchi a remporté la Ligue des champions, la Juventus de Zoff a remporté la Coupe UEFA (lors d'une finale italienne contre la Fiorentina) et la Sampdoria de Boskov, Mancini et Vialli a remporté la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe.
La Passion Italienne pour le "Calcio"
L’Italie et « il calcio », c’est une histoire d’amour intense, faite de victoires légendaires, de drames sportifs et d’une ferveur populaire unique. Du Nord au Sud, il « calcio » est bien plus qu’un simple sport : c’est un véritable phénomène culturel qui façonne l’identité nationale et régionale. Contrairement à la France, où le football peut parfois être perçu comme un divertissement réservé à certaines classes sociales, en Italie, il est un sujet de discussion omniprésent, transcendant les différences de statut et de milieu.
L’Italie a marqué l’histoire du football mondial. La Squadra Azzurra, notre équipe nationale, a remporté quatre Coupes du Monde : 1934, 1938, 1982, 2006 et deux Championnats d’Europe (1968, 2021). En club, la Serie A a longtemps été considérée comme le championnat le plus compétitif au monde, notamment dans les années 80 et 90. Parmi les joueurs légendaires, Diego Maradona reste une icône à Naples, où il est encore vénéré pour avoir mené le club aux sommets.
Les rivalités en Italie sont légendaires et dépassent souvent le cadre sportif. Dans chaque ville, les clubs sont souvent le reflet des classes sociales. À Turin, par exemple, la Juventus est historiquement le club populaire, soutenu par les ouvriers et les nombreux migrants calabrais et siciliens venus travailler pour FIAT dans les années 70 sous la direction de Giovanni Agnelli, également propriétaire du club. Ce lien entre football et société est unique en Italie. Contrairement à la France, où certains milieux se désintéressent du football, en Italie, toutes les classes sociales suivent le calcio avec ferveur.
Le football italien est profondément enraciné dans la société, et les influences politiques y occupent une place notable, notamment dans les tribunes des stades. Les curve, ces sections emblématiques où se regroupent les supporters ultras, deviennent souvent des lieux d’expression politique. Ces affiliations politiques ne se limitent pas aux idéologies, mais influencent également les rivalités entre clubs. Certains derbys, comme celui de Rome entre la Lazio et l’AS Roma, sont teintés de cette opposition idéologique, bien que le phénomène ne concerne pas l’ensemble des supporters.
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Parmi les enceintes les plus emblématiques, San Siro à Milan est un temple du football, partagé entre l’AC Milan et l’Inter. Un élément incontournable des stades italiens est le chant des supporters. Le plus emblématique est sans doute « Grazie Roma », chanté à chaque match de l’AS Roma. Le terme italien tifoso, qui désigne aujourd’hui un supporter, trouve son origine dans un mot bien éloigné du sport : il vient de tifo, signifiant « typhus ». À l’époque, on utilisait ce terme pour décrire les fièvres intenses caractéristiques de cette maladie. Au fil du temps, cette image a été détournée pour décrire les supporters particulièrement enflammés, dont la ferveur ressemblait à une fièvre contagieuse. Ainsi, tifoso est d’abord devenu synonyme de supporter enragé, avant de s’imposer comme le mot générique pour désigner tout passionné de football.
Le Football Instrumentalisé par le Fascisme
Sous le régime fasciste, le football devient un instrument politique. Mussolini utilise le foot pour asseoir son pouvoir et glorifier l’Italie. L’équipe nationale est remodelée, les résultats sont contrôlés et la propagande omniprésente. Dans l’Italie de Mussolini, le football ne se limite pas au terrain. Il devient un outil au service du régime, un moyen de renforcer l’image du pouvoir en Italie et à l’étranger. À travers la sélection nationale et les clubs, le Duce impose sa vision et transforme ce sport en une arme de propagande. Les succès internationaux ne doivent rien au hasard, mais tout à une volonté politique affirmée.
Dès son arrivée au pouvoir en 1922, Mussolini comprend l’importance du football pour capter l’attention du peuple. Il restructure le championnat, impose un contrôle strict sur la sélection nationale et favorise les clubs liés au régime. En 1926, la Fédération italienne se réorganise sous la tutelle du Parti national fasciste. Les clubs incitent à adopter des noms aux consonances italiennes et les joueurs doivent afficher leur loyauté au régime. Les équipes adoptent une discipline militaire. Les discours nationalistes précèdent les matchs, les joueurs sont considérés comme des soldats du sport.
L’événement majeur de la propagande footballistique de Mussolini reste la Coupe du monde 1934. Organisée en Italie, elle doit démontrer la grandeur du régime. Des pressions sont exercées sur les arbitres et les adversaires. L’équipe d’Italie, entraînée par Vittorio Pozzo, reçoit un soutien sans faille du pouvoir. Mussolini exige la victoire et tous les moyens sont bons pour y parvenir. Le parcours de la Squadra Azzurra est jalonné de polémiques. En quart de finale contre l’Espagne, un match d’une violence extrême voit plusieurs joueurs espagnols blessés. L’Italie gagne après un replay controversé. Le trophée devient un symbole politique.
Au-delà des compétitions, Mussolini utilise le foot pour exporter son idéologie. L’équipe nationale devient une vitrine du régime à l’étranger. Le régime finance également des tournées internationales pour les clubs italiens. La Lazio et la Juventus voyagent en Europe pour démontrer la puissance du Calcio. En Amérique du Sud, des joueurs argentins et uruguayens sont naturalisés pour renforcer la Squadra Azzurra.
Le football italien a su se détacher de l’idéologie fasciste, mais certains héritages persistent. L’histoire du « Mussolini et le foot » rappelle comment un régime peut instrumentaliser un sport pour asseoir son pouvoir. Aujourd’hui, cette période soulève encore des débats sur l’éthique et l’impact politique du football.
La Politique Sportive Fasciste et son Héritage
Dans le domaine du sport, le projet fasciste comporte deux volets : créer un homme nouveau et créer une nation sportive. Le premier projet vise à développer les sports de base : l'athlétisme, la natation. Les fédérations sont mises sous tutelle par le CONI, le comité olympique national. On construit des camps sportifs, des terrains de sport avec une piste d'athlétisme, de football, de saut. Le but est militaire faire des soldats pour les garçons, et hygiéniste pour les filles. En ce qui concerne le second projet, le régime compte utiliser la puissance symbolique du sport sur la scène internationale. Il veut rompre avec "l'Italieta" la petite Italie libérale qui n'avait fait que peu de choses pour le sport.
Le football ne s'insère pas immédiatement dans la politique fasciste. Le foot n'a pas besoin du fascisme car il prend seul son essor dans les années 1920. Et le fascisme s'en méfie, car il est suspect pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il incarne le professionnalisme rampant dont la dénonciation considère les joueurs comme des mercenaires. De plus, il y a eu une affaire de corruption en 1927, impliquant des dirigeants du Torino qui auraient acheté un joueur de la Juve. Cela ne correspond pas à l'éthique de sacrifice. Enfin, le calcio est le théâtre de violences de la part de supporters.
À la fin des années 1920, le football est d'autant plus suspect que le secrétaire du parti fasciste est Augusto Turati, un ancien escrimeur, qui veut un sport amateur, un sport de masse. Il crée d'ailleurs la "volata", une discipline de synthèse, un sport de loisir qui se joue à huit. Il essaye de développer le rugby, notamment par l'intermédiaire des groupes universitaires fascistes (GUF). Au début des années 1930, on va construire de grands stades. Pour les municipalités, va se poser le problème de leur exploitation : le foot permet de les remplir. Mais malgré les succès victoires aux Coupes du monde 1934 et 1938 le foot suscite des suspicions de la part du pouvoir. Les salaires font débat, par exemple.
En Allemagne, il n'y a pas de réticence à fabriquer une nation sportive, car il y a l'héritage de Weimar, pour lequel le sport était un moyen de pallier l'interdiction du service militaire. Donc, sous le national-socialisme, on continue avec par exemple neuf heures hebdomadaires de sport à l'école. Le sport est nazifié : on valorise l'affrontement, la puissance.
Pour l'Union soviétique, le sport est également un enjeu important. Il y a des débats dès les années 1920 en faveur d'un sport hygiéniste, prolétarien. Le régime refuse de participer aux épreuves internationales dans les années 1930. On développe l'éducation physique de masse, la natation, l'athlétisme, le tir, le ski… afin de former les futurs soldats. Le football est regardé avec suspicion, mais il est toléré. Ce n'est pas le sport soviétique par excellence.
Revenons à l'Italie. Le football transalpin, après la guerre et jusqu'à nos jours, a-t-il bénéficié de l'héritage de la politique sportive fasciste ? Pour partie oui. Par exemple, jusqu'à la Coupe du monde 1990, certains stades sont ceux construits par Mussolini. De même, le championnat de Série A, qui a prospéré sous son règne, est peut-être la plus solide des institutions italiennes. Aussi, il reprend dès 1945 avec les mêmes schémas : les duels Inter-Juve, l'attention de la presse.
Sous le fascisme, le sport préféré est le cyclisme. Mais dans les années 1950-1960, l'urbanisation entraîne la prédominance du football, dans lequel les Trente glorieuses amènent les mécènes. Jusqu'à la fin des années 1950, le foot italien n'est pas meilleur que son homologue français. Il connaît vingt ans de vaches maigres. C'est dans les années 1960 que l'Inter, l'AC Milan, la sélection au championnat d'Europe 68, gagnent. De nombreuses spécificités du football italien tel qu'on le connaît proviennent du fascisme.
Les Statistiques Clés de la Serie A
La Juventus Turin est le club le plus titré d’Italie avec 36 sacres dans le championnat de Serie A.
Clubs avec le plus de titres :
- Juventus Turin : 36
- Internazionale Milan : 19
- AC Milan : 18
- Genoa CFC : 9
- Pro Vercelli : 7
- Bologne FC : 7
- Torino FC : 7
- AS Rome : 3
- ACF Fiorentina : 2
- SSC Naples : 2
- SS Lazio : 2
- AS Casale : 1
- USD Novese : 1
- Cagliari Calcio : 1
- Hellas Vérone : 1
- UC Sampdoria : 1
Joueurs avec le plus de matchs disputés en Serie A :
- Gianluigi Buffon : 658
- Paolo Maldini : 648
- Francesco Totti : 618
- Javier Zanetti : 618
- Gianluca Pagliuca : 596
Meilleurs buteurs de l’histoire de Serie A :
- Silvio Piola : 267
- Francesco Totti : 250
- Gunnar Nordhal : 224
- Giuseppe Meazza : 215
- José Altafini : 215
Meilleurs passeurs de l’histoire du championnat de Serie A :
- Francesco Totti : 88
- Marek Hamsik : 79
- Papu Gómez : 74
- Antonio Cassano : 71
- Miralem Pjanić : 70
L'Évolution du Championnat Italien de Football
La naissance du championnat italien de football (Serie A) remonte à 1898. C’est cependant en 1929 que le format que nous connaissons aujourd’hui est apparu.
Les Premiers Championnats (1898-1903): Les premiers championnats reconnus en Italie se déroulent, entre 1898 et 1901, sous un format à élimination directe (inspiré de la Coupe d’Angleterre) avant que des groupes géographiques ne soient définis en 1902. Le Genoa remporte 6 des 7 premières éditions du championnat, uniquement interrompu par l’AC Milan en 1901.
Championnat de Première Catégorie (1904-1922): En 1905, la Fédération italienne de football (FIF) fait son entrée à la FIFA et le championnat italien est repensé. Il est ainsi renommé “Première catégorie” et des tournois régionaux sous la forme de matches aller-retour voient le jour. En 1907, la FIF prend la décision de doubler le championnat en raison du nombre croissant de joueurs étrangers affluant dans le championnat transalpin.
Première Division et Division Nationale (1922-1929): Est alors décidé en 1922 qu’un nouveau championnat à poule unique doit être créé, rassemblant ainsi les meilleures équipes des deux championnats précédemment évoqués. Cette nouvelle formule nommée “Première Division” se compose ainsi de 36 équipes divisées en 3 poules.
La Serie A de 1929 à Aujourd’hui: En 1929 survient la professionnalisation du football en Italie et avec elle le changement du nom du championnat devenu Serie A. Il se dispute sous la forme d’une poule unique entre 16 ou 18 équipes, passées au nombre de 20 depuis la saison 2004/05.
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